Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

mercredi 19 juin 2013

Evelyne Gauthier - Auteure



Votre site web : www.evelynegauthier.com
Vos éditeurs : Pierre Tisseyre, Éd. De Mortagne, Les Éditeurs Réunis (et, dès septembre, Guy Saint-Jean Éditeur)
Compte facebook : https://www.facebook.com/evelyne.gauthier.auteure?ref=hl
Twitter : https://twitter.com/EvelyneGauthie1

Où vos romans sont-ils vendus :
Un peu partout en librairie et aussi dans certains magasins de grandes surfaces. Quelques-uns sont aussi disponibles en format numérique.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis née à Montréal, dans le quartier Mile-End où j’ai vécu pendant 20 ans, et j’ai toujours été passionnée par les livres et le dessin. Jeune, je voulais faire de la BD, mais au Québec, c’était presque impossible. J’ai toujours aimé créer des histoires dans ma tête. En 1996, j’ai remporté le marathon d’écriture du Cégep André-Laurendeau alors que j’avais 18 ans. J’ai étudié la littérature à l’université et dès la fin de mes études, j’ai commencé à travailler pour un éditeur. J’ai aussi fait partie de jurys pour des prix littéraires et des organismes subventionnaires de la culture. J’ai fait toutes sortes de choses. J’ai été correctrice, responsable de promotion, attachée de presse, éditrice, etc. J’ai aussi travaillé pour des magazines comme adjointe à la rédaction et chroniqueuse. Je suis de nature très curieuse et je suis passionnée de tout. J’ai publié mon premier roman en 2003, alors que j’avais 25 ans et je n’ai pas arrêté d’écrire depuis.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
J’ai toujours aimé inventer des histoires, j’ai l’imagination plutôt débridée. Je pense que je suis simplement née la tête pleine d’histoires.

Quel a été votre parcours ?
Jeune, j’étais très forte en français et j’aimais imaginer des histoires de toutes sortes. Après le secondaire, j’ai fait des études littéraires au Cégep et à l’université. Dès que j’ai terminé mon baccalauréat en Études françaises, j’ai hérité d’un poste aux Éditions Pierre Tisseyre où j’ai travaillé pendant 3 ans. En suite, j’ai touché à un peu tout du domaine des livres et du magazine. J’ai écrit mon tout premier livre à l’âge de 12 ans, mais j’ai publié mon premier roman en 2003, alors que j’en avais 25.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Snéfrou, le scribe, Éd. Pierre Tisseyre
Snéfrou et la fête des dieux, Éd. Pierre Tisseyre
Sombre complot au temple d’Amon-Râ, Éd. Pierre Tisseyre
Amour, chocolats et autres cochonneries, Éd. de Mortagne
Mâle, femelle et autres espèces animales, Les Éditeurs Réunis (LER)
En septembre 2013, le premier tome de ma prochaine série, publiée chez Guy Saint-Jean Éditeur, sortira en librairie et s’appellera Ariel à l’école des espions, tome 1 : Arithmétique et bombe (le titre est temporaire et pourrait changer).

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
Je crois qu’Amour, chocolats et autres cochonneries, est celui pour lequel j’ai eu le plus de plaisir à écrire, car je m’y suis beaucoup amusée. Je l’ai écrit pour avoir du fun, comme on dit, et le but a bien été atteint pour moi. Mais mon tout dernier, Ariel à l’école des espions m’a procuré aussi énormément de plaisir.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Partout! Autant dans ma tête qu’en regardant qu’actualité, qu’en observant mes proches et mes amis, qu’en lisant, en allant au cinéma, en tombant sur un fait divers, en observant des inconnus dans un café, en regardant une simple photo, ou en écoutant une chanson, même. Tout est une source d’inspiration potentielle.



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Je n’ai pas tellement d’horaire, ni de rituel. Étant donné que je suis mère de famille, je n’ai pas beaucoup de temps libre, alors je dois maximiser l’utilisation de ce dernier. Je ne peux plus attendre les circonstances parfaites pour écrire. J’écris souvent à l’extérieur de la maison, dans un café le soir, avec mon portable. La seule chose essentielle pour moi, ce sont les écouteurs sur les oreilles pour écouter ma musique, qui me permet d’entrer dans ma bulle et mieux me concentrer.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Je ne peux pas dire que j’ai ressenti l’influence d’autres auteurs, mais mes auteurs fétiches étaient Denis Côté et Chrystine Brouillet lorsque j’étais jeune. J’ai aussi été une grande fan de la série Alice (qui s’appelait Nancy Drew dans la version originale), de Caroline Quine, publiée chez Bibliothèque verte.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Plus jeune, les livres des auteurs cités précédemment. Il y a eu ensuite des livres comme Bridget Jones, qui, vous l’aurez deviné, m’ont inspirée. Il y a eu aussi Une si longue lettre de Mariama Bâ, dont la langue est magnifique, d’une grande sensibilité, le regard critique sur la société sénégalaise est évocateur et les pages sont empreintes d’un certain exotisme. L’attentat de Yasmina Khadra, un livre coup de poing, m’a assez profondément marquée, à la fois par son regard critique et social,  sa réflexion sur conflit terrible et par sa finale, à la fois tragique, belle et poétique.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Malheureusement, le temps pour lire des livres est rendu une rareté. Surtout que je lis pas mal pour mon travail, alors parfois, se reposer, c’est ne pas lire! Mais ça m’arrive encore de temps à autre.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
Je dois malheureusement admettre que je n’en lis aucun en ce moment, car je suis trop débordée. Si l’on exclut les livres que je lis à ma fille, bien sûr.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
L’écriture poétique, dans un roman, c’est une écriture imagée dont la forme, la sonorité et la richesse sont importantes, voire essentielles. Elle ne se soucie pas uniquement de transmettre de l’information, mais est empreinte d’esthétisme et de délicatesse.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
J’aimerais bien, mais je dois avouer que je n’ai aucun souvenir marquant à ce sujet. Mis à part que cela s’était très bien passé.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Comme je le mentionnais plus tôt, je ne peux pas vraiment me permettre d’avoir des rituels pour créer des circonstances parfaites. J’ai seulement besoin d’avoir mes écouteurs sur les oreilles et d’écouter de la musique et ça me suffit.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
La télévision, c’est une distraction terrible. La tentation de faire la vaisselle ou le ménage, aussi. Et si je suis dans un café, je ne dois surtout pas entendre les conversations des autres clients.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Absolument, je suis en ce moment dans l’édition du premier tome de ma prochaine série, Ariel à l’école des espions, qui sortira en librairie en septembre 2013. Il y a 6 tomes prévus.
Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Habituellement, je n’en ai pas vraiment. J’avais fait lire Amour, chocolats et autres cochonneries à mon conjoint pour avoir son opinion, même s’il n’est pas du tout le public cible! Pour Ariel à l’école des espions, je l’ai fait lire à un comité de bêta-lectrices, âgées entre 11 ans et 15 ans, pour avoir leur avis sur le manuscrit.

Une citation qui vous a marquée ?
Il y en a trop! Quand je trouve une citation que j’aime, je la garde. Je les collectionne littéralement.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Hum… pas que je me souvienne.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Écrire, écrire, encore écrire. Persévérer et travailler. C’est la clé. D’ailleurs, j’aurais justement une citation à ce sujet, de Siddharta Gautama. (La traduction est de moi.) « Il y a deux erreurs que l’on peut faire sur le chemin du succès. Ne pas aller jusqu’au bout et ne pas commencer. »