Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

Utilisez-vous votre vrai nom ?



C'est la question que j'ai posée aux auteurs présents sur mon blogue.

En ce jeudi soir de juillet 2013, mon questionnement concernait l’utilisation d’un nom de plume dans l’écriture d’un roman. J'étais curieuse... et j'ai osé.

Voici mes questions envoyées par email :
Bonjour en cet après-midi de juillet !C’est Marie-Jo du blogue Interview d’auteurs Québécois...Je vous écris, car une récente discussion entre amies a déclenché une question étrange et je tente désespérément d’y répondre. Cela concerne l’utilisation d’un nom de plume dans l’écriture d’un roman. Je suis curieuse... Utilisez-vous votre vrai nom ? Sinon, quelles ont été vos raisons de choisir un nom de plume ? Et, que pensez-vous de ceux qui se cachent derrière un pseudo ?Je réfléchissais à cela suite à l’annonce de notre JK Rolling... qui a écrit des romans policiers derrière un pseudo masculin. Si vous n’avez pas le temps de me répondre, je comprends. Mais j’aimerais tellement avoir l’avis de professionnel comme vous !Merci à l’avance.Marie-Johttp://interviews-auteurs-quebecois.blogspot.ca/

Et voici ce qu'ils m'ont répondu :

===================
Le 15-07-13 à 14h32, L. A. Griffont a écrit :

En réalité, mon nom est un assemblage de différents prénoms. Ce nom est une pure composition en l'honneur de mes ancêtres. Il est une offrande pour ceux et celles que je n’ai pas connus et que j’imagine comme des gens courageux et généreux au cœur pur, quelque peu candides, voyant le bien dans tout individu. 

L pour Lucie, ma grand-mère maternelle. Une femme douce et candide. Épouse dévouée et soumise, elle effectuait ses obligations quotidiennes sans trop poser de questions et faisait de son mieux pour tirer son épingle de bonheur du jeu de la vie. 

A pour Alexandre, mon grand-père maternel. Un homme travaillant et de peu de mots. Mastiquant son tabac quotidien, il a passé sa vie à faire ce qu’on exigeait de lui dans le but d’assurer pain et beurre à sa famille. 

G pour George, mon grand-père du côté de mon père. Un homme précédé d’une réputation de débrouillardise et de perspicacité ayant été en mesure d’assurer convenablement le confort d’une famille plus que nombreuse, comme il était fréquent de le constater dans le Canada français de cette époque. 

T pour Thérèse, son épouse. Une femme forte associée à un caractère dur et nécessaire pour toute femme désireuse de survivre à cette période difficile de l’histoire québécoise. Mère de plus de quatorze enfants, dont douze vivants, cette force de la nature assurait chaque jour les repas pour une armée de rejetons.


Les autres lettres camouflent l’endroit où je suis née : L’Anse-au-Griffon. 

===================

Le 13-07-25 à 17:53, Corinne De Vailly a écrit :
Bonjour Marie-Jo
Elle a pris le risque de vendre beaucoup moins juste pour en avoir le cœur net. C'est sûr que maintenant que cela se sait, les ventes bondissent. J'utilise mon véritable nom, par contre j'ai publié sous un nom de plume (des guides pratiques) de façon à ne pas mélanger les genres. Je n'ai rien contre les noms de plume... Peut-être même qu'un jour je publierai sous un autre nom. J'écris surtout pour les enfants alors si par hasard je devais écrire un roman d'horreur vraiment sanglant ou un roman érotique, je changerais de nom pour ne pas mélanger les genres. Et je trouve que JK Rowling a bien fait... À mon avis, elle a voulu se prouver qu'elle pouvait écrire un livre qui serait bien reçu sans que la critique soit influencée par son nom. Un peu comme Stephen King l'a fait avant elle, et Ellis Peters ou Romain Gary et d'autres.

Bonne journée
Corinne
http://corinnedevailly.fr.gd
et sur Facebook

===================

Le 13-07-25 à 18:55, Pierre Roy a écrit :
Bonjour,
J'utilise mon vrai nom. Certains, comme Pierrette Cadorette-Ouellette ou Charlotte Turcotte, utilisent un nom de plume, allez savoir pourquoi. Stephen King publie sous un autre nom lorsque c'est un deuxième roman dans l'année chez le même éditeur. Une auteure me disait vouloir utiliser un pseudo, parce qu'elle trouvait son nom trop ordinaire.
Bonne fin de journée !
Pierre Roy

===================

Le 13-07-25 à 17:55, Jean-Pierre Davidts a écrit :
Bonjour,
Plusieurs motifs peuvent se cacher (c'est le cas de le dire) derrière
l'usage d'un pseudonyme. Le premier me paraît évident: quand on est l'auteur d'une série à succès et qu'on décide de se lancer dans une veine totalement différente, on pourrait être tenté d'employer un pseudonyme, ne serait-ce que pour s'assurer que c'est la qualité de l'ouvrage qui fera se vendre celui-ci et non la célébrité de son auteur. Quand il a écrit "J'irai cracher sur vos tombes", pour faire accepter son manuscrit par un éditeur, Boris Vian a adopté le pseudonyme de Vernon Sullivan, faisant croire qu'il s'agissait d'une traduction, car les romans noirs américains avaient la cote à cette époque, en France. D'autres raisons peuvent conduire à l'usage d'un pseudonyme. Des auteurs respectés en ont usé pour écrire des ouvrages qu'ils craignaient pouvoir tacher leur réputation, des œuvres érotiques , par exemple, des romans policiers, ou encore des livres pour la jeunesse. Enfin, on peut simplement utiliser un pseudonyme pour rester à l'abri du regard public, bref écrire sous un autre nom afin de ne pas dévoiler le sien et ainsi garder sa vie privée.
JPD

===================

Le 13-07-26 à 07:44, Dumais Danielle a écrit :
Bonjour,
C'est vrai c'est une question qu'on se pose lors de notre processus d'écriture: écrire sous mon vrai nom ou sous un pseudonyme?
Pour ma part, j'utilise mon vrai nom malgré que j'ai hésité. La raison est  que j'ai un homonyme auteur dans la même niche que moi. Un peu irritant lorsqu'un lecteur arrive au salon avec sa copie et me demande de dédicacer un livre que je n'ai pas écrit.
Autrement, je ne comprends pas pourquoi changer son nom à moins de le détester, d'avoir un prénom  ou nom qu'on trouve ridicule (Leboeuf-Haché....) ou que le nom soit difficile à prononcer, à moins de vouloir dévoiler des secrets compromettants de la CIA, d'un tueur à gage etc. mettant votre vie en péril, à moins d'écrire un roman très macabre ou très osé comme 50 shades of grey (qui elle aussi a emprunté un prénom masculin et un nom de famille différent du sien), à moins d'être une personnalité connue qui veut garder son anonymat pour diverses raisons ou tout simplement parce qu'on veut porter un nom original comme Jean Narrache.
Autrement, il n'y a pas pas réellement de raison de porter un pseudonyme.
Bien d'autres ont porté des pseudonyme dans d'autres métiers d'arts, voici une liste trouvée sur wikipédia. Chez certains, on comprend pourquoi ils ont changé de nom.
Boronali, pseudonyme de l'âne-peintre du Lapin agile
CAmille, pseudonyme de Camille Marin, sculpteur, peintre-collagiste
César, pseudonyme de César Baldaccini, sculpteur, dessinateur français
Jean Carzou, pseudonyme de Garnik Zouloumian, peintre, graveur, décorateur français
Marc Chagall, pseudonyme de Moische Zakharovich Shagalov, peintre, graveur français d'origine biélorusse
Juan Gris, pseudonyme de Jose Victoriano Gonzales
Picasso, pseudonyme de Pablo Ruiz, issu du nom de sa mère Marie Picasso y Lopez1.
Jean-Robert Ipoustéguy, pseudonyme de Jean Robert (1920-2006), sculpteur français
James Pradier, pseudonyme de Jean-Jacques Pradier, peintre français
Michel Sima, pseudonyme de Michal Smajewski, sculpteur, photographe, céramiste, graveur polonais.
Suzanne Valadon, pseudonyme de Marie-Clémentine Valadon
Danielle Dumais

===================

Marie-Jo,
L'idée d'écrire sous un nom de plume ne m'a jamais effleuré l'esprit. J'ai toujours écrit sous mon vrai nom : Elvis Presley. Je vous ai eue, hein ? Sérieusement, merci d'aimer la littérature et de vous intéresser aux auteurs d'ici.
Dans un courriel à part, l'avis de présentation d'une vidéo YouTube de mon plus récent roman, faite par ma nièce Virginie Pronovost. Faites suivre l'avis à vos contacts.
Merci.
André Pronovost

===================

Le 13-07-26 à 09:40, boulianne.danielle@videotron.ca a écrit :
Salut Marie-Jo,
Pour ma part, pas de nom de plume, bien que je ne sois pas contre. Si je devais écrire pour un autre public que les jeunes, j'en prendrais peut-être un, histoire de ne pas mélanger tout le monde. Je me verrais mal publier un roman érotique, par exemple, sous le même nom d'auteure que mes livres jeunesse, tu vois.
J'attends une réponse pour un roman plutôt sombre, je devrai peut-être y penser à ce moment. Mais le choix de ce nom doit, à mon avis, être songé puisqu'on va devoir vivre avec pour un bon bout de temps. Et je me pose la question: quand on publie sous un nom de plume, est-ce que ça incite parfois à se cacher derrière? Alors qu'advient-il de la présence en salon, des rencontres avec les lecteurs?
Bonne journée!
Danielle Boulianne
www.danielleboulianne.com et facebook

===================

Le 13-07-25 à 17:56, Danielle Malenfant a écrit :
Bonjour Marie-Jo!
J'ai entendu cette nouvelle aussi; je crois que, dans le cas de JK Rowling, c'est une bonne décision; après l'immense succès qu'elle a connu, les lecteurs et les critiques peuvent nourrir de grandes attentes envers ses prochains textes et avoir des préjugés avant même de lire les premières pages; de plus, je devine la pression que cela peut exercer sur l'auteure. Finalement, je crois que cela peut être amusant pour une auteure d’une telle envergure d’utiliser maintenant un nom de plume.
De mon côté, j'ai (encore) tellement de travail à faire pour être connue et reconnue que je publie tous mes textes sous mon véritable nom; le nom de mon entreprise (La Plume Rousse) est souvent inscrit sur mon travail, mais il est toujours accompagné de mon nom.
Voilà!
Bonne fin de semaine!

Danielle Malenfant, La Plume Rousse enr., auteure jeunesse et éditrice
Conceptrice du jeu des émotions
Courriel : daniellemalenfant@videotron.ca

===================

Le 13-07-26 à 10:50, Jocelyn Jalette a écrit :
Bonjour ,
Je ne suis pas un si grand professionnel, mais voici  ma réponse:
J'utilise mon vrai nom, mais je signe mes dessins de mon prénom seul par soucis d'efficacité simplement.
Je peux très bien comprendre l'utilisation d'un pseudonyme pour éviter d'être jugé sur son vrai nom sans les préjugés qui accompagnent la célébrité. Pour JK Rolling  il doit être difficile d'écrire après Harry Potter.
Voilà mon opinion.
Bon été.
Jocelyn Jalette

===================

Le 13-07-25 à 22:19, Chantale Potvin a écrit :
Bonjour en cet après-midi de juillet !
Allô!
C’est Marie-Jo du blogue Interview d’auteurs Québécois...
Enchantée!
Je vous écris, car une récente discussion entre amies a déclenché une question étrange et je tente désespérément d’y répondre. Cela concerne  l’utilisation d’un nom de plume dans l’écriture d’un roman.
Cette question n'est pas étrange!
Je suis curieuse... Utilisez-vous votre vrai nom ?
Oui
Que pensez-vous de  ceux qui se cachent derrière un pseudo ?
À travers les époques, certains n'ont pas eu le choix. Je pense à Aurore Dupin qui signait Geroge Sand... Or, pour ma part, si je commençais à écrire des nouvelles ou des romans érotiques, je n'utiliserais pas mon nom. Comme je suis enseignante au secondaire, je devrais taire mon identité.
Je réfléchissais à cela suite à l’annonce de notre JK Rolling... qui a écrit des romans policiers derrière un pseudo masculin.
Madame Harry Potter peut se payer tous les luxes!

Merci à l’avance. Marie-Jo
Ça m'a fait plaisir!

===================

Le 13-07-25 à 19:11, Sonia Alain a écrit :
Bonjour Marie-Jo,
Pour ma part, j'utilise mon vrai nom. L'histoire dans mes romans fait partie intégrante de moi-même, et je suis très à l'aise avec mes écrits. ;-)
Pour ce qui est de votre question au sujet de mon opinion sur les noms de plume, je ne vois pas d'inconvénient à ce que certains auteurs le fassent. Je crois que chacun est libre d'agir comme bon lui semble. :-)
Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser un auteur à adopter un nom de plume.
- Il peut s'agir d'un auteur qui écrit dans un genre littéraire plus sensible (ex.: romans érotiques), et qui ne désire pas être étiqueté en public.
- Parfois aussi, lorsqu'un auteur écrit essentiellement des livres jeunesse, il peut préférer ne pas mélanger ses lecteurs lorsqu'il se lance dans l'écriture d'un roman pour adulte.
- Comme dans le cas de JK Rolling, un auteur peut décider de publier sous un pseudonyme pour ne pas influencer les ventes et désirer que son roman se vende pour ce qu'il est et non suite à un succès précédent.
- Il arrive aussi qu'un auteur ait déjà un nom et un prénom similaire à une personne publique et préfère se démarquer pour qu'il n'y ait pas de méprise.
- Bref, il y a autant de raison que d'individu probablement.
J'espère vous avoir aidé un peu dans votre débat.
Bonne soirée et bon été,
Sonia Alain
Auteure, Conférencière, Formatrice, Chroniqueuse
Blogue : http://soniaalain.com.overblog.com/
Magazine virtuel : http://issuu.com/soniaalain/docs/romans_historiques

===================

Le 13-07-25 à 17:55, Annabelle Boyer a écrit :
Bonjour,
J'utilise mon vrai nom, surtout que je donne des conférences dans lesquelles je parle de mes livres.
Je travaille sur un roman érotique... je pense le publier à mon nom réel aussi. Je me vois mal prôner l'authenticité et ne pas jouer franc-jeu.
Peut-être que Mme Rolling a voulu faire en sorte que les lecteurs ne partent pas avec des attentes liées aux écrits précédents. Son succès a été énorme avec les Harry Potter, mais plutôt mitigé avec le livre qu'elle a écrit pour adultes, justement parce que les gens avaient des attentes quant au style, au type d'intrigue, etc. Sa décision est tout à fait compréhensible.
Annabelle Boyer
http://www.annabelle-boyer.com

===================

Le 13-07-25 à 19:13, AE sebastien a écrit :
Bonjour Marie-Jo,
Les noms de plume :
Je publie sous un pseudonyme. Les raisons justifiant son utilisation, autre que mon vrai nom est fort simple. Un petit explicatif.
En premier lieu les initiales. « A. E. » sont les miennes (les véritables — A pour Alain et E pour Édouard.)
Le nom « Sébastien » est un prénom que j’affectionne particulièrement. Au tout début, j’avais encore des doutes quant à son utilisation jusqu’au moment où une amie m’a demandé si j’étais au courant de la signification du prénom. Quelle ne fut pas ma surprise en la lisant! C’était presque un copier-coller de ma personnalité (j’ai bien dit presque). Il ne restait plus aucun doute dans ma tête, Sébastien allait devenir le nom de famille de l’auteur.
Cela est la raison émotive de la chose. L’autre se situe au niveau de mon vrai nom, qui, bien qu’extrêmement simple, semble impossible pour certaines personnes à prononcer ou à épeler correctement. Vous comprendrez, dès lors, ma réticence à l’utiliser.
Maintenant, vous posez une question difficile. Y a-t-il vraiment des auteurs qui veulent se cacher derrière un pseudo? Il y a fort à parier qu’il existe mille et une raisons pour vouloir en utiliser un. Je vous ai donné le mien ci-dessus. Plutôt que de voir mon vrai nom écorché à tout bout de champ, je préfère me servir de mon nom de plume, c’est prononçable par tout le monde et ça se traduit très bien en d’autres langues (édition étrangère).

Le cas JK Rowling.
Nul n’est sans savoir le succès phénoménal et sans précédent qu’ont connu les livres d’Harry Potter et de tout ce qui en a découlé. D’avoir écrit sous un pseudo masculin pour sa série policière, n’a probablement rien à voir avec le fait de vouloir se cacher. Mon opinion est la suivante : étant donné sa renommée elle a simplement décidé de tenter sa chance sous le couvert d’un illustre inconnu. Les gens allaient-ils acheter un (autre) auteur de polars? Aurait-il (elle) autant de succès avec ce dernier? Soyons lucides, je ne pense pas que JK Rowling ait besoin de se cacher, sauf peut-être des paparazzis. Elle a fait sa fortune, sa réputation n’est plus à faire. Mentionnez son nom et les foules d’admirateurs débarquent...

J’espère avoir apporté un peu d’eau à votre moulin.
Bonne soirée,
A.E. Sébastien

===================

Le 13-07-26 à 09:21, Étienne Poirier a écrit :
En ce moment, je travaille à une série de romans pour la jeunesse dont le nom d'auteur sera celui du personnage principal. Les raisons de ne pas utiliser mon propre nom sont fort simples : ce n'est pas un truc qui me ressemble et je ne voudrais pas nécessairement être associé à cette oeuvre.
Un nom, c'est une référence. Ça oriente déjà un peu la lecture. Ça peut influencer le choix du lecteur ou de l'éditeur. Or, un auteur a un registre, un ton, pour ne pas dire un style (ou plutôt une gamme de styles) dans lequel il évolue. Je respecte beaucoup ceux qui respectent ça. Pessoa n'a jamais utilisée son nom. Boris Vian a eu plusieurs pseudonymes. Pour les raisons que je  viens d'énumérer.
Quand à J.K Rowlings? Elle a sans doute voulu tester sa valeur à ses propres yeux, comme l'a fait Romain Gary avant elle.

===================

Personnellement, je n'utilise pas un pseudonyme, sauf si parfois, un concours m'invite à le faire. Cependant, je connais certains auteurs qui choisissent d'écrire sous l'anonymat d'un pseudonyme… Ici, en Outaouais, Jean-François Somain est le principal nom de plume de Jean-François Somcynsky, qui a aussi écrit sous le nom de Christian Vasneil. Nancy Vickers a écrit quelques romans érotiques sous le nom de  Anne Claire ou Barbara Brèze…Skip Moën est le pseudonyme de Richard Poulin… Pourquoi pas ?
Certains écrivains sont reconnus pour leurs livres pour enfants et ils ont envie d'écrire pour adultes. Ce n'est pas toujours pour se cacher. C'est tenter une expérience. Un auteur peut vouloir changer de registre, de style, de genre… ou vérifier sa qualité littéraire. Exemple : J.K. Rowling. Elle a voulu savoir si son écriture dépassait sa notoriété. Parfois, un auteur ne veut pas blesser sa famille ou il n'aime pas du tout son nom réel… alors là, il cache son nom véritable et se choisit un pseudonyme. Je pense aux soeurs Brontë, Anne, Charlotte et Emily qui sont devenues respectivement Acton, Currer et Ellis Bell. Elles protégeaient  leur père, un pasteur anglais. Isabelle Fortier, elle, a changé son nom à Nelly Arcan. C'est mystérieux, mais toutes les raisons sont bonnes. Il y a des risques à prendre en écriture. Au nom de la quiétude personnelle ou de la liberté, il est préférable parfois de se choisir un nom d'emprunt.
Voici une liste, loin d'être exhaustive, des pseudonymes de plusieurs auteur.e.s.
Amitié, Lysette Brochu

===================

Le 13-07-26 à 13:15, Valérie Larouche a écrit :
Bonjour Marie-Jo !
Oui, j'utilise mon vrai nom. :)
Je comprends très bien ceux qui utilisent un nom de plume, mais je ne les respecte pas tous...
Le choix d'un pseudonyme en est un très personnel et les raisons pour passer à l'acte sont nombreuses.
Beaucoup d'auteurs à succès le font pour être vus pour ce qu'ils valent, pas pour ce qu'ils sont publiquement.
Stephen King l'a fait longtemps pour voir s'il arrivait quand même à avoir un public sans mettre King sur la couverture...
Certains le font parce qu'ils sont incapables d'assumer leurs écrits (je me rappelle un roman -- écrit par Stephen King sous le pseudonyme de Richard Bachman, d'ailleurs -- intitulé The Dark Half (La Part des Ténèbres en français) où le personnage, Thad Beaumont écrit des romans ultra-violents sous le pseudo de George Stark. Pour moi, l'utilisation du pseudonyme est clair: Beaumont n'assume pas ses écrits érotico-sadiques.). Ceux-là, j'ai un peu plus de misère à les respecter, mais je comprends leur décision (et ce récit de King m'a beaucoup plu !)
D'autres utilisent un semi-pseudo (comme J.K. Rowling qui n'utilise pas son nom complet pour cacher le fait qu'elle est une femme parce qu'elle croit que les livres écrits par des hommes se vendent mieux.)
D'autres, encore, le font pour pouvoir s'adonner à un nouveau genre (le cas de J.K. Rowling, je crois.)
J'avoue y avoir pensé lorsque j'ai entamé la rédaction de ma nouvelle série Le Scrapbook de Justine Perron qui s'avère être de la littérature blanche (le journal intime d'une adolescente) alors que les genres de prédilection de Valérie Larouche sont issus des littératures de l'imaginaire (science-fiction, fantastique et fantasy).
Au final, j'ai décidé de garder mon nom puisque, de toute façon, un pseudonyme finit toujours par se savoir...
Enfin, il reste les questions d'internationalité (s''assurer que son nom puisse être prononcé dans un plus grand nombre de langues possibles) et d'esthétique (je pense entre autres à Madonna et Marilyn, mais je n'ai pas de noms d'auteurs qui me viennent en tête pour cet aspect...).
Voilà ! J'espère que cela répondra à ta question un peu ! :)
N'hésite jamais à nous poser des questions; il nous fera toujours plaisir de te répondre !
En attendant ton prochain courriel, je te souhaite une excellente fin de semaine !

Sincèrment,
Valérie Larouche
Site web: www.valerielarouche.com
Nouveau roman: Le Scrapbook de Justine Perron, tome 1: Y'a un début à tout ! (plus d'infos ici: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151448418542283&set=a.10151448418472283.1073741824.671912282&type=1&theater)
Y'a aussi toujours mon Facebook officiel si le coeur vous en dit : www.facebook.com/ValerieLaroucheAuteure
Voilà !! ^_^

Un gros merci !
Et ça me fait toujours plaisir de vous répondre ! :)

===================

Le 13-07-25 à 21:29, Chantal D Avignon a écrit :
Oui, c'est mon vrai nom qui apparaît sur la couverture de mes 2 romans publiés!
En fait, c'est curieux que vous souleviez cette question, car... je la soulève, cette question, dans mon dernier roman : La pierre perdue de Mongolie... parce que cela servait l'histoire que j'y racontais. Mais, à l'inverse de mon héroïne, je n'ai pas une idée aussi arrêtée sur le sujet.
En fait, je trouve l'idée intéressante d'avoir un nom de plume si l'auteur est connu et qu'il veut vérifier s'il tient la route créative. Aussi, s'il veut souffler à l'écart des médias sans avoir à justifier ses personnages.
Bien sûr, on parle ici d'auteurs très connus (comme Rolling ou Stephen King qui, je sais, à écrit sous plusieurs autres noms d'emprunt). En ce qui me concerne, je ne voyais pas l'utilité d'un nom d'emprunt. Et même ceux qui écrivent beaucoup et qui vendent assez bien, n'ont pas vraiment besoin de nom d'emprunt. Vous savez, le Québec n'est pas la France! Et encore moins les États-Unis!
Mais bon! Ce n'est que mon opinion.
Bonne soirée.
Chantal

===================

Le 13-07-25 à 23:18, Max Carignan Auteur a écrit :
Bonjour Marie-Jo,
Certainement que j'ai le temps de vous répondre!
En fait, "Max Carignan" c'est mon vrai nom et honnêtement, je ne me verrais pas écrire avec un nom de plume.
En passant, merci pour l'utilisation du terme "professionnel" ça fait chaud au coeur! :o)
À bientôt!
Max

===================

Le 13-07-25 à 22:19, Chantale Côté a écrit :
En ce qui me concerne, j'utilise mon vrai nom.  J'ai réfléchi à la possibilité de prendre un nom de plume, mais tant qu'à aller jusqu'au bout - dévoiler mes sentiments les plus profonds - le pas à franchir pour qu'on sache qui j'étais me semblait somme toute assez minime comparé au reste.  J'ai donc choisi de sortir du placard, si je peux me permettre de m'exprimer ainsi.  Par ailleurs, JK Rolling n'est pas un pseudo masculin, J est pour Joanne, son prénom, et K est pour Kathleen, le prénom de sa grand-mère.  Ce sont les gens qui ont présumé que c'était un homme.
Chantale Côté, auteure

===================

Le 13-07-26 à 13:29, Valerie Perreault a écrit :
Bonjour Marie-Jo,
De mon côté, j'utilise mon nom quand je publie des livres pour enfants.
Pourquoi?
Tout simplement parce que ça me semble logique.
Je désire que les jeunes soient en mesure de m'interpeller, de m'écrire et me parler.
Quant à la chronique que je rédige, la Minute à Lapéro, je constate que j'utilise un pseudonyme.
En fait, ce n'en est pas vraiment un. Lapéro = La Perreault.
Pourquoi?
Tout simplement pour faire une distinction entre mes écrits enfants/adultes.
Je n'ai rien à cacher. J'aime trop les mots pour ne pas leur donner le pouvoir qu'ils possèdent.
Cela dit, si j'écrivais des récits érotiques, par exemple, et qu'ils étaient publiés, je me choisirais certainement un nom de plume, genre Frisette Lagacée.<Emoji_1F609.png>
Pourquoi?
1. Pour rire! J'adore jouer avec les mots.
2. Pour éviter de me faire dire qu'une auteure pour la jeunesse "ne doit pas" publier des récits à caractères érotiques. Ce n'est pas approprié.
3. Pour que  cela demeure secret et que je sois seule à savoir que j'écris ce type de littérature.
Conséquences que j'assumerais pleinement
1. Je ne pourrais donner des entrevues
2. Je ne pourrais faire de la promo
3. Je demeurerais l'auteure qui écrit pour le plaisir d'écrire et d'être lue et non..., oserais-je le dire, vue!
À chacun ses choix. Je les respecte.
Tout n'est-il pas une question de marketing?

Valérie Perreault

===================


Le 13-07-29 à 14:18, clopicard@videotron.ca a écrit :
Bonjour Marie-Jo,
J'ai mis du retard à répondre à votre courriel.
Sur toutes mes oeuvres, j'utilise mon vrai nom.
Je suis cependant en faveur d'un paronyme ou d'un surnom, ça peut être accrocheur ou plus vendeur, parfois plus si c'est un nom d'homme. Un bel été!
Claudette Picard

===================

Le 13-07-27 à 17:35, François Guérin a écrit :
Bonjour,
Non, je n'utilise pas de pseudonyme et je n'en sens aucunement le besoin. Je perçois cet usage de manière un peu suspecte, pour un
auteur peu sûr de lui et qui craint la critique. De la sorte, il peut s'abriter derrière un faux nom et préserver sa véritable identité. Pratique un peu dérisoire en ce qui me concerne, d'abord, parce que les livres sont de moins en moins discutés; ensuite, parce qu'écrire un livre est un acte de communication. En se cachant (comme vous le dites si bien) derrière un pseudonyme, il se coupent d'éventuels lecteurs, en partant peu nombreux vu l'état du lectorat, en constante diminution. Alors, à quoi bon? Je n'en sais vraiment rien.
Je comprends un peu mieux dans le cas de Rolling, elle voulait probablement recevoir un appréciation objective de son livre, sans
qu'on fasse le lien avec Harry Potter. Pour le reste, je ne comprends vraiment pas l'utilité.
Bien à vous!
François Guérin

===================


Le 13-07-27 à 00:47, Maurice Gagnon a écrit :
Bonjour!
Pour répondre à votre question, je dirais que la très grande majorité des auteurs — voire la quasi-totalité — utilisent leur vrai nom. Moi y compris. Il y a quelques exceptions, comme Hergé, par exemple. Mais dans l’ensemble, les noms de plume sont rares. Ceux qui préfèrent utiliser un nom de plume ont probablement chacun leur raison bien différente. À mon avis, c’est très rare et peu utile.
Dans le cas de JK Rolling, je crois qu'elle a voulu voir la réaction du public face à un livre écrit par elle, mais en ignorant qu'il est d’elle.
Je ne vous l'assure pas pour une vérité, mais j'ai déjà entendu dire que des auteurs connus, pour arrondir les fins de mois, signaient sous des noms de plume — histoire de préserver leur réputation tout en faisant du cash — des Arlequins ou des romans érotiques... Pour tous les autres, ça me semble bien plus une fantaisie.


Bonne journée
Maurice Gagnon


===================


Le 13-07-27 à 20:24, Claude Jutras a écrit :
Bonjour Marie-Jo,
 Dans mon cas, j'utilise mon vrai nom. Au départ, j'avais pensé à un nom de plume puisque mon nom est celui d'un réalisateur connu, mais, finalement, j'avais trop envie d'avoir mon nom sur un livre.
 Claude Jutras


===================

J'envoie un remerciement gros comme une montagne à tous ceux qui ont pris le temps de me répondre. J'apprécie votre collaboration.

Marie-Jo.