Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

mercredi 28 août 2013

Isabelle Larocque-Tobler - Auteure



Votre site web : http://zazoolaro.wix.com/isabelle-larocque
Vos éditeurs : Amazon.com; La société des Ecrivains
Compte facebook : zazoolaro
Où vos romans sont-ils vendus : amazon.com; amazon.fr; la société des écrivains

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Québécoise, je vis en Suisse depuis quelques années. Je suis scientifique et j'ai travaillé plus de 15 ans dans différentes universités. J'avais toujours voulu écrire mais ne prenait pas le temps. Je me suis lancée il y a un an. J'ai écrit deux romans: La Coupable (amazon.com) et ELLE en Suisse (La société des écrivains).
J'espère que les lecteurs me feront des commentaires qui m'aideront à améliorer mon écriture.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Depuis toute petite. Mais j'ai fait le choix d'aller vers les sciences tout en rêvant un jour d'écrire.

Quel a été votre parcours ?
J'ai attendu plus de 30 ans avant d'avoir le courage de finir un livre et de le publier. Les critiques me font peur.
D'un autre côté, je publie beaucoup d'articles scientifiques qui sont aussi critiqués. On s'habitue...

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
La Coupable, Isabelle Larocque-Tobler, sur amazon.com; amazon.fr
ELLE en Suisse, Zazoo Laro, bientôt publié à La Société des Ecrivains

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?
ELLE en Suisse, sous mon pseudo, ne contient aucune censure- et qui ne rêve pas d'être une psychopathe? ;-)

Où puisez-vous votre inspiration ?
Aucune idée. J'ai un début d'histoire et en écrivant, elle peut partir dans un tout autre sens. Pour La Coupable, c'était près de moi. La mort de ma famille me ferait tellement mal que j'avais envie d'écrire là-dessus. Mais tout d'un coup c'est devenu un suspense...


Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
J'écris à la maison, à toute heure. Dès que mes enfants n'ont pas besoin de moi. Souvent le soir quand ils sont au lit.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Je lis beaucoup, quelques livres par semaine. Je pense que j'emprunte un peu de tous. Je sais ce que je n'aime pas.
Les longues descriptions, le language trop recherché. J'aime le style anglophone très direct, sans jeux de mots. J'aime les jeux de mots mais ne peut les faire facilement. J'aime les dialogues. Ghislain Taschereau avec son Inspecteur Specteur m'a montré qu'on pouvait se laisser aller

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Le Parfum, évidemment. Quelle oeuvre! Mais dernièrement je lis tous les "Varg Veum" et autres polars scandinaves. J'ai habité en Suède pendant deux ans et ces romans me font rappeller ces années. J'aime bien les "Chick Lit" d'Angleterre quand j'ai envie de me détendre. Certains lisent des magazines people pour se vider le cerveau, moi c'est la "Chick Lit". Sinon des policiers en abondance

Avez-vous encore le temps de lire ?
Ha oui. Plusieurs livres par semaine.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
Cette semaine j'ai lu: My best friend's girl de Dorothy Kroomson et The Chocolate Lover's Diet de Carole Matthews. Semaine "Chick Lit" :-)

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Quelque chose que je ne maîtrise pas du tout. Pas mon genre

Voilà
Isabelle Larocque-Tobler

mercredi 24 juillet 2013

Annabelle Boyer - Auteure



Votre site web : http://www.annabelle-boyer.com
Vos éditeurs : Béliveau éditeur et Persée
Compte facebook : https://www.facebook.com/Annabelle.Boyer.auteur
Twitter : https://twitter.com/AnnabelleBoyer
Où vos romans sont-ils vendus : en librairie et sur les sites des éditeurs et distributeurs

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?

Voici les informations qui se trouvent sur mon site Internet :

Annabelle Boyer, auteure  http://www.annabelle-boyer.com

Née à Mont-Laurier, dans les Hautes-Laurentides, Annabelle Boyer a un parcours hors normes. Son enfance est bercée par les histoires qu'elle imagine et transpose en théâtre et en littérature. À l'âge de 14 ans, elle découvre le karaté Shotokan qu'elle pratique encore aujourd'hui et dont elle applique les principes et la philosophie dans chaque sphère de sa vie.
Après avoir obtenu un DEC en sciences, elle complète un baccalauréat en génagogie (consolidation d'équipe) puis une maîtrise en administration : Intervention et changement organisationnel. Aux termes d'une journée particulièrement éprouvante en gestion de conflits, elle découvre la synergologie : la lecture du non-verbal. Son esprit analytique est séduit par les recherches scientifiques et son cœur apprécie encore plus la possibilité de favoriser la communication pour rendre la relation plus authentique. Elle suit donc une formation de 3 ans donnée par Philippe Turchet et Christine Gagnon. Elle obtient ainsi le titre de synergologue. Aujourd'hui encore, elle continue de se perfectionner.
Souriante, ricaneuse et empathique, Annabelle est une passionnée, une gourmande qui adore apprendre et découvrir de nouvelles avenues. Maman de deux enfants, elle s'est grandement inspirée de la vie avec ses deux trésors pour se développer davantage, apprendre et cheminer avec sérénité.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?

J’ai toujours écrit. J’étais enfant et j’écrivais des nouvelles dans un journal inventé. J’ai écrit une pièce de théâtre en 4e année du primaire que l’on a joué devant toute l’école. À cela, j’ajoute ce que j’ai mis sur mon site :

Il y a de cela bien des années, alors que je travaillais pour une firme de Montréal, j’ai effectué un diagnostic organisationnel pour un OBNL. Le mandat était délicat : conflits, harcèlement sexuel, abus, bref, un dossier lourd. Dans mon rapport, je me suis appliquée à décrire les faits de façon à ce que les lecteurs comprennent bien ce qui s'était produit, les émotions vécues, l'évolution de la situation, la dégradation du climat. Quelques jours plus tard, le président du conseil d'administration m'appelle pour me dire qu'il a lu le rapport, que ça se lit très bien… comme un roman… Et, dit-il, je m'y connais. Dans une autre vie, j'étais évaluateur de manuscrits…
C'était il y a plusieurs années… Le karaté prenait déjà beaucoup de place, puis mon fils est né. La synergologie a commencé. Sara est arrivée. Des enfants, ça change une vie. Certains diront que ça change les priorités, mais c'est plus que ça : ça change la vision de la vie, l'approche, la philosophie… ça change le monde… Pendant ce 2e congé de maternité, j'ai eu envie d'offrir un meilleur monde à mes enfants…

Je me suis donc mise à coucher sur papier les idées que j'avais en tête. La première maison d'édition que j'ai approchée m'a dit que j'avais trop d’éléments dans le même roman. Que faire? J'ai retrouvé l’ex-évaluateur de manuscrits et je lui ai demandé son aide. Il a accepté. Il avait juste omis de me dire qu'il se spécialisait dans l'analyse psychologique des auteurs à travers leurs écrits… Petit stress supplémentaire! Ha! Ha! Ha! Alors, ce fut sincèrement un acte d'humilité… surtout que rien ne lui échappait : la moindre faille, tout détail illogique, tout manquement, toute erreur de vocabulaire lui sautait au visage… et donc au mien!!!!! Il a fallu du temps, bien des relectures, beaucoup de réécriture…

Écrire un roman, c'est comme faire du karaté, il faut retravailler les mêmes éléments des milliers de fois pour que ça donne quelque chose de plus fluide, de mieux maîtrisé, de plus authentique.



Quel a été votre parcours ?

J’ai un parcours hors norme. J’ai un DEC en sciences de la nature, un bac en génagogie (dynamique d’équipe) et une maîtrise en administration, intervention et changement organisationnel. C’est pendant mon 1er congé de maternité que je me suis mise à écrire. Mon premier roman a été publié par une petite maison d’édition qui a fermé ses portes depuis. Je suis aujourd’hui publiée par deux maisons : Béliveau éditeur et les Éditions Persée.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

-        L’ange-gardien du samouraï
-        Le lac des loups
-        Je lis en vous, savez-vous lire en moi? (en librairie dès le 11 septembre)

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?

Les trois livres sont vraiment différents. Le lac des loups, c’est un mélange de fantastique et de policier. C’est mon premier livre, donc mon bébé. L’ange-gardien du samouraï, c’est un roman d’inspiration, un livre de développement personnel. Mon style d’écriture a beaucoup évolué entre Le lac des loups et L’ange-gardien du samouraï et ça se lit. Mon 3e livre traite de synergologie (non-verbal) en milieu de travail. Ce n’est donc pas un roman, mais un livre de référence compilant les trois de formation du programme de synergologie, les formations continues, la formation de formateur et les liens que je fais dans ma pratique professionnelle.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Partout! De ce que je vis, des expériences des gens autour de moi, de ce que j’entends à la radio ou à la télé, de ce que je lis, des conversations que j’entends, de mes réflexions. Bref, pour moi, tout est un sujet d’inspiration, mais tout n’est pas retenu! hihihi

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.

Je préfère écrire l’après-midi et le soir. J’ai souvent plus d’inspiration le soir. Quand mes idées s’emmêlent, je vais dans ma cour, admirer les plates-bandes, arracher des mauvaises herbes, transplanter des fleurs, tailler les arbustes, mettre mes pieds dans l’eau de la piscine, puis je rentre. Mon ordinateur est dans la cuisine, face à une fenêtre pour que je vois dehors. Mon horaire est de plus en plus régulier parce que je me permets d’écrire de plus en plus. Dès que les enfants sont couchés le soir je reviens devant mon ordinateur.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?

Il y en a tellement! Agatha Christie, John P. Strelecky, Alain Samson, Spencer Johnson, Philippe Turchet, Christine Gagnon, Ray Vincent, Joe Vitale, Jack Canfield, Guy Corneau, Marie Laberge, J.B. Livingstone, Louise Penny, J.K. Rowling, Tolkien, etc.

Quels livres vous ont le plus marqué ?

Les livres d’Agatha Christie en général
Le why café - John P. Strelecky
Les cinq grands rêves de vie – John P. Strelecky
Il n’en tient qu’à vous – Ray Vincent
Le succès selon Jack – Jack Canfield
Le meilleur de soi – Guy Corneau
180 – Michael Heppell
En plein cœur – Louise Penny
Sois positif ou bedon reste chez vous – Alain Samson
Oui ou non, l’art de prendre de bonnes décisions – Spencer Johnson
Arroser les fleurs, pas les mauvaises herbes – Fletcher Peacock
La synergologie – Philippe Turchet
Voir mentir – Christine Gagnon
Je sais que vous mentez – Paul Ekman
Les manipulateurs sont parmi nous - Isabelle Nazare-Aga
Zéro limite – Joe Vitale
Le facteur d’attraction – Joe Vitale
Annabelle – Marie Laberge
Harry Potter – J.K. Rolling
Le seigneur des anneaux – Tolkien
Les dames du lac – Marion Zimmer Bradley
Le ninja - Eric Van Lustbader
La pierre et le sabre - Eiji Yoshikawa

Avez-vous encore le temps de lire ?

Je lis pratiquement tous les jours.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?

J’en lis plusieurs :

-        Défense de tuer – Louise Penny
-        Le succès selon Jack – Jack Canfield
-        Le meilleur de soi – Guy Corneau
-        Ne les motivez pas, allumez-les – Alain Samson
-        Dossiers Mystères 1 – Christian R. Page
-        Je suis comme je suis – Isabelle Nazare Aga
-        L’erreur de Descartes – Antonio Damasio

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman

L’interprétation que j’en fais est que le texte est écrit avec la sensibilité, l’émotivité, la perception de l’auteur du monde qui l’entoure. L’auteur parvient non seulement à enrichir son texte par le choix de ses mots et de ses expressions, mais aussi avec toute la sensibilité qui transpire de ses écrits. La description imagée des situations, des personnages, des émotions, la créativité dont il fait preuve sont autant d’éléments qui contribuent à embellir le texte. La richesse du vocabulaire, la finesse d’esprit des dialogues, la vision originale et créative permettent d’avoir un point de vue fascinant.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?

Les discussions avec le premier éditeur se sont faits par téléphone et par courriel. Je vous parlerai donc de ma rencontre avec Béliveau éditeur. J’avais rencontré plusieurs autres éditeurs dans les semaines précédentes et, pour la plupart, les rencontres se résumaient en des monologues des éditeurs. Chez Béliveau, ça a été très différent. Tout d’abord, l’éditeur et l’attaché de presse m’ont parlé de leur maison, mais brièvement. Rapidement, ils m’ont posé des questions sur moi, mes projets, mon parcours, ce avec quoi je suis à l’aise et ce qui ne me convient pas. Ils ont été à l’écoute de mes besoins, de mes mauvaises expériences, de mes attentes, de qui je suis. Bref, ils ont cherché à mieux me connaître et à créer un lien de confiance. Ils ne se prenaient pas au sérieux. Pour eux, les auteurs, c’est un peu comme leur famille. Il faut en prendre soin. J’ai apprécié cette approche simple, authentique, sincère.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?

Je commence un nouveau roman par mettre par écrit des idées de sujets, de scènes, de personnages, de situations. Je fais des cartes mentales pour mieux élaborer mon scénario et je change d’idées bien des fois avant d’arriver à quelque chose qui me plait réellement. Je vais me promener dans le bois ou sur le bord de l’eau pour avoir plus d’inspiration. J’aime la tranquillité de la nature, ça me ressource. Souvent, alors que je suis devant mon ordinateur, je fais brûler de l’encens de sauge et je prends des pauses pour aller sentir les fleurs. Si j’écris une scène fantastique, je vais me mettre dans l’ambiance. Ainsi, quand j’écrivais une scène incluant les hommes-loups, j’écoutais des vidéos d’hurlements de loups.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?

Les conversations autour de moi et le stress des autres.

Avez-vous un projet de roman en cours ?

Plusieurs : la suite de L’ange-gardien du samouraï et de Le lac des loups. Je planche aussi sur un autre livre de synergologie et j’ai commencé un roman mélangeant un peu d’érotisme et de suspense

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?

Mon conjoint d’abord et avant tout. Ensuite, quelques amis sélectionnés selon les goûts littéraires, la disponibilité et l’aide qu’ils peuvent apporter.

Une citation qui vous a marquée ?

Il s’agit d’une phrase qui était écrite (graffiti) sur le pont en bois à Mont-Laurier : «L’enfant que vous étiez serait-il fier de l’adulte que vous êtes devenus?»

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?

Beaucoup. Des gens qui ont fait des prises de conscience importantes en lisant Le lac des loups. Des gens touchés par L’ange-gardien du samouraï alors que je n’étais pas au courant de leurs problèmes personnels et d’autres qui utilisaient mes histoires pour intervenir auprès d’employés, de clients, d’amis ou d’enfants. Les commentaires sont toujours surprenants. On ne réalise pas à quel point on peut rejoindre certains par nos écrits.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?

N’abandonnez jamais! Si vous croyez en votre rêve, persévérez! Demandez de l’aide, soyez attentif aux conseils des évaluateurs des maisons d’édition et persévérez!

Annabelle

Annabelle Boyer, M. Sc. Administration DO, synergologue, génagogue
ABC Solution Développement organisationnel & Groupe Interma
Tél. : 514-970-8537
annabelle.boyer@abcsolution.ca
http://abcsolution.ca
http://www.groupe-interma.ca
http://www.annabelle-boyer.com


vendredi 5 juillet 2013

Annie L'Italien - Auteure



Votre site web :
www.annielitalien.com

Vos éditeurs :
Québec Amérique et Druide

Compte facebook :
https://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Annie-LItalien-Auteure/575016089178178

Twitter :
@annie_litalien

Où vos romans sont-ils vendus :
Dans toutes les bonnes librairies et dans le merveilleux monde virtuel de l’Internet !

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Auteure (parfois), consultante en communications interactives (souvent), tendre zépouse (généralement), maman (tout le temps).

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
J’ai toujours aimé écrire ! J’ai écrit et dessiné mon premier livre en 5e année, « Les jumelles des deux jumelles »!  Mais j’ai vraiment commencé à prendre plaisir à l’écriture lorsque j’ai réalisé que j’arrivais à faire sourire ou même rire les gens avec ce que j’écrivais dans mes courriels, même professionnels.

Quel a été votre parcours ?
Long et difficile (mais non). Mon premier roman a été écrit pour des copines, je ne pensais vraiment pas qu’il allait être publié un jour. J’ai eu de la chance, je l’ai envoyé au bon endroit au bon moment !

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
1.       Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante
2.       Toujours orgueilleuse mais (à peine) plus repentante
3.       Ce ne sera pas si simple

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?
Les trois, pour des raisons différentes. Le premier parce que c’était le premier, tout simplement. Il m’a permis de réaliser un rêve, mais aussi de voir que le style d’écriture qui me venait naturellement était… publiable. Le deuxième parce qu’il ne m’a pris que quatre mois à écrire ! J’étais en quart d’année sabbatique, je revenais d’un voyage en Grèce, j’étais inspirée, j’aimais ma vie ! Et le troisième parce que j’ai dû sortir de ma zone de confort, et j’ai survécu.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Pour les deux premiers, de ma vie (romancée et exagérée, mais quand même). Pour le troisième… je me le demande encore !



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
J’ai un petit bureau bordélique à la maison. Consultante à temps relativement partiel, j’essaie de me garder une journée par semaine pour écrire. Je dis une journée, mais c’est plutôt quelques heures. N’étant pas de celles qui peuvent écrire des heures et des heures de suite, je prends beaucoup de pauses, et c’est souvent dans ces moments que ça se concrétise dans ma tête, que j’arrive à faire des liens et boucler des boucles dans mon histoire.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Probablement Daniel Pennac et Alexandre Jardin, pour l’humour et les personnages colorés.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Au bonheur des ogres et Le zèbre, qui m’ont tous les deux fait éclater de rire.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Noooon! Snif…

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
Je lis surtout des livres à mon fils de trois ans!!

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Pour moi la poésie c’est surtout une question de rythme et de mots qu’on lit comme on chanterait une chanson. Ceci étant dit, on peut trouver de la poésie dans presque tout (à part peut-être dans un sac de vidange ou un caca de chien – OK je dis n’importe quoi).

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?
C’est une histoire trop longue pour être racontée ici, mais disons qu’il s’agissait d’un moment où j’ai écouté mon instinct et où tout s’est mis en place comme par magie


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Café, silence, pauses fréquentes. C’est à peu près tout !

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Les courriels, facebook, twitter, l’internet en général! Et je n’ose même pas tenter d’écrire lorsque mon fiston est à la maison et réveillé, ce serait peine perdue.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Deux

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Quelques gentilles amies.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Sérieusement, c’est toujours surprenant pour moi quand un lecteur m’écrit pour me dire qu’il a aimé mes livres ! Petit manque de confiance ici…

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Oui ça prend un certain talent, mais le timing joue aussi pour beaucoup. Les refus ne veulent pas nécessairement dire qu’on est nul, plus probablement que notre manuscrit n’est pas tombé entre les bonnes mains au bon moment.



mercredi 19 juin 2013

Evelyne Gauthier - Auteure



Votre site web : www.evelynegauthier.com
Vos éditeurs : Pierre Tisseyre, Éd. De Mortagne, Les Éditeurs Réunis (et, dès septembre, Guy Saint-Jean Éditeur)
Compte facebook : https://www.facebook.com/evelyne.gauthier.auteure?ref=hl
Twitter : https://twitter.com/EvelyneGauthie1

Où vos romans sont-ils vendus :
Un peu partout en librairie et aussi dans certains magasins de grandes surfaces. Quelques-uns sont aussi disponibles en format numérique.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis née à Montréal, dans le quartier Mile-End où j’ai vécu pendant 20 ans, et j’ai toujours été passionnée par les livres et le dessin. Jeune, je voulais faire de la BD, mais au Québec, c’était presque impossible. J’ai toujours aimé créer des histoires dans ma tête. En 1996, j’ai remporté le marathon d’écriture du Cégep André-Laurendeau alors que j’avais 18 ans. J’ai étudié la littérature à l’université et dès la fin de mes études, j’ai commencé à travailler pour un éditeur. J’ai aussi fait partie de jurys pour des prix littéraires et des organismes subventionnaires de la culture. J’ai fait toutes sortes de choses. J’ai été correctrice, responsable de promotion, attachée de presse, éditrice, etc. J’ai aussi travaillé pour des magazines comme adjointe à la rédaction et chroniqueuse. Je suis de nature très curieuse et je suis passionnée de tout. J’ai publié mon premier roman en 2003, alors que j’avais 25 ans et je n’ai pas arrêté d’écrire depuis.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
J’ai toujours aimé inventer des histoires, j’ai l’imagination plutôt débridée. Je pense que je suis simplement née la tête pleine d’histoires.

Quel a été votre parcours ?
Jeune, j’étais très forte en français et j’aimais imaginer des histoires de toutes sortes. Après le secondaire, j’ai fait des études littéraires au Cégep et à l’université. Dès que j’ai terminé mon baccalauréat en Études françaises, j’ai hérité d’un poste aux Éditions Pierre Tisseyre où j’ai travaillé pendant 3 ans. En suite, j’ai touché à un peu tout du domaine des livres et du magazine. J’ai écrit mon tout premier livre à l’âge de 12 ans, mais j’ai publié mon premier roman en 2003, alors que j’en avais 25.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Snéfrou, le scribe, Éd. Pierre Tisseyre
Snéfrou et la fête des dieux, Éd. Pierre Tisseyre
Sombre complot au temple d’Amon-Râ, Éd. Pierre Tisseyre
Amour, chocolats et autres cochonneries, Éd. de Mortagne
Mâle, femelle et autres espèces animales, Les Éditeurs Réunis (LER)
En septembre 2013, le premier tome de ma prochaine série, publiée chez Guy Saint-Jean Éditeur, sortira en librairie et s’appellera Ariel à l’école des espions, tome 1 : Arithmétique et bombe (le titre est temporaire et pourrait changer).

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
Je crois qu’Amour, chocolats et autres cochonneries, est celui pour lequel j’ai eu le plus de plaisir à écrire, car je m’y suis beaucoup amusée. Je l’ai écrit pour avoir du fun, comme on dit, et le but a bien été atteint pour moi. Mais mon tout dernier, Ariel à l’école des espions m’a procuré aussi énormément de plaisir.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Partout! Autant dans ma tête qu’en regardant qu’actualité, qu’en observant mes proches et mes amis, qu’en lisant, en allant au cinéma, en tombant sur un fait divers, en observant des inconnus dans un café, en regardant une simple photo, ou en écoutant une chanson, même. Tout est une source d’inspiration potentielle.



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Je n’ai pas tellement d’horaire, ni de rituel. Étant donné que je suis mère de famille, je n’ai pas beaucoup de temps libre, alors je dois maximiser l’utilisation de ce dernier. Je ne peux plus attendre les circonstances parfaites pour écrire. J’écris souvent à l’extérieur de la maison, dans un café le soir, avec mon portable. La seule chose essentielle pour moi, ce sont les écouteurs sur les oreilles pour écouter ma musique, qui me permet d’entrer dans ma bulle et mieux me concentrer.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Je ne peux pas dire que j’ai ressenti l’influence d’autres auteurs, mais mes auteurs fétiches étaient Denis Côté et Chrystine Brouillet lorsque j’étais jeune. J’ai aussi été une grande fan de la série Alice (qui s’appelait Nancy Drew dans la version originale), de Caroline Quine, publiée chez Bibliothèque verte.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Plus jeune, les livres des auteurs cités précédemment. Il y a eu ensuite des livres comme Bridget Jones, qui, vous l’aurez deviné, m’ont inspirée. Il y a eu aussi Une si longue lettre de Mariama Bâ, dont la langue est magnifique, d’une grande sensibilité, le regard critique sur la société sénégalaise est évocateur et les pages sont empreintes d’un certain exotisme. L’attentat de Yasmina Khadra, un livre coup de poing, m’a assez profondément marquée, à la fois par son regard critique et social,  sa réflexion sur conflit terrible et par sa finale, à la fois tragique, belle et poétique.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Malheureusement, le temps pour lire des livres est rendu une rareté. Surtout que je lis pas mal pour mon travail, alors parfois, se reposer, c’est ne pas lire! Mais ça m’arrive encore de temps à autre.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
Je dois malheureusement admettre que je n’en lis aucun en ce moment, car je suis trop débordée. Si l’on exclut les livres que je lis à ma fille, bien sûr.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
L’écriture poétique, dans un roman, c’est une écriture imagée dont la forme, la sonorité et la richesse sont importantes, voire essentielles. Elle ne se soucie pas uniquement de transmettre de l’information, mais est empreinte d’esthétisme et de délicatesse.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
J’aimerais bien, mais je dois avouer que je n’ai aucun souvenir marquant à ce sujet. Mis à part que cela s’était très bien passé.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Comme je le mentionnais plus tôt, je ne peux pas vraiment me permettre d’avoir des rituels pour créer des circonstances parfaites. J’ai seulement besoin d’avoir mes écouteurs sur les oreilles et d’écouter de la musique et ça me suffit.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
La télévision, c’est une distraction terrible. La tentation de faire la vaisselle ou le ménage, aussi. Et si je suis dans un café, je ne dois surtout pas entendre les conversations des autres clients.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Absolument, je suis en ce moment dans l’édition du premier tome de ma prochaine série, Ariel à l’école des espions, qui sortira en librairie en septembre 2013. Il y a 6 tomes prévus.
Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Habituellement, je n’en ai pas vraiment. J’avais fait lire Amour, chocolats et autres cochonneries à mon conjoint pour avoir son opinion, même s’il n’est pas du tout le public cible! Pour Ariel à l’école des espions, je l’ai fait lire à un comité de bêta-lectrices, âgées entre 11 ans et 15 ans, pour avoir leur avis sur le manuscrit.

Une citation qui vous a marquée ?
Il y en a trop! Quand je trouve une citation que j’aime, je la garde. Je les collectionne littéralement.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Hum… pas que je me souvienne.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Écrire, écrire, encore écrire. Persévérer et travailler. C’est la clé. D’ailleurs, j’aurais justement une citation à ce sujet, de Siddharta Gautama. (La traduction est de moi.) « Il y a deux erreurs que l’on peut faire sur le chemin du succès. Ne pas aller jusqu’au bout et ne pas commencer. »



mercredi 15 mai 2013

Maurice Gagnon - Auteur




Vos éditeurs : La Plume d’oie, JCL, Fides, Mots en toile
Où vos romans sont-ils vendus : en librairie

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?

Je suis natif et résidant de la région de la Côte-du-Sud, à l’est de Québec. De Saint-Pacôme, plus précisément. Je suis journaliste pour un hebdomadaire « Le Placoteux » et correspondant pour « La terre de chez nous ». Mon 4e roman sortira d’ici quelques semaines. J’ai aussi écrit une pièce de théâtre qui a été présentée une première fois par les élèves de l’école secondaire Chanoine-Beaudet de Saint-Pascal et ensuite par les adultes de l’École de théâtre Françoise-Bédard de Rivière-du-Loup.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?

Difficile à dire. Je me souviens qu’à l’école, lorsque le professeur nous demandait de faire une composition, contrairement à mes camarades de classe, j’étais content. C’est peut-être ce qui m’a mené en journalisme. Le désir d’inventer des histoires m’a guidé vers la fiction.

Quel a été votre parcours ?

Ma première œuvre littéraire publiée a été une courte nouvelle que j’ai présentée à un concours dans le cadre de l’émission Millefeuille de Radio-Canada, animée par Gaston L’heureux. J’ai remporté un premier prix et le privilège d’être publié dans le recueil. Mon premier roman a été produit à compte d’auteur avec une maison d’édition régionale. Ensuite, j’ai publié avec des éditeurs reconnus. Mes trois premiers livres sont des romans policiers. Mon quatrième est basé sur une histoire d’amour à l’origine d’un terrible scandale.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

« Seul l’assassin a le droit de mentir », le premier, n’est plus disponible. « Coups de théâtre » (JCL) et « L’Isle silencieuse » (Fides) sont sûrement disponibles sur commande. « Les amants de Port-Joli » sortira le 15 mai.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?

Chacun a sa particularité. J’ai beaucoup aimé, avec les trois premiers, le défi de mettre en place une intrigue policière qui saurait déjouer le lecteur à la fin. Mon dernier étant basé sur un événement historique, le défi était de rendre cette époque le plus fidèlement possible et d’intégrer des personnages réels. Donc, je crois avoir eu le même plaisir pour chacun. Et aussi la même angoisse...

Où puisez-vous votre inspiration ?

Pour les trois premiers, l’inspiration est venue d’une idée de départ. Pour le quatrième, l’idée part d’une histoire vraie. L’inspiration vient du travail.



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.

Je ne fais pas de plan très détaillé, mais un synopsis. Je sais d’où je pars et où je veux aller. La chair autour de l’os apparait au fur et à mesure que l’histoire avance. Le gros du travail se fait dans les versions subséquentes. J’écris dans mon bureau et souvent, travail et vie familiale obligent, en fin de soirée.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?

Le mot influencé n’est peut-être pas le bon, mais, je dirais que j’ai été fasciné par Georges Simenon, l’auteur des Maigret. J’ai lu certains ouvrages sur lui et vu quelques émissions télévisées. C’est peut-être ce qui m’a amené à écrire des polars...

Quels livres vous ont le plus marqué ?

J’ai l’impression que les livres qui nous marquent le plus sont ceux qui, à l’origine, nous ont ouvert la voie vers les livres. Dans mon cas ce sont les albums de Tintin.

Avez-vous encore le temps de lire ?

Moins que je voudrais pour le plaisir. J’ai des lectures que je dois faire dans le cadre de mon travail ou pour préparer mes ouvrages. Mais j’essaie de me garder du temps pour mes coups de cœur littéraire.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?

Après avoir vu le film Thérèse Desqueyroux réalisé par Claude Miller, ça m’a donné le goût de relire le roman du même nom écrit par François Mauriac.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?

Dans un roman, je crois que la simplicité est de mise pour bien rendre une histoire. Quand on réussit à faire couler les mots sans artifice ou fioriture, ça peut être une forme d’écriture poétique.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?

J’avais travaillé avec une maison régionale pour mon premier roman, mais ma première rencontre avec un éditeur au sens où on l’entend fut vraiment le fruit d’une étonnante synchronicité. Je rencontre l’écrivain Pierre Caron en entrevue pour le journal. On continue de jaser après l’entrevue et j’oublie alors de prendre sa photo. Je le rappelle pour lui dire que je passerai le lendemain à son chalet le photographier. Entre temps, je me dis que j’en profiterai pour lui apporter mon manuscrit, ce que je fais le lendemain. C’est lui qui par la suite m’a mis en lien avec l’éditeur. Si j’avais pris la photo comme prévu lors de notre première rencontre... Qui sait ? Je ne serais peut-être pas en train d’écrire ces lignes.

Quels sont vos rituels d’écriture ?

Je n’ai pas de rituels en particulier. J’écris surtout le soir, dans mon bureau, directement à l’ordinateur.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?

Si j’ai la mauvaise idée d’allumer la télévision... Je suis foutu.

Avez-vous un projet de roman en cours ?

J’en ai un qui va sortir dans les prochaines semaines, mais je n’ai pas commencé la rédaction d’un nouveau roman. J’ai un autre projet avec mon éditeur, mais il est trop tôt pour en parler.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?

Jusqu’à maintenant, mon éditeur. Mais je compte bien faire lire mon manuscrit à une ou deux autres personnes la prochaine fois avant de le soumettre. Ça permet d’arriver avec un produit plus « fini ».

Une citation qui vous a marquée ?

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément, de Nicolas Boileau.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?

Le grand critique de polar Norbert Spehner a dit que, selon lui, mon dernier polar L’Isle silencieuse se classait parmi les cinq meilleurs titres publiés cette année-là.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?

Je lui dirais de ne pas attendre après l’inspiration. S’il a une idée de roman, c’est par le travail régulier qu’il va mener son ouvrage à terme.

mercredi 24 avril 2013

Claude Jutras - Auteure


Votre site web : lavengeancedestenebryss.com
Votre éditeur : ADA
Compte facebook : la vengeance des ténébryss
Où vos romans sont-ils vendus? : dans la plupart des librairies celles tangibles et celles virtuelles


Qui êtes-vous, en quelques lignes?
En premier lieu, une mère de deux belles petites filles, ensuite, une policière depuis 13 ans, puis une grande rêveuse à l’imaginaire sans bornes.

D’où vous est venue l’envie d’écrire?
J’aime lire depuis mes plus jeunes années d’école. Je passais des heures à la bibliothèque à chercher le livre pour finalement en choisir un, le terminer en quelques jours et y retourner. Mais il y a un moment où lire n’est plus suffisant, il faut plus et là naît le besoin d’écrire. Car, pour moi, c’est plus un besoin qu’une envie. Les histoires doivent sortir afin de vivre, pas seulement dans mon imaginaire, mais dans celui des autres.

Quel a été votre parcours?
J’ai commencé à écrire de petites histoires à 12 ans. Parmi elles, une s’est démarquée pour devenir un livre que j’ai terminé à 18 ans. J’écrivais pour le plaisir et ne le faisais lire qu’à mes proches. Ce projet conclu, je me suis aussitôt lancée dans une autre histoire. Tout cela bien sûr sans arrêter de lire. Cette fois, l’histoire était plus étoffée et, rendue au deuxième tome, je l’ai envoyée à quelques éditeurs. Elle a été refusée, mais certains commentaires m’ont beaucoup aidée. J’ai retravaillé mes premiers tomes tout en continuant à écrire (le besoin, le besoin). Entre-temps, j’avais terminé mes études et étais entrée sur le marché du travail dans un domaine qui n’est pas du tout relié à l’écriture. Rendue au cinquième tome de la même histoire, je me suis réessayée avec l’édition pour être de nouveau refusée, sans qu’aucune maison me dise pourquoi. J’étais très déçue et même découragée, mais pas au point de renoncer. J’avais un bon cercle de lecteurs qui m’encourageait et, surtout, voulait la suite. J’ai donc décidé d’y aller par mes propres moyens. Je me suis trouvé ma propre réviseure, et, avec une amie, j’ai dessiné la couverture du tome 1 et produit mon livre. Un vrai livre que j’ai vendu à mes connaissances, à leurs connaissances et même en librairie. Toutefois, je n’avais pas mis un trait sur les maisons d’édition et dès que j’en trouvais une nouvelle, je m’essayais. Au lieu du manuscrit « Word » imprimé, je leur envoyais le tome 1 publié par moi-même. Puis, à peine quelques mois après sa création, ADA m’a répondu par l’affirmative. Je ne peux décrire ma joie, même si j’ai dû rapatrier mes livres que je ne peux plus vendre.

Quels sont vos romans disponibles en librairies?
La vengeance des ténébryss   tome 1 : la descendante et tome 2 : les marais

Où puisez-vous votre imagination?
C’est la question à laquelle j’ai toujours beaucoup de difficulté à répondre. Je dirais qu’avant même d’écrire, je m’inventais d’innombrables histoires. D’où venaient-elles? Difficile à dire, elles étaient tout simplement là et voulaient que je les conte. Depuis, mon imaginaire s’est nourri au fil des années de tous les livres que j’ai lus et il est maintenant une immense banque de données. À ça s’ajoute l’interaction des gens autour de moi, que ce soit quelques secondes dans un endroit public ou des proches qu’on côtoie régulièrement. Des paysages vus en voyage… Enfin, tout ce qui nous entoure et que notre cerveau enregistre. À partir de là, je m’assis, regarde nulle part et mes personnages bougent, parlent… Ensuite, je reviens à mon clavier pour écrire tout cela. Parfois, les dialogues ou les actions changent et mes personnages ne font pas du tout ce que je venais juste d’imaginer. À croire que l’imagination a sa propre vie et qu’on croit seulement avoir une influence sur elle.



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
N’importe où et n’importe quand résume bien le tout. J’ai des cahiers, des feuilles et des crayons un peu partout, dans ma sacoche, dans mon sac, dans mes poches de pantalons ou de manteau… Depuis mes jeunes années, je suis juste incapable de ne rien faire. Alors dès que j’ai un moment d’inaction où je dois attendre, j’écris ou je lis. Mon livre avance donc constamment. Ensuite, quand j’ai un moment plus long, qui peut être n’importe quand, je m’installe devant mon ordinateur, n’importe où dans la maison, et je rassemble mes écrits épars afin de les réunir en un chapitre. Si j’ai le temps de lire et corriger sur mon ordinateur, je le fais, sinon j’imprime le tout et l’on revient au départ, c'est-à-dire, des feuilles qui me suivent partout et que je lis et corrige à chaque temps mort. Pour revenir devant mon ordi et taper les modifications et ainsi de suite jusqu’au sixième tome sur lequel je travaille en ce moment.

Quels auteurs vous ont le plus influencé?
David Eddings, j’ai tous ses livres, Margaret Weis et Tracy Hickman, même chose. L. Ron Hubbard pour la science-fiction. Bien sûr, Tolkien. Dans mes années d’adolescentes rebelles où le macabre prédominait, Stephen King et Dean Koontz. Plus jeune encore, Robert Louis Stevenson et Jules Verne.

Quels livres vous ont le plus marqué?
L’île au trésor de Robert Louis Stevenson, le tout premier livre que j’ai reçu. Le talisman et les trois premiers tomes de la série La tour sombre de Stephen King, Terre champ de bataille et Final Blackout de L.Ron Hubbard et La trilogie des joyaux de David Eddings.

Avez-vous encore le temps de lire?
Pas assez. Mais il faut le trouver.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
J’en ai quelques-uns. Mes proches et moi avons une pratique particulière, nous lisons ensemble. Donc, avec mon copain, je lis La troisième humanité de Bernard Werber, avec mon amie Rosalie, je lis Avéria de Patrice Cazeault, pour mes filles, je lis Les 5 derniers dragons de Danielle Dumais et, moi, je lis Polux d’Aude Vidal-Lessard. Les livres d’ADA d’auteurs québécois font beaucoup partie de mes lectures dernièrement, car j’aime mettre l’histoire derrière le visage de mes confrères et consoeurs. Eux terminés, je vais m’étendre aux écrivains des autres maisons d’édition. J’ai tellement lu de livres d’auteurs étrangers, maintenant place à ceux d’ici. J’ai d’ailleurs commencé une collection de livres autographiés. Hihi

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?
Il m’avait envoyé le contrat par internet que j’ai fait vérifier par un avocat, juste pour être certaine… Nous avons révisé le tout ensemble, parlé de la couverture, ce qui était très important pour moi, pour ensuite le signer. Une chance que mon copain était avec moi. J’étais tellement nerveuse que l’entretien s’est passé comme dans un rêve où lorsqu’on se réveille, tout est un peu flou. Il faut dire que j’étais certaine que c’était une erreur et, même après avoir signé le contrat, je n’y croyais toujours pas. Je prenais peut-être ça un peu trop à cœur, mais, pour moi, j’ai mis tant de temps et d’efforts sur mon livre, que c’est comme mon bébé.

Quels sont vos rituels d’écriture?
Lorsque je m’installe devant mon ordinateur, j’ai besoin d’un grand verre d’eau que je remplirai à maintes reprises et d’une paille en plastique à mâchouiller pour les moments où je regarde nulle part en réfléchissant.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez?
Quand je suis portée par l’inspiration, rien. Sinon, les tâches ménagères que je mets de côté afin d’écrire et que je vois dès que je me lève de ma chaise.

Avez-vous un projet de roman en cours?
En ce moment, j’écris le tome 6 de ma série.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication?
Ma mère, mon copain, mes amis Rosalie et Simon sont ceux avec qui je discute du déroulement de l’histoire. Mais j’ai plusieurs autres lecteurs, amis et collègues de travail, qui ont accès aux tomes 3-4 et 5 seulement parce qu’ils veulent connaître la suite.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?
Persévérance!! Continuer à lire et continuer à écrire, peu importe les obstacles.

mardi 23 avril 2013

Alexandra Roy - Auteure

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Votre site web : www.lecrayonmagique.ca
Vos éditeurs : JCL
Compte facebook : https://www.facebook.com/pages/Le-Crayon-Magique/446548362056175?fref=ts
Twitter : aroy_auteure

Où vos romans sont-ils vendus?
Au Québec.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis une journaliste et rédactrice passionnée par l'écriture, la littérature, les arts, le cinéma, les langues, la culture, les communications, l'aviation, la psychologie et les voyages. Au cours de ma carrière, j'ai travaillé pour divers médias écrits, notamment pour Quebecor et Transcontinental Média, de même que pour une maison d'édition de magazines à Québec. Maintenant, je travaille comme journaliste pigiste à mon compte.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Il y a longtemps que j'écris. Déjà, au secondaire, je me passionnais pour les compositions écrites et la langue française en général. À l'âge de 14 ans, j'ai écrit mon premier recueil de poésie. La poésie était ma façon de m'exprimer à l'époque. C'était un excellent exutoire pour exprimer mes joies, mes peines, mes inquiétudes, mes craintes et mes frustrations. J'écrivais de la poésie partout: dans mes agendas et sur les murs de ma chambre. J'y ai pris plaisir et je n'ai jamais cessé d'écrire. Pour moi, c'était donc tout naturel d'entrer à l'université en lettres.

Quel a été votre parcours ?
Après avoir complété un DEC en sciences humaines au Cegep, je me suis inscrite au BAC en littérature à l'université pour me rendre compte, après un an, que ce que je voulais faire, c'était écrire plus que lire et étudier. J'avais assez lu et j'étais prête à mettre la théorie en pratique. Je me suis donc inscrite au certificat en création littéraire de l'UQAM. Au cours de ce dernier, que j'ai beaucoup apprécié, j'ai eu des professeurs merveilleux et des cours qui m'ont encore plus donné envie d'écrire. Ça n'a pas été long avant que je réalise que c'était ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. Par la suite, j'ai complété mon baccalauréat avec un certificat en communication, étant donné que j'aimais beaucoup le cinéma et les arts visuels et par la suite, avec un certificat en journalisme à l'Université de Montréal puisque je voulais m'ouvrir le plus de portes possible. Le journalisme est une excellente porte d'entrée dans le milieu littéraire.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Le Crayon magique est disponible dans certaines librairies et en ligne. On peut notamment se le procurer chez Archambault, sur le site web de Renaud-Bray ou encore sur le site web de mon éditeur http://www.jcl.qc.ca. Il est également disponible sur la plupart des plates-formes numériques telles que Kobo, Apple et Amazon.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans mon entourage, en regardant et en analysant les gens autour de moi. Par exemple, certaines personnes que je rencontre m'inspirent des personnages de romans. À partir de mes expériences de vie également. Il y a certaines choses que je vis que je verrais bien en roman. Du moins dont l'histoire est assez digne d'être racontée. Je prends ces moments forts en note dans mon calepin et je me promets de les intégrer à une histoire éventuellement. Dans le cas de Le Crayon magique, l'histoire m'a justement été inspirée par un petit garçon que j'ai connu au secondaire. Je me rappelle de lui, puisqu'il était victime d'intimidation à l'école et ne s'est jamais fait aucun ami. C'est donc à partir de son histoire que j'ai eu l'idée d'écrire Le Crayon magique. Je prends bien sûr bien soin de laisser aller mon imagination et de nuancer l'histoire que j'écris afin de la rendre plus croustillante. 



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Je n'ai pas d'horaire précis pour écrire, je le fais quand ça me tente et quand j'en ai envie. Quand je travaillais à temps plein, j'écrivais chaque soir en rentrant chez moi. J'écrivais dans tous mes temps libres tout le temps. Maintenant que je travaille à mon compte, ça n'a pas beaucoup changé. Je passe mon temps à écrire. Je griffonne parfois quelques notes dans mon calepin quand je n'ai pas mon ordinateur avec moi, mais la plupart du temps, j'écris à partir de mon ordinateur portable que je traîne partout avec moi.

Quels auteurs vous ont le plus influencée ?
Au Québec, François Gravel pour son style littéraire unique. J'aime beaucoup cet auteur puisqu'il a une façon de prendre des situations ordinaires et d'en faire des histoires extraordinaires. Pour moi, c'est ça le réel talent d'écriture. Peu importe le sujet, il réussit à nous captiver et à faire en sorte que nous ayons envie de lire le livre jusqu'à la dernière lettre. J'aime aussi beaucoup Charlotte Gingras, et d'autres auteurs jeunesse tels que Dominique Demers et Anique Poitras. En France, l'auteur de romans feuilletons Eugène Sue. Je me sers beaucoup des techniques d'écriture feuilletonesque. J'ai découvert ce genre dans un de mes cours à l'université. C'est le genre littéraire qui m'accroche le plus, alors je m'en inspire pour écrire mes textes. C'est un genre très centré sur l'action, sur les contrastes, les stéréotypes, les sentiments forts tels que l'horreur et la surprise. Une écriture entraînante qui captive le lecteur et qui fait en sorte qu'il a toujours envie d'en lire plus. Enfin, du côté des États-Unis, j'apprécie les romans de Lauren Weisberger et Emily Giffin. Leurs histoires de filles me rejoignent beaucoup.

Quels livres vous ont le plus marquée?
Kate, quelque part de François Gravel, Les mystères de Paris d'Eugène Sue, Something Borrowed et Something Blue d'Emily Giffin, Confessions d'une accro du shopping de Sophie Kinsella. Je suis une véritable fan de chicklit. C'est un de mes genres littéraires préférés. J'ai aussi adoré La boîte à bonheur de Charlotte Gingras.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr, c'est une de mes passions. J'y consacre le plus de temps possible.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ? En ce moment, je suis au Mexique, alors je lis Ce qui se passe au Mexique reste au Mexique, d'Amélie Dubois.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ? Écriture éclatée, qui ne tient pas compte du sens. Une écriture forte, centrée sur les images et les émotions.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
Pour un premier roman, cela s'est très bien passé. Ce n'est pas tout le monde qui a la chance de publier son premier roman terminé. Ça a été mon cas. J'ai dû toutefois essuyé quelques refus avant d'être acceptée chez JCL, ce qui n'a pas été nécessairement facile à accepter, mais bon, ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas parce qu'un roman est refusé qu'il est nécessairement mauvais. Parfois, le contenu du manuscrit soumis ne cadre tout simplement pas avec la ligne éditoriale de la maison d'édition. C'est pourquoi il faut bien prendre le temps de s'informer avant de soumettre son texte afin de choisir la bonne maison d'édition.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je n'ai pas de rituels particuliers. J'aime bien par exemple écrire sur le bord de ma piscine l'été ou encore dans un coin tranquille tel que mon bureau le matin en me levant. Idéalement, l'endroit doit être bien isolé afin que je ne me fasse pas distraire par les bruits ambiants. Il n'y a rien de pire que d'écrire quand on est constamment dérangé par des bruits tels que des rénovations à l'extérieur ou des voisins qui nous tapent sur la tête!

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
L'internet. Mon téléphone cellulaire. Les bruits ambiants. Les tâches quotidiennes telles qu'aller faire l'épicerie.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Oui, j'en ai même deux. Un pour adultes, l'autre pour adolescentes. Je travaille sur les deux en même temps jusqu'à ce que je décide sur lequel s'arrêtera mon choix final pour mon deuxième roman.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Ma soeur et mes amis.

Une citation qui vous a marquée ?
Une journée où on n'a pas ri est une journée perdue.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Oui. J'ai certains adolescents qui ont été victimes d'intimidation qui sont venus me voir dans les salons du livre et qui m'ont dit que le livre les avait beaucoup aidés, car ils ont pu constater qu'ils n'étaient pas seuls à vivre un tel phénomène et qu'il y avait moyen de s'en sortir. D'autres encore qui n'ont pas été intimidés à l'école, mais qui ont été captivés et touchés par l'histoire. Le plus beau compliment que j'ai reçu vient d'une lectrice nommée Vanessa. Après avoir acheté mon livre au Salon du livre de Montréal, elle m'a écrit pour me dire que c'était le meilleur livre qu'elle avait lu de sa vie. Je crois que rien ne peut battre ça.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Je crois que pour être édité, il faut être très persévérant et très patient. Je pense que cela prend tout d’abord une bonne histoire à raconter et un style littéraire qui se distingue des autres. Ensuite, il faut croire à son histoire et avoir le courage de persévérer malgré les refus.

mercredi 17 avril 2013

Chantale Côté - Auteure




Je n'ai pas de site web.
Mon éditeur est "Les éditions JCL" de Chicoutimi.
Je n'ai pas de compte facebook, mais j'ai l'intention d'en avoir un.
Je ne suis pas sur Twitter non plus.

Mes romans sont vendus au Québec et en France (France Loisirs).

Voici une brève biographie.  Je suis née en 1959 dans la municipalité d’Hébertville, au Lac-Saint-Jean, si vous savez compter, vous avez compris que j’ai 54 ans, mais je réside à Chicoutimi depuis plus de 30 ans.  Je suis l’avant-dernière d’une famille de neuf enfants.  Je suis à l’emploi à l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 1976, où j’ai occupé divers postes de secrétariat, et depuis 10 ans, je suis agente de gestion des dossiers étudiants au module des Sciences de l’administration.  Ça fait 33 ans que je vis avec le même conjoint et nous avons deux filles de 24 et 26 ans.

L’écriture, c’était un rêve.  On rêve qu’on a des ailes pour pouvoir voler, on rêve qu’on fait le tour du monde, on rêve qu’on gagne à la loto, même si on n'achète pas de billet.  Un rêve, c’est irréel, c’est du fantastique, ça met de la couleur dans nos vies quand la grisaille du quotidien nous rattrape.  Rêver, c’est à la portée de tout le monde, ça ne coûte absolument rien.   Mais jamais, au grand jamais, j’ai pensé que ça pouvait être autre chose qu’un rêve pour moi.

À l’adolescence, j’écrivais des petits poèmes, des petites histoires.  La seule qui les lisait, c’était ma petite sœur Catherine, qui avait 5 ans de moins que moi.  D’ailleurs, quand j’ai su que mon premier roman serait publié et que je lui ai annoncé que je réalisais le rêve de ma vie, elle a tout de suite deviné de quoi il s’agissait.  Je lui ai demandé comment elle avait deviné et c’est elle qui m’a rappelé qu’elle était ma seule lectrice dans notre jeunesse.

Quand j’ai commencé à travailler à l’Université à 17 ans, j’ai un peu oublié ce rêve.  Je l’ai mis de côté, plutôt.  Un nouveau travail, une nouvelle ville, l’autonomie sous toutes ses formes, les responsabilités, il y avait beaucoup de choses à apprivoiser.  À 18 ans, j’ai connu l’homme de ma vie, à dix-neuf ans, nous nous installions ensemble, après il y a eu les enfants à 2 ans d’intervalle…  Le temps manquait.   Mon premier roman a été publié alors que j’avais 47 ans.  Il s’est donc écoulé encore plusieurs années avant que je sois prête à me lancer.  On peut donc dire que j’ai muri mon rêve pendant presque 40 ans.

C’est en 2004 que j’ai enfin osé.  J'ai donc soumis mon texte simultanément aux Éditions JCL et au Prix de la Plume saguenéenne, où j'ai décroché les honneurs pour l'an 2006. Quand le bonheur s'en mêle est paru en janvier 2007.


Ce roman-là, Quand le bonheur s’en mêle, c’est un conte de fées.  Mais c’est quoi un conte de fées si c’est pas un rêve réalisé?  C’est pas pour rien que ça a été le premier que j’ai écrit, c’est mon rêve de petite fille qui m’avait suivi depuis mon enfance.  Cette histoire de « Cendrillon » tourne entièrement autour des rêves :  ceux qu’on n’a pas eu, ceux qu’on a voulu, ceux qu’on a tué, ceux qui nous ont étouffé.  On peut le lire en ne voyant que le côté « féerique » de l’histoire avec ses invraisemblances et ses facilités, mais on peut aussi voir plus loin.  Myrianne a toujours cru que son malheur était dû à sa mutité, tandis que Don croyait trouver son bonheur dans la célébrité et la richesse, ce qui était faux dans les deux cas.  Mon but était d’amener les lecteurs à se pencher, ne serait-ce qu’un peu, sur les raisons de leur mal-être, de les amener à considérer plus qu’un aspect de leur mal de vivre, pour peut-être retrouver l’espoir.  Les peurs, les interrogations, les déchirements, les doutes, autant de Myrianne que de Don, je les ai vécus et je les ai vaincus aussi.  Le conte de fées de Myrianne a été de trouver son prince charmant, à l’instar de Cendrillon, mais aussi de découvrir en elle des forces insoupçonnées;  celui de Don a été de retrouver en lui la simplicité du bonheur et de l’amour partagé;  le mien a été de conserver ce que j’avais déjà et d’apprendre à en être heureuse.  Chaque personne peut avoir son propre conte de fées, j’en suis persuadée.

Mon deuxième roman, Doublement infidèle, a, quant à lui, été vendu à France Loisirs à près de 25,000 copies.   C’est un roman à trois voix :  Sandrine, Denis, Gabriel.  Sandrine est une jeune femme naïve, élevée dans un cocon familial sécurisant, qui n’a jamais été confrontée au mal.  Convaincue d’avoir trouvé l’homme de ses rêves, Denis, elle l’épouse rapidement, mais son bonheur est de courte durée.  Le cauchemar est d’autant plus terrible qu’elle doit, à la fois, faire face à la pire des infamies, et revoir ses propres valeurs d’honnêteté, de fidélité et de droiture.  Ce livre parle du bien et du mal.  Est-ce que le bien n’engendre que du bien?  Est-ce que le mal peut surgir n’importe où, dans n’importe quel contexte?  Est-ce que trop d’amour peut mener à la haine?  Je crois que beaucoup de gens peuvent trouver un écho dans l’histoire de Sandrine, qui ignorait le mal, de Denis, qui n’avait rien de bien, et de Gabriel, le père qui avait trop ou pas assez aimé.  Mon roman parle aussi des valeurs, de leur importance, de ce que l’on est prêt à sacrifier pour les garder, des doutes qu’elles peuvent parfois engendrer.  J’ai toujours eu la conviction que tout n’est pas blanc ou noir et que la distinction entre le bien et le mal n’est pas tranchée.  C’est ce que j’ai voulu mettre en lumière avec ce roman.

Mon troisième roman s’intitule Hier et aujourd’hui.  Depuis le 1er mars, il est également en vente chez France Loisirs avec "Quand le bonheur s’en mêle", dans un même volume.   Gilles et Laurianne vivent ensemble depuis trente ans et c’est la rupture.  Laurianne a cinquante ans, elle doit se refaire une nouvelle vie.  Ce n’est pas son choix, Gilles l’a laissée pour une autre femme.  Commence alors, pour Laurianne, une remise en question totale, pas seulement d’elle-même, en tant que femme, mère et épouse, mais de sa vie de couple toute entière.  Le sujet de ce roman n’est pas nouveau, mais si aujourd’hui, le divorce ou la séparation est répandu, c’est beaucoup moins fréquent pour les couples de trente ans et plus.  C’est pourquoi j’ai choisi ce créneau.  Une femme de cet âge, avec trente ans de mariage et l’éducation qu’elle a reçue, s’est souvent oubliée pour les siens et elle ne se connaît plus, elle ne sait plus se faire plaisir.  Je n’ai jamais vécu de séparation, mais j’ai l’âge de Laurianne, j’ai deux enfants adultes et mon couple dure depuis plus de trente ans, je pouvais donc sans difficulté imaginer ce que ce serait de me retrouver seule.  Cependant, après avoir terminé l’écriture de cette histoire, qui est avant tout celle de Laurianne, j’ai voulu ajouter la version de Gilles.  Après tout, dans n’importe quel différend, les torts se partagent et comme tout est une question de perception, il m’apparaissait essentiel d’apporter celle du mari.  Le but n’était pas de le rendre plus sympathique ou de l’excuser, mais tout simplement de lui donner le droit de s’exprimer.

 Mon quatrième roman paraîtra à la fin du mois d’avril et il s’intitulera Billie.  Billie est une femme très indépendante et anticonformiste, qui refuse d’être confinée à son seul rôle de femme.  Le mariage, les enfants, les horaires, les limites, très peu pour elle.  Elle veut vivre libre.  Mais Maud, une adolescente de douze ans, s’impose dans sa vie malgré elle.  Les deux sujets principaux de ce roman, à part l’amour, toujours l’amour, évidemment, sont l’intimidation et le deuil sous tous ses aspects.  Le besoin presque maladif de liberté de Billie découle de cet amour qu’elle se refusait de donner depuis le suicide de sa sœur Mérédith, qu’elle adorait.  Pour Maud, le départ de sa mère pour la France n’est que la suite logique du rejet qu’elle subit à l’école.  Lorsqu’elle fait la connaissance de Billie, elle s’accroche à elle désespérément, tellement elle a besoin d’un modèle pour lui redonner confiance en elle.  Sans le savoir, sans le vouloir, ces deux-là s’apporteront mutuellement la guérison de leurs blessures d’enfance.  Et, inévitablement, il y a Jérémy, le séduisant père de Maud…



Comme vous le constatez, ce sont tous des sujets différents, mais des sujets d’actualité.  Les rêves, réalisés ou non, font partie intégrante de nos vies;  à mon avis, ils sont essentiels à notre équilibre.  Le bien et le mal…  Est-ce qu’une bonne éducation est une garantie de bonheur?  Est-ce qu’une éducation déficiente mène toujours au malheur?  Même les psys n’ont pas de réponse tranchée à nous fournir.  La séparation, le divorce… Aujourd’hui, ce sont ceux qui durent qui sortent de la norme.  On annonce plus souvent de divorces que de mariages.  L’intimidation, on en parle beaucoup, mais on n’en parlera jamais assez.  Ma fille cadette a vécu beaucoup de rejet, je suis bien placée pour savoir que c’est un fléau.  Et que dire du deuil?  Qu’il est partout, qu’on ne peut pas y échapper, que c’est un passage obligé.  Finalement, qu’il faut le vivre pour être heureux.

Je n'ai pas d'horaire fixe pour écrire, étant donné que je travaille à temps complet.  Je prends ça comme ça vient.  J'ai un solarium chez moi et je m'installe souvent là pour écrire, mais je peux le faire ailleurs aussi, sans problème.  Je n'ai pas d'auteurs particuliers qui m'ont influencée, mais j'avoue avoir adoré lire Daniel Pennac dans la saga Malaussène.  Marie Laberge également est un de mes auteurs préférés.  Je lis encore beaucoup, même si j'écris.  C'est un besoin essentiel pour moi, autant que l'écriture.  Je viens de terminer la série "Cinquante nuances de Grey", comme tout le monde ces temps derniers.  C'est intéressant si on ne s'arrête pas seulement aux scènes sexuelles, qui sont tellement nombreuses qu'on s'en lasse un peu.


Je n'ai pas de conseil à donner aux futurs auteurs, sauf peut-être, de persévérer et d'y croire.  C'est ce que j'ai fait.


Chantale Côté







mardi 16 avril 2013

Agnes Ruiz - Auteur


Votre site web : Compte Facebook
Vos éditeurs : Le cherche-midi (France), Parfum d’encre (La courte-échelle Québec), éditions Andara (Québec), un autre en cours…
Compte Facebook : http://www.facebook.com/pages/Agn%C3%A8s-Ruiz-romanci%C3%A8re/294859467191856
Twitter :@AgnesRuizAuteur

Où vos romans sont-ils vendus :
Dans toutes les librairies que ce soit au Québec, en France ou ailleurs par le biais des librairies en ligne


Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis une auteure franco-canadienne. J’ai habité 17 ans au Québec. C’est dans la belle province que mes trois enfants sont nés. Je suis de retour en France depuis 3 ans avec ma petite famille. Demain, nous verrons où nous serons…
J’aime la peinture à l’aquarelle et à l’huile, la lecture. Mais l’écriture a une place à part. Devenir auteur, c’est un rêve de jeunesse qui se réalise.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un livre en main. Je m’inventais des histoires en jouant avec mes Playmobils.

Quel a été votre parcours ?
J’ai complété un baccalauréat en secrétariat. J’ai fait un trimestre à  l’université en droit avant de travailler comme secrétaire. Après plusieurs années à ce poste en France, je me suis mariée puis mon mari et moi sommes partis vivre notre rêve : aller au Canada. J’ai travaillé alors comme représentante, puis secrétaire de nouveau et enfin éditorialiste avant de me consacrer à plein temps à l'écriture, pour mon plus grand bonheur.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Adultes
« Ma vie assassinée ed du Cherche-midi 2011», version ebook et format papier
« L’ombre d’une autre vie » (Première édition JCL 2002 livre épuisé),
« La main étrangère » (Première édition JCL 2003 livre épuisé ) Disponible en ebook ,
« Et si c’était ma vie ? (ancien titre : La rêve de Mady ») » (Première édition JCL 2003 livre épuisé ) Disponible en ebook
Pour la jeunesse :
ma série des Pom-pom Girls 4 titres actuellement disponibles en format papier et publié aux éditions Parfum d’encre (La courte-échelle Québec)
Tome 1 - Une équipe du tonnerre 2012
Tome 2 - Le secret de Brittany 2012
Tome 3 - Tous les coups sont permis 2013
Tome 4 - Coup dur 2013
Une histoire de Noel écrit conjointement avec mon mari, Alain Ruiz, dans « Mon livre de Noel » où on retrouve douze auteurs et illustrateurs québécois. Editions Andara
À côté de ça, il y a plusieurs nouvelles uniquement disponibles en version numérique dans les librairies virtuelles.
Collection "Metro Stories" - nouvelles
- Mélodie en mémoire - Première édition 2012 -
- Trois pâtisseries - Première édition 2012
- Assassinat d'un prêtre - Première édition 2012
- Les âmes vertueuses & De la brume dans le métro - Première édition 2012
- Mr le Président & Eugénie au pays des merveilles - Première édition 2012
- Jour de pluie, jour de rêverie & L'anniversaire de Guillermo - Première édition 2012
- Le conducteur poète et autres nouvelles - Première édition 2012

Collection "Coeur romance" - nouvelles
- La belle naufragée - Première édition 2012

Collection "Chroniques de Transylvanie" -  nouvelles
- Les jeunes mariés - Première édition 2013

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
J’ai un petit faible pour « Ma vie assassinée » tout simplement parce que c’est mon premier écrit et celui qui m’a permis de vivre de ma plume.  D’un point de vue écriture, j’ai eu du plaisir dans chacun de mes titres, sinon, ça ne sert à rien de les écrire, ce sont des genres différents et j’aime explorer plusieurs univers.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Partout, dans chaque situation qu’une journée nous offre, dans une phrase prononcée, une image d’un livre, d’un magazine… De rêves qui me visitent et me murmurent des histoires…



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Rien de bien strict. Je travaille du salon, face à la fenêtre où la vie circule. Mon mari travaille à mes côtés pour ses propres histoires. J’aime écouter de la musique classique. J’essaie de travailler l’après-midi. Le soir est un moment intéressant et silencieux. Les enfants sont couchés et les heures filent vite tandis que mes doigts courent sur le clavier. L’été, c’est un peu différent et je privilégie le soleil et le partage avec les enfants, ils grandissent vite.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Enyd Blyton (le clan des sept), Paul-Jacques Bonzon (Les six compagnons), Bernard Clavel, Claude Michelet, Edgar Allan Poe, Agatha Christie, Jaén Auel, Stephen King, Zola et j’en oublie forcément…

Quels livres vous ont le plus marqué ?
« Mon bel oranger », de José Mauro de Vasconcelos est le seul roman qui m’a fait pleurer dans ma jeunesse. Il y a aussi le fabuleux Jane Eyre de Charlotte Bronté, L’histoire d’Helen Keller, La série de Jean Auel « Les enfants de la terre »,

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr ! et heureusement sinon, je serais triste. La lecture est un excellent ami.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ? « Le jeu de l’ange » de Carlos zafon Ruiz (qui n’est pas de ma famille)

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Il s’agit de phrases qui chantent à l’oreille, qui sont mélodieuses.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
Nous nous étions donnés rendez-vous à l’aéroport de Montréal. Il était en escale et moi je venais de quitter le travail et j’arrivais en autobus.  On a pris un café, et on a discuté brièvement avant que son avion reparte et que je m’en retourne en autobus chez moi. Un premier contact intéressant, très informel.


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je n’ai pas de rituel si ce n’est que j’aime parfois me prendre un café, mais pas systématiquement. J’aime aussi parfois mettre de la musique classique. Rien de coulé dans le béton.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Oui, plusieurs !!! Ce n’est pas toujours facile de choisir lequel mettre en priorité…

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Mon mari et mes enfants.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ? La persévérance, la persévérance, la persévérance ! Et il faut toujours croire en ses rêves !

Emmanuel Leroy


Mon éditeur est J.C.L.

J'ai écrit deux romans publiés dont 'IL ne pleut jamais à Lima' et 'Le fils du Vent', une 'trilogie' en deux volumes, le premier des deux romans étant en deux parties.

Je travaille actuellement sur un roman qui prend place sur le chemin de Compostelle, en Espagne.

Je n'ai pas de site Web et ne suis ni sur facebook ni sur Twitter. (la vieille école)

Mes romans ont été distribués partout au Québec ainsi qu'à Vancouver et sont actuellement en bibliothèque à travers le Québec.

François Guérin - Auteur


http://www.jcl.qc.ca/detail_auteur/103/

Pour l’adresse Facebook : https://www.facebook.com/francois.guerin.7?ref=tn_tnmn

Mon premier roman a été publié en 1998. J’ai pu bénéficier d’un contexte où l’édition était davantage subventionnée qu’aujourd'hui et où le bassin de lecteurs était plus vaste. J’ai donc pu me consacrer à ma passion d’écrire, encouragé par la réception de mes manuscrits de la part de l’éditeur.

Le point de départ de mes livres est toujours différent. J’aime suivre une intuition à propos d’un sujet que j’ai envie d’approfondir. Selon le sujet, les recherches vont suivre et peuvent prendre plusieurs mois. Lorsque j’estime posséder environ la moitié de mon histoire en tête, je démarre l’écriture. Le reste fait partie du plaisir d’écrire où j’aime donner corps à mes personnages et les suivre au fur et à mesure qu’ils se définissent. Quelquefois, je ne sais pas comment le roman va s’achever; d’autres fois, je sais comment il se termine mais pas comment il commence! Et enfin d’autres fois, je suis à la lettre un plan bien ordonné du début à la fin. Cette variété d’approche est dictée par les sujets que je traite. Jusqu’à présent, elle n’a jamais été deux fois la même. D’une approche rigoureuse, imposée par la vérité historique, comme dans Messire Benvenuto à une approche plus libre comme dans La Peur du pire, le style et la démarche varient chaque fois.

Écrire un nouveau roman est également un défi d’écriture au sens où je cherche à ne jamais user des mêmes formules. La plupart du temps, j’utilise une narration à la première personne, parce que j’y suis plus à l’aise, mais à quelques reprises, je me suis essayé à la 3e forme, toujours conformément au souhait de mieux servir le récit. Le style également varie, toujours en fonction des personnages que je raconte. Les personnages et l’histoire sont les principaux moteurs de mes romans. Ce que je préfère le plus, c’est de me transposer dans la peau de personnages pour mieux comprendre ce qu’ils sont et essayer de deviner leurs pensées et leurs gestes dans telle ou telle situation. De ce fait, il n’y a rien d’autobiographique dans mes récits.



Je n’ai non plus aucun rituel ou habitude. En revanche, la rédaction d’un roman se prépare chaque jour dans ma tête. Lorsque j’ai un moment de libre, j’enchaîne ce que j’ai imaginé avec ce que j’ai déjà écrit. J’utilise un ordinateur et ses outils linguistiques pour toute la commodité que cela procure, mais également parce que la vitesse de rédaction à l’ordinateur correspond à mon rythme d’écriture. Écrire à la main est trop lent et me fait perdre le fil. Pour respecter mon rythme, je travaille par jets successifs. Le véritable travail commence une fois le premier jet du roman terminé. J’adore ce travail de relecture et de peaufinage du texte, la fluidité des enchaînements, le maintien de l’intérêt, le choix du mot juste, la tournure de phrase au service de l’image. Contrairement à beaucoup d’auteurs qui détestent les corrections d’épreuves, j’y trouve un grand plaisir, d’autant qu’il permet de bénéficier d’un regard extérieur, le réviseur, et qu’il s’agit de la dernière chance de donner la touche finale au texte. Quand le roman est publié, il représente le maximum de ce que j’ai pu faire.

Raconter une histoire est-il encore pertinent de nos jours, où tout semble avoir été dit et où le lectorat est constamment partagé entre de plus en plus d’intérêts et de loisirs? J’aime croire que oui, car les histoires servent à refléter notre époque et peut-être à mieux la comprendre. En revanche, il faut reconnaître que la place de l’écrivain s’amenuise. Être édité apparaît toujours comme une sorte de miracle qui fait rêver, mais force est d’admettre que le statut de l’écrivain, encore méconnu, recule chaque jour un peu plus. Pour ma part, j’insiste sur le fait qu’écrire est avant tout un immense plaisir et que c’est uniquement ce qui doit d’abord motiver le temps et l’énergie qu’exigent la préparation et la réalisation d’un roman.

jeudi 11 avril 2013

Chantale Potvin - Auteure

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Votre site web : www.chantalepotvin.com
Vos éditeurs : Les éditions JCL pour Le Pensionnaire et Ta gueule, maman et moi-même pour Les coulisses de l'intimidation
Compte facebook : Oui, au nom de Chantale Potvin

Où vos romans sont-ils vendus : Mes romans se vendent BEAUCOUP dans ma ville natale, Roberval et dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'en vends aussi beaucoup à Québec et dans les communautés autochtones.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ? Née en 1969 à Roberval, j'enseigne le français en 5e secondaire depuis 1993. Je suis aussi journaliste et mère de deux enfants nés au, une fille en 1990 et un garçon en 1992. Je serai mamie grâce à ma fille en septembre 2013!

D’où vous est venue l’envie d’écrire ? Un très vieux rêve que j'ai réalisé après avoir frôlé la mort en 2002.

Quel a été votre parcours ? Celui d'une femme qui a beaucoup souffert, mais qui a toujours combattu pour garder le sourire...

Quels sont vos romans disponibles en librairies ? Ta gueule, maman et Les coulisses de l'intimidation.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ? Le Pensionnaire, c'est un roman qui traite des pensionnats indiens... Avec les recherches et les entrevues réalisées pour ce livre, j'ai compris que le Canada gardait un vieux secret et comme mon roman est le premier au pays à parler de ce sujet, c'est mon préféré. Je suis fière d'avoir montré à mon peuple, les Blancs, tout ce qu'ils avaient fait subir aux Autochtones.

Où puisez-vous votre inspiration ? Dans mon coeur!



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire. Le soir et les fins de semaine, quand la vie me le permet.

Quels auteurs vous ont le plus influencée ? Amélie Nothomb, Victor Hugo et Paul Eluard 

Quels livres vous ont le plus marquée ? Dieu et nous seuls pouvons et Un loup est un loup de Michel Folco. J'ai aussi une tendresse particulière pour Survivre avec les loups de Misha Defonseca. (Et bien d'autres évidemment!) Avez-vous encore le temps de lire ? Oui. Y'a que la mort qui m'en empêchera.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ? Ces temps-ci, je lis la bible. Je me concentre sur certains extraits comme celui-ci: Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant, un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures, un temps pour démolir et un temps pour construire. Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s'en abstenir. (...)

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ? C'est de parfaire un moment avec des mots... les plus magnifiques mots!

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ? Ce fut par téléphone, mais je connaissais M. Larouche depuis de nombreuses années.

Pour le plaisir... Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je dois être seule dans la maison, boire de l'eau et avoir une douce musique de fond ou une musique appropriée qui joue. Quand j'ai écrit Le Pensionnaire, j'ai dû écouter le Requiem de Mozart 50 fois!

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ? Le téléphone

Avez-vous un projet de roman en cours ? Oui, sur la dépendance affective

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ? Ma soeur jumelle Nathalie, ma mère, des amis et plusieurs de mes élèves.

Une citation qui vous a marquée ? "Nous sommes riches aussi de nos misères" d'Antoine de Saint-Exupéry

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ? Oui, touchantes surtout! Je raconte celle où un Amérindien m'a suppliée de rencontrer Le Pensionnaire... Il voulait LE voir! J'avais créé ce personnage de toutes pièces. Après lui avoir expliqué que c'était fictif, tout en pleurant, il m'a regardé dans les yeux et m'a dit: "Si vous avez si bien compris ce que nous avons vécu dans les pensionnats, c'est que vous êtes un ange et on ne s'obstine pas avec les anges".

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ? Prenez votre plume, trempez-la dans l'encre de votre coeur, de vos connaissances et de vos souvenirs et foncez!

jeudi 28 mars 2013

Claudette Picard - Auteur





Claudette Picard

Éditeurs : Éditions Naaman, Sherbrooke, Maison des Mots, Éditions de la Paix, Sur l’air des mots et Prologue.ca
Compte Facebook : http://www.facebook.com/claudette picard
Twitter :inscrite mais inactive.
Mes romans sont vendus : Prologue.ca, Arahambault et aux Éditions de la Paix.

Mon parcours

Enfant, je voulais vite apprendre à lire et à écrire. Très tôt, j’ai dévoré tous les livres de la bibliothèque de mon village, à St- Adrien de Ham. Vers huit ou dix ans, j’écrivais des poèmes et des chansons que je fredonnais toute la journée. J’aurais voulu devenir comédienne ou chanteuse mais je fus institutrice et mère de trois enfants.

Je décidai vers trente cinq ans de réaliser mes rêves, je m’inscrivis à des cours de théâtre et à un collège d’annonceurs. Je réussis à devenir animatrice d’émissions pour enfants. Des marionnettes furent intégrées à ces émissions. Un théâtre de marionnettes fut construit et de nombreux spectacles furent présentés partout en province.

En 1980, je devins professeur dans une réserve amérindienne et suite à cette expérience, j’écrivis l’autre côté du lac. C’est probablement le livre qui me valorisa le plus, j’y mis beaucoup de mon âme. J’écrivais tout l’avant-midi, je m’isolais complètement et la discipline que je m’imposai me permit de terminer ce manuscrit publié en 1986 à la Maison des Mots. Il fut d’ailleurs traduit en anglais par Sheryl Deimert.

Je préfère écrire le matin, mon esprit est plus clair et j’essaie de ne pas me laisser déranger par le téléphone ou quoi que ce soit d’autre.

Mon environnement est simple : l’ordinateur occupant la place, je perds la notion du temps et du réel et je m’envole vers mon imaginaire qui répond à l’appel. La poésie a toujours fait partie de ma vie, c’est une beauté intérieure qui s’infiltre dans l’écrit,  une sensibilité faite de nuances qui se glissent dans les textes où le symbolisme est bien présent.

J’ai toujours un roman en chantier. Maintenant, c’est « Chambre à louer», je le relis et je n’en finis plus, il s’agit de le présenter à un éditeur, lequel, voilà le grand dilemme de l’écrivain, trouver un éditeur.



J’ai toujours pris le temps de lire. Plusieurs auteurs ont influencé mon écriture : Gabrielle Roy, Paul Auster, Jean-Paul Dubois…. Je ne finirais plus d’en énumérer.

Présentement, je lis Emmanuelle Bernheim . Une nouvelle auteur dont je découvre le style bref et incisif.

Le premier éditeur qui me remarqua fut Antoine Naaman, professeur de philosophie à l’université de Sherbrooke, je fus vivement impressionnée par le charisme de cet homme qui me signifia que pour devenir écrivain, ce n’était pas seulement le talent qui comptait mais la persévérance avant tout.

Cet éditeur remarqua mes contes pour enfants et la marionnette qui présentait mes spectacles donna son nom à mon premier livre jeunesse : Florence raconte douze belles histoires.

Je suis probablement toujours restée proche des enfants. Plusieurs de mes livres en témoignent. Mon dernier livre, Dihya, reine berbère, publié aux Éditions de la Paix en 2013 est destiné à un public à partir de douze ans.

Mes deux petits-fils, Zacharie et Léonard furent les premiers lecteurs de Dihya, reine berbère, de même qu’Angélie. Tous les trois ont douze et treize ans, et ils m’ont dit que j’avais tout ce qu’il fallait pour devenir écrivain, ce qui m’a bien fait sourire. Ce livre se retrouve dans toutes les librairies du Québec.

Une citation marquante, la mienne, puisqu’on la retrouve partout sur le net : «L’acceptation, c’est la mort, il faut lutter toujours, ne pas se laisser abattre, réinventer la vie.» (Extrait de l’autre côté du lac)

Le seul mot d’encouragement que je peux me permettre de donner à un jeune auteur, c’est de persévérer, surtout si tu aimes ça et que tu as du talent.

mercredi 13 mars 2013

Dominic Bellavance - Auteur



Dominic Bellavance
Votre site web :

Vos éditeurs :
Les Six Brumes, Coups de tête et Porte-Bonheur

Compte facebook :

Twitter :

Où vos romans sont-ils vendus :
Partout en librairie, au Québec et peut-être en France si vous êtes chanceux. La plupart de mes nouveautés sont aussi disponibles en numérique.



Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis un concepteur-rédacteur pigiste basé à Québec. J’écris mes livres entre deux contrats de travail. Comme beaucoup de Québécois, j’adore l’été et je déteste l’hiver. J’aime faire du patin à roues alignées et des parties de tennis amicales durant la saison chaude. L’hiver, j’envie les ours. J’investis beaucoup de temps chaque années dans les téléséries américaines.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Ça m’est venu quand je travaillais dans une usine de désossage de porcs. Je trouvais le travail trop routinier, au point où je me mettais le ceveau à “off” et je continuais mon travail en pensant carrément à autre chose. Des histoires me sont venues à l’esprit à ce moment-là. C’est ainsi qu’est née Alégracia, ma première série jeunesse.

Quel a été votre parcours ?
J’ai publié mon premier roman en 2005, alors que j’avais 23 ans. Je n’avais pas fait d’études sérieuses en littérature. C’est par la suite que je me suis intéressé à la théorie. Après avoir complété un DEC en Techniques d’intégration multimédia en 2006, j’ai entrepris des études à l’Université Laval en création littéraire, littérature québécoise et rédaction professionnel. Je viens tout juste d’obtenir mon baccalauréat.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Les limbes des immortels (série Les clowns vengeurs), Roman-réalité et Toi et moi, it’s complicated. Les livres de ma série Alégracia sont malheureusement épuisés.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?
J’ai aimé écrire tous mes livres, évidemment, mais je crois avoir préféré travailler sur Alégracia et le Serpent d’Argent, car à l’époque je n’étais pas encore publié et je n’avais aucune contrainte. Aucune que je m’imposais consciemment, du moins.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans mes lectures, sur Internet, chez l’être humain en général. Je n’ai pas de source d’inspiration précise.

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Dans mon bureau, c’est toujours le bordel. J’essaie parfois de faire le ménage, mais ça insulte le bordel, et il revient avec des renforts.

Sinon, j’écris surtout le matin. Et jamais sans mon café. (Je bois du Nescafé instantané, -1 pour le raffinement.)

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Il y a les contemporains dont j’aime vraiment la plume, comme Jacques Côté, Patrick Senécal et India Desjardins. Également quelques écrivains étrangers comme Terry Pratchett pour son humour et George R. R. Martin pour son souffle.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Si on peut inclure les bandes dessinées, je dirais la série Paul de Michel Rabagliati, en particulier Paul à Québec. Les chroniques de voyage de Guy Delisle m’ont aussi laissé d’excellents souvenirs.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr! Depuis 2012, je me suis même lancé le défi de lire au moins 100 livres par année. À date, c’est bien parti. Je le fais autant par plaisir que par devoir.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
What the Dog Saw, de Malcolm Gladwell. Je trouve que c’est son moins bon, à date.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
C’est une envolée stylistique. Je vois ça comme une épice : mets-en un peu ça donne du goût, vide la bouteille et ça devient vite indigeste. En général, je préfère les romanciers qui recourent à l’écriture poétique avec parcimonie.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?
Je ne suis pas sûr de m’en souvenir à 100 %! Je crois que c’était au lancement du recueil de nouvelles Équinoxe, fait à l’Université Laval par Les Six Brumes. C’est d’ailleurs à ce moment que je leur ai remis mon premier manuscrit d’Alégracia (ne faites jamais ça, en passant).


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je me fais un café, je m’assois et j’écris. Souvent, je choisis une chanson que je fais jouer en boucle dans mes écouteurs. Ça me permet d’atteindre mon flow state plus rapidement. [Désolé, j’ai pas de traduction pour cette expression, mais Wikipédia n’a pas l’air d’en avoir non plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_(psychologie)]

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Internet. Toujours Internet. Internet, qui demande mon attention. J’ai une relation amour/haine avec Internet.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Plus qu’un, même.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Parfois, ma blonde. D’autre fois, personne. Avant, j’avais l’habitude de faire lire mes manuscrits à une panoplie de gens, maintenant je suis plus discret avec mes écrits.

Une citation qui vous a marquée ?
« The whole problem with the world is that fools and fanatics are always so certain of themselves, but wiser men so full of doubts. », de Bertrand Russell. Ça explique pas mal de choses.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Bien sûr, mais ça, ça reste entre moi et mes lecteurs.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Prendre la peine de s’écouter. Considérer les refus comme de l’expérience. Persévérer, mais lâcher prise quand c’est nécessaire. Des romans, parfois, on en écrit des bons, d’autre fois on produit des torchons qui méritent la poubelle. Et c’est bien comme ça.