Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

lundi 17 décembre 2012

Sylvain Johnson - auteur



Mon site web : http://www.sylvainjohnson.wordpress.com
Mon éditeur : Les éditions Porte Bonheur de Montréal.
Compte Facebook : http://www.facebook.com/sylvainjohnsonecrivain
Twitter : @johnsonsylvain


Où mes romans sont-ils vendus :
Dans la plupart des librairies du Québec (Archambault – Renaud-Bray – dans les librairies indépendantes). Ils sont distribués par Prologue dans toute la province. On les trouve aussi en ligne sur le site web de mon éditeur : http://www.editionscram.com/porte-bonheur. Ou sur le site des librairies indépendantes : http://www.ruedeslibraires.ca.

Qui êtes-vous, en quelques lignes :
Mon nom est Sylvain Johnson. Je suis né à Montréal, grandi dans la municipalité de Sainte-Thècle et fais mes études collégiales en « arts et lettres » à Shawinigan. J’ai travaillé à Montréal pour de grosses compagnies, dans leurs sièges sociaux et je travaille maintenant dans le système de santé. Je vis à Laval, passe aussi beaucoup de temps aux États-Unis d’où ma femme est originaire.

D’où vous est venue l’envie d’écrire :
Ma mère nous a encouragés à lire dès l’école primaire. En raison de troubles de santé, j’ai passé beaucoup de temps à la maison à lire. J’ai grandi avec la littérature et le cinéma fantastique, ce qui a influencé mon style littéraire. À l’école secondaire, j’ai compris que j’aimais non seulement écrire, mais que les gens aimaient aussi mes textes. J’adorais les faire réagir, les choquer, les surprendre. C’était aussi ce que j’aimais le plus faire.

Quel a été votre parcours :
Ce ne fut qu’en 2009 que j’ai finalement réussi à être publier. J’ai collaboré avec deux de mes nouvelles à une anthologie littéraire franco-américaine, dirigée par l’écrivain américain Norman Beaupré. Ensuite, j’ai publié d’autres nouvelles dans des revues spécialisées dans le genre – Solaris, Horrifique et Freaks. Mon premier roman « Le tueur des rails » fut publié aux Éditions Popfiction en 2010, mais l’éditeur a malheureusement fermé ses portes cinq mois plus tard. En 2011, les Éditions Porte Bonheur de Montréal m’offraient un contrat pour la réédition du « Tueur des rails » et d’un nouveau roman « L’esprit des glaces ». Ces deux ouvrages sont sortis à la fin de 2012. J’ai d’ailleurs participé à mon premier salon du livre, celui de Montréal au mois de novembre 2012. D’autres projets sont à venir en 2013.



Quels sont vos romans disponibles en librairies :
Le Tueur des rails et L’Esprit des glaces. Tous les deux publiés aux Éditions Porte Bonheur.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi :
L’esprit des glaces, mon dernier. Peut-être parce que justement c’est mon dernier. J’ai dû le réécrire à trois reprises sur une période de deux ans, éliminant des personnages, en rajoutant d’autres. L’histoire m’obsédait et j’y pensais jour et nuit. Les thèmes dans le livre sont aussi très proches de choses que je vivais à l’époque. C’est la première fois que j’ai aussi eu l’idée d’en faire une série. J’espère publier d’autres tomes de la saga de l’Esprit des glaces.

Où puisez-vous votre inspiration :
De partout. Des gens autour de moi, des rencontres que je fais. D’évènements dans l’actualité, dans les romans que je lis, dans les discussions autour d’un bon verre de vin avec des amis. Des sons, des odeurs, des impressions, des rêves. Ma femme est aussi une muse incroyable. Rien n’y échappe, peut-être même que ce site va m’inspirer une idée pour une nouvelle, qui sait?

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire :
J’aime écrire le matin, très tôt, quand mon esprit n’est pas encore pollué par les éléments du quotidien. C’est aussi là que je suis le plus reposé. Je suis un fanatique de la routine. Je n’écris pas si j’ai le moindre indice selon lequel je vais être interrompu. Il me faut le silence complet pour me retrouver dans la zone, dans cet état de transe où je perds le contrôle de mes doigts qui dansent sur le clavier, où le temps n’a plus aucune importance. Je n’écris pas tous les jours, mais j’aimerais bien pouvoir le faire. J’écris le plus souvent possible, en particulier si je suis en pleine écriture d’un roman. Je m’installe à mon bureau, isolé du reste du monde, devant mon portable et avec un bon café fumant.

Quels auteurs vous ont le plus influencé :
Je suis de cette génération qui a grandi avec les Stephen King, Peter Straub, Dean Koontz, Anne Rice et Clive Barker. J’ai aussi lu et apprécié plusieurs classiques de la littérature, durant mes années au Cégep. Anne Hébert est l’écrivaine québécoise que j’ai le plus appréciée, alors que Albert Camus m’a vraiment touché par ses écrits.

Quels livres vous ont le plus marqué :

Mon premier souvenir d’un livre remonte alors que je n’avais pas encore dix ans. Le titre était « Le trésor du lapon ». Emprunté à la bibliothèque, c’est le premier livre que j’ai lu et je n’ai jamais été capable de le retrouver depuis. Dead Zone de Stephen King est probablement le roman contemporain qui m’a le plus marqué et que j’ai relu à plusieurs occasions.

Avez-vous encore le temps de lire :
Je lis sans arrêt, au lit, pendant les repas, durant les marches et si je pouvais, je lirais alors que je conduis ma voiture. Je crois que c’est essentiel pour un écrivain de lire, que ce soit pour alimenter l’imagination ou améliorer l’écriture. C’est aussi mon passe-temps préféré, celui qui me procure le plus d’émotions.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment :
Je lis plusieurs livres à la fois. Je suis en train de lire « 999 Rue Bélial » d’une écrivaine française du nom de Gaëlle Dupille et « L’homme de sang » de l’écrivain d’horreur John Steelwood. J’ai aussi amorcé la lecture du nouveau Dominic Bellavance « Les limbes des immortels » de la populaire série des « clowns vengeurs ».

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman :
Très bonne question. Je crois qu’il s’agit d’une écriture belle, qui joue avec les mots, les idées et embellit le plaisir de la lecture par sa beauté.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur :
Pourquoi pas? C’était dans un restaurant St-Hubert de Laval. Au bar, afin de discuter devant une petite bière froide. Juste avant l’heure du lunch, donc nous étions pratiquement seuls. Nous avons discuté un long moment, parlant de projets possible et je lui ai parlé de mes livres, de mes ambitions, de ma vie. Il m’a expliqué ce que sa maison d’édition était, ce qu’elle faisait. Nous avons passé un très bon moment et je suis ressorti de cet entretien avec deux contrats en main. J’étais tellement nerveux de le rencontrer et il s’est avéré être un homme généreux, gentil et très terre-à-terre.

Quels sont vos rituels d'écriture :
Silence. Je dois tout d’abord faire ma tournée de certains sites sur l’Internet. Facebook. Twitter. Le site de mon éditeur et un petit tour sur SRC.CA pour découvrir l’actualité du jour. Ensuite, mon café est prêt, avec deux sucres et de la crème à la vanille. Je relis le plan que j’ai fait la veille. Ce qui me permet de comprendre où mon récit s’en va, même si la moitié du temps le fil du récit va s’en aller dans la direction opposée à ce que j’avais prévu. Ensuite, je relis le dernier chapitre que j’ai écrit, pour me remettre dans l’ambiance et voilà, je peux commencer à écrire.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez?
La sonnerie du téléphone. Les plaintes du chien qui veut aller faire un tour en voiture. Quand on cogne à la porte. La musique. Les discussions. Des bruits de constructions. Une mouche qui me vole autour comme si j’étais une vieille banane en train de pourrir. Une soudaine envie d’uriner. Quand il fait trop chaud, trop froid. Le manque de café et le long trajet en direction de la cuisine. Une panne de courant et mon portable dont la batterie est vide. Le voisin qui tond le gazon et qui hurle à sa femme de lui apporter une nouvelle bière. Les sirènes de police, d’ambulances ou de pompiers. Bref, presque tout. Je suis insupportable quand je suis en pleine séance d’écriture.

Avez-vous un projet de roman en cours :
Oui. Je suis en ce moment en train d’écrire un roman et je suis très excité. Vous êtes la première à qui j’en parle. Il s’agit d’un récit fantastique dont l’action se déroule durant l’époque du goulag soviétique, ces camps de travail forcé au cœur de l’Union Soviétique, dans la Sibérie glaciale durant les années 40 et 50. C’est un sujet très sombre, très difficile.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication :
Mon ami Norman Beaupré, qui est aussi un écrivain, ayant à son actif plus d’une demi-douzaine de romans. Je le fais aussi lire à un ou deux autres amis, question de le corriger et de le rendre meilleur avant de le soumettre. Ensuite, mon éditeur.

Une citation qui vous a marquée :
J’ai une très mauvaise mémoire – chaque fois qu’une citation me fascine, me marque, je l’inscris et je l’oublie. C’est navrant. Je suis aussi incapable de me souvenir de la moindre blague.


Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs :
Je crois que chaque fois qu’un étranger, qu’une personne qui ne me connaît pas achète et lit votre roman, m’en parle et me dit qu’il aime, c’est pour moi surprenant. J’arrive encore mal à m’y habituer.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?
Ne jamais abandonner, même après une quantité de refus extraordinaires. Écouter les critiques, mais sans nécessairement suivre tous leurs conseils. Le même roman peut être refusé par deux éditeurs différents pour des raisons complètement opposées. J’ai déjà vécu cela. Y aller de votre instinct, travailler fort et ne pas désespérer. Soumettre vos manuscrits à des maisons d’édition qui publient des œuvres similaires aux vôtres et passez à autre chose. Écrire, lire et écrire. Travaillez et retravaillez vos manuscrits.

Être patient, le monde de l’édition est une très lente machine. Tout semble y bouger d’une lenteur cadavérique. Ne pas prendre les délais de manière personnelle.

Avoir du plaisir dans ce que vous faites, sinon ça ne vaut pas la peine de continuer.



mardi 11 décembre 2012

Lysette Brochu - auteure





Votre site web : www.lysettebrochu.com
Vos éditeurs : Éditions du Vermillon à Ottawa et Studio Premières lignes à Gatineau, et pour les collectifs, chez l'Harmattan, Vents d'Ouest et autres...

Où vos romans sont-ils vendus ?
on peut les commander en librairie, ils sont chez Prologue, on les trouve en ligne (Amazon.ca ou sur le site du RÉCF http://avoslivres.ca/auteur/?id=3292, ou chez Renaud-Bray et Archambault, entre autres…,) et à l'International  : chez Albert le Grand en Suisse
20, rue de Beaumont CH 1701 Fribourg Téléphone  :(26) 425 85 95 Télécopieur  :(26) 425 85 90
ou
à la Librairie du Québec en France Paris, France 30, rue Gay-Lussac 75005
Téléphone  :01 43 54 49 02 Télécopieur  :01 43 54 39 15
ou
ils se vendent à la librairie L'or des Étoiles à Vézelay en Bourgogne

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Qui êtes-vous, en quelques lignes  ?

Née en 1946, à Sudbury. J'habite à Gatineau depuis plus de quarante ans. Je suis née d'un père québécois et d'une mère franco-ontarienne. Parfois, je me qualifie « « 'Ontabéquoise » », car si vous aviez vu les chicanes lors des élections ou du référendum de 1976, vous comprendriez pourquoi... J'ai terminé une longue carrière dans l'enseignement à l'Université du Québec en Outaouais. J'enseignais aux Sciences de l'éducation et aux Études langagières. J'ai aussi assumé des tâches de chroniqueuse culturelle pour quelques années, pour plusieurs cybersites (Planète Québec entre autres) et pour la revue Week-end outaouais du journal Le Droit. Même si je donne encore un cours à la Formation continue de l'Université d'Ottawa, que je voyage partout afin de donner des ateliers, des conférences ou des animations, je consacre le reste de mon temps à l’écriture et ce, depuis douze ans, publiant deux recueils de tableaux de vie qui ont su toucher le cœur de mes lecteurs, un recueil de poésie, un de nouvelles, onze livres pour enfants et un récit épistolaire, fruit d’une résidence d’écrivaine à Vézelay. J'ai aussi publié nombreux textes poétiques et autres écrits dans des revues et collectifs d’ici et d’outre-mer. Paraîtra sous peu, un roman de moeurs au titre accrocheur  :« « Brûlants secrets de Marianne » »

Finaliste au prix littéraire Le Droit (2003), pour mon livre Moi, Mabel, la vache volante, Finaliste au Grand Prix d’excellence - IVes Jeux de la francophonie de la Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais (2007), Finaliste au Prix Huguette Parent du (ROPFO) Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (2009). Membres de nombreux jurys et d’associations (AAOF, UNEQ, AEQJ, AAAO). J'ai quatorze petits-enfants qui sont souvent le moteur de mon écriture. http://www.lysettebrochu.com/


D’où vous est venue l’envie d’écrire  ?

Adolescente, je ne rêvais pas encore de publier. Pour moi, les écrivains étaient de mystérieux génies, une race à part. Depuis longtemps enterrés, ces hommes portaient des noms nobles et dignes  : Chateaubriand, Corneille, Molière, Hugo, Balzac, La Fontaine, Mauriac, Flaubert, Lamartine, Stendhal. Je souhaitais alors être entourée de livres, passer ma vie à feuilleter les œuvres des autres, à me rapprocher de ces penseurs que j’admirais...
Il a fallu quelques années avant que je rencontre un écrivain, en chair et en os. C’était dans un cours du soir, en lettres, à l’Université d’Ottawa. Comment oublier cette expérience ?   Aston Miron venait de publier son Homme rapaillé et là, devant nous, il déclamait passionnément : grands hommes, classe écran, qui avez fait de moi le sous-homme, la grimace souffrante du cro-magnon.

J’étais sous le charme et sous le choc de sa grâce poétique, n’ayant jamais entendu quelqu’un parler ainsi. Après avoir observé la gestuelle de l’auteur, sa prestance, ses mimiques, étudié son regard, l’avoir écouté attentivement nous lire une strophe et puis une autre, me vînt une envie folle de publier moi aussi un jour.... Ses paroles me secouaient, m’enchantaient, aiguillonnaient mon esprit engourdi. En même temps, je découvrais qu’un auteur était un homme ordinaire; qui riait, lançait des blagues, se mouchait comme tout le monde! Surtout, je me rendais compte que la littérature ne se limitait pas à la narration d’une histoire… C’est peut-être ce soir-là, grâce au témoignage du poète, que je reçus la passion des lettres, à partir de ce moment, je commençai à croire que tout était possible. D’après Miron, il ne fallait jamais décrocher de nos ambitions, la qualité première de l’écrivain étant la persévérance.




Quel a été votre parcours ?

Au printemps de l’année 1978, j’ai osé envoyer, sans rien dévoiler à mes proches, deux de mes poèmes narratifs, truffés de biffures au crayon, pardon, aux Éditions Commoner’s à Ottawa. J’avais ouï dire qu’on cherchait des écrits d’auteurs pour une première anthologie française de l’Outaouais. Je m’attendais davantage à recevoir une critique, une opinion, une rétroaction, même essuyer une rebuffade, qu’une chance à la publication. Je ne me souciais pas encore de réussir dans le domaine de l’écriture.

Lorsque j’ai enfin reçu une lettre m’annonçant que mes deux textes paraîtraient dans Bing sur la Ring, Bang sur la Rang, d’abord mon cœur bondit, et puis j’ai pensé qu’un heureux hasard y était pour quelque chose, que les coordonnatrices du projet s’étaient trompées, qu’il y avait méprise, que je recevrais tôt ou tard un mot m’avertissant qu’il y avait eu « erreur ».  Comment mes pauvres écrits pouvaient-ils se retrouver dans un livre où figuraient les noms des grands William Chapman, Simone Routhier ou Jean Ménard ?


Mes tout premiers livres en librairie ?

Marie-France et son ange suivi de Moi, Mabel, la vache volante. Classé dans la catégorie « livre pour enfants de 4 à 8 ans ».


Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

Pour adultes :

•    Mes lettres et poèmes à Jules Roy
•    Parfum de rose et de tabac
•    Saisons d’or et d’argile. Tableaux de vie
•    Pas de deux
•    Haïti, je t’aime ! Ayiti, mwen renmen ou !

Pour enfants :

•    Camille et la fête de l'Action de grâce
•    Florence et la Sainte-Catherine
•    Jérôme et la fête des toutous. Conte
•    La princesse Isabelle et le prince Bruno. Une amourette de la Saint-Valentin
•    Les folies du poisson d'avril
•    Marie-France et son ange
•    Moi, Mabel, la vache volante
•    Myriam, la dévoreuse de livres
•    Mystère des chaussettes (Le)
•    Ottawa. Une nouvelle légende
•    Tête froide
•    Cheveux bouclés et queues en tire-bouchon


Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?

J'aime beaucoup écrire des récits de vie, Saisons d'or et d'argile ou Parfum de rose et de tabac. Les récits de vie ont un pouvoir transformateur mystérieux. Chaque lecteur, habité par son histoire personnelle, rencontre un autre « je » et sort de son isolement. La magie opère ! Feux d’artifice ! Les souvenirs se réveillent, éclairent parfois des pans entiers du passé, modifient l'avenir. Le liseur sourit, rit, verse même une larme… ne sera plus jamais le même. Rien n’est banal, même l'anecdotique. Le moindre tableau peut devenir trésor de littérature ou étincelle de lumière. Dans une société qui change à un rythme effarant, le récit de vie vient aussi combler les trous de mémoire collectifs. Et je reçois beaucoup de courriels de lecteurs et de lectrices… ce qui m'encourage.


Où puisez-vous votre inspiration ?

Souvent, lorsque je rencontre des lecteurs et des lectrices dans les Salons du livre ou ailleurs, la première question qu’ils ou elles me posent est la suivante :

Où trouvez-vous vos inspirations ?

Je réponds « partout ».

Souvent, au départ, tout est déclenché par un sentiment, un ou des mots, des impressions, des notes que j’ai écrites dans mon carnet, un titre, une anecdote qu’on m’a racontée, un thème. Mon matériel est puisé de ma vie, c’est tout ce que j’ai. Voilà la source de mon inspiration ! Je ne dois pas trop en parler au début, la magie risquerait de se perdre. Parfois, lorsque je décide d’écrire un tableau de vie, je retourne dans mon passé, souhaitant mettre de l’ordre dans mon chaos intérieur, voulant retrouver mon équilibre, boucler une histoire non terminée, embellir certaines parties de mon histoire, mieux me comprendre, comprendre mes proches ou des événements…

Exemple d'une inspiration pour un livre pour enfants  : Un jour, j’aperçus dans un champ, au pied d’une colline lointaine, un troupeau de vaches qui broutait et sur un des versants de l’élévation, des hommes presque minuscules qui se préparaient à décoller en deltaplane. J’étais avec une amie-photographe. Immédiatement, elle me dit :

— Une vraie chance ! Nous allons voir des vaches volantes.

Elle se trouva un angle et vraiment, grâce à une tricherie optique, sur la photo qu’elle avait prise, on aurait dit que les vaches avaient des ailes.

Étrangement, même après plusieurs heures, je n’arrivais plus à décrocher d’une image bête qui revenait sans cesse dans ma pensée, celle d’une grosse vache qui se promenait au-dessus des villes et des nuages et qui risquait de valdinguer. Pour chasser cette vision animale surréaliste que j’avais engrangée dans ma mémoire et qui m’obsédait, je fouillai dans mon sac, trouvai un stylo et j’écrivis en trois ou quatre feuillets, le récit un peu dingue de Moi, Mabel, la vache volante.


Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.

Le lieu où j’écris ? Il est privé. J’ai un bureau au sous-sol de notre maison où l’on y trouve un ordinateur et un numériseur, une imprimante, une photocopieuse, un pupitre et une bonne chaise, des dictionnaires, un petit frigo où je garde des bouteilles d’eau, une réserve de papiers, nombreux dictionnaires (dictionnaire des idées de Roubaix, dictionnaire des onomatopées, des cooccurrences, de rimes, etc.).

Facilement distraite, j’écris entre les coups de téléphone, les travaux ménagers, la cuisine, les visites de mes enfants et de mes petits-enfants (j'en ai quatorze) et quoi encore ? J’essaie d’être devant mon Mac vers 9 h 30. Mais je ne suis pas une personne disciplinée… Je me laisse déranger. J'aime ça comme ça.


Quels auteurs vous ont le plus influencé ?

Stéfan Zweig, Gabrielle Roy, Claire Martin… J'aime leur écriture simple et fluide. J'aime aussi Laure Adler. Je ne sais pas s'ils m'ont « influencée », je l'espère.

Quels livres vous ont le plus marqué ?

Le Monde d'hier de Stefan Zweig, Si c'est un homme de Primo Lévi, La Détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy, Dans un gant de fer et La joue droite de Claire Martin, Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, Fiesta de José-Luis de Vilallonga, et plus récemment, entre autres, Suite française de Irène Némirovsky et L'origine de la violence de Fabrice Humbert.

Avez-vous encore le temps de lire ?

OUI !  Je le trouve ou le vole le temps… Lire, lire, lire… Je ne connais pas d’écrivains qui ne lisent pas beaucoup !

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?

Mattawa à contre-courant de Benoît Cazabon et un autre qui est sur ma table de chevet Avenue des Géants de Marc Dugain.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?

Une écriture qui chante, qui a de la musique et des images, du rythme… Une lecture qui devient expérientielle, qui change le lecteur, qui berce le coeur.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?

À vrai dire, c'est flou. Bizarre, mais je ne m'en souviens pas beaucoup. Peut-être parce que j'avais déjà publié au Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, dans des manuels scolaires et dans des revues diverses. Enfin... C'était avec Jacques Flamand, aux Éditions du Vermillon, en l'an 2000. Il m'a écouté attentivement. Nous étions dans une pièce où des livres s'empilaient jusqu'au plafond. J'avais tout à apprendre… il faut être patiente, cela prend 5 à 6 mois avant d'avoir une réponse. Monsieur Flamand m'a présenté sa conjointe, Monique Bertoli. Immédiatement, je me suis liée d'amitié pour ces gens qui ont « la passion du livre » dans leurs veines. Depuis, je suis fidèle… Je retourne régulièrement dans cette Maison d'édition qui a pignon sur rue Saint-Patrick à Ottawa.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?

Je commence par répondre à mes courriels… exercice de réchauffement pour moi. J'aime de plus en plus, le silence… Parfois, j'écris en robe de chambre… même si ça me gêne de vous l'avouer. Je suis aussi très heureuse lorsque je suis entourée de livres, de beaucoup de livres.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?

La sonnette qui m'annonce qu'un courriel vient de rentrer dans ma boîte aux lettres… Ding ! Je dois absolument aller voir qui m'écrit. Je suis vraiment curieuse.

Avez-vous un projet de roman en cours ?

Le 30 novembre 2012, j'ai terminé mon roman « « Brûlants secrets de Marianne »  Il paraîtra en 2013… Je mijote quelque chose, mais rien n'est coulé dans le ciment. Que sera mon prochain livre ? Un livre pour enfants, jeunes ou adultes ? C'est la première fois depuis dix ans que je ne le sais pas… un peu affolant.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?

Mon mari et un groupe de cinq autres auteurs. Nous nous rencontrons aux cinq ou six semaines depuis plus de dix ans.

Une citation qui vous a marquée ?

Quel homme aurait été Balzac s’il eût su écrire !
Gustave Flaubert


Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?

Oh que oui !
Je vous en offre trois que j'ai reçus après la sortie de Saisons d'or et d'argile :

Ma mère vient de découvrir le roman... et les auteurs qui racontent bien leur histoire. Ceci est nouveau pour moi car moi, je n'ai jamais vu ma mère lire des romans. Ma mère ne lisait que des journaux occasionnellement...
Tout ceci pour te dire Lysette... merci.  Je lui ai prêté ton livre Saisons d'or et d'argile.  Ma mère n'est seulement rendue qu'au milieu du livre... mais elle ne pouvait contenir ses émotions.  Elle pleurait et louangeait ton livre dans la même respiration lorsqu'elle m'a appelé jeudi soir.   Elle voulait savoir si cette écrivaine avait d'autres livres comme celui-là.  Ma mère a toujours été avare de ses émotions... et son âme triste se lisait souvent sur son visage.  Elle a trouvé du bonheur dans ton livre et l'excitation de pouvoir s'extérioriser par des histoires qui la touchent.
Henriette

Bonjour madame Brochu,
Au sujet de votre texte dans Saisons d'or et d'argile, La faim dans le char !
J'ai bien aimé le comportement de votre père, qui à la toute dernière minute s'est laissé attendrir par le regard du chien. C'était sûrement un homme hors du commun, tout autant que votre mère. Et je crois que vous suivez fidèlement leurs traces.
Bonne journée.
Marcel Béliveau (décédé pas longtemps après… un grand humoriste).

Lysette,
J’ai tellement aimé ton livre. C’est un livre sur lequel ce n’est pas écrit en page couverture « Livre d’espérance, de croissance… »  mais vraiment ce livre fait du bien à l’âme, nous fait grandir, réfléchir. Je l’ai dévoré. Hier soir, j’avais les yeux qui se fermaient tellement j’étais fatiguée mais je n’arrivais pas à mettre ton livre de côté. C’est très bien écrit, c’est beau… on en redemande.
Angéline

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?

Ne jamais lâcher ! Avant d’arriver au sommet d’une montagne, il y a bien des moments de découragement. De même dans la réalisation d’un projet d’écriture. Si vous rêvez d’écrire, soyez persévérants. Parfois nos rêves mettent longtemps à se réaliser. Il faut accueillir les critiques sans se laisser démolir. Il faut aussi savoir accepter les compliments. Le succès est aussi difficile à gérer par moments que les échecs, croyez-moi !



Voici une liste, loin d'être exhaustive, des pseudonymes de plusieurs auteur.e.s.


Amitié, Lysette

1.     Apollinaire, Guillaume : Kostrowitzky, Guglielmo-Alberto (Wilhelm) Appolinaris de,

2.     Arnothy, Christine, Szendrö, Irène Kovach de

3.     Azimov, Isaac : Paul French

4.     Balzac, Honoré de : Balssa, Honoré

5.     Benjamin, Paul : Auster, Paul

6.     Bersianik, Louky : Durand, Lucille

7.     Carroll, Lewis : Dodgson, Charles Lutwidge

8.     Claire, Anne : Nancy Vickers

9.     Comtesse de Ségur : Rostopchina, Sophaletta (Sophie) Feodorovna

10.  Conan, Laure : Félicité Angers

11.  Dame Agatha Christie : Miller, Agatha Mary Clarissa

12.  Dumas, Alexandre : Davy de la Pailleterie

13.  Duras, Marguerite : Donnadieu, Marguerite

14.  Fadette : Dessaulles, Henriette

15.  Gary, Romain ou Ajar, Émile : Kacew, Romain

16.  Gutenberg : Gensfleisch, Johannes

17.  Hergé : Rémi, Georges

18.  King, Stephen : King, Stephen Edwin

19.  Loti, Pierre : Viaud, Julien

20.  Mallet-Joris, Françoise : Lilar, Françoise

21.  Marivaux : Marivaux, Pierre Carlet de Chamblain de

22.  Maurois, André : Herzog, Émile Wilhelm

23.  Maxine : Bouchette, Caroline ou Madame Taschereau Fortier

24.  Moën, Skip : Poulin, Richard

25.  Molière : Poquelin, Jean-Baptiste

26.  Narrache, Jean : Coderre, Émile

27.  Nasier, Alcofribas : François Rabelais

28.  Nerval, Gérard de : Gérard Labrunie

29.  Oriano, Janine : Boissard, Janine

30.  Orsenna, Erik : Arnoult, Erik

31.  Orwell, George : Blair, Eric Arthur

32.  Pennac, Daniel : Pennachiono, Daniel

33.  Réage, Pauline : Aury, Dominique

34.  Ringuet : Panneton, Philippe

35.  Romains, Jules : Farigoule, Louis

36.  Sagan, Françoise : Quoirez, Françoise

37.  SAN ANTONIO : Dard, Frédéric

38.  Sand, George : Dupin, Amandine Aurore Lucile

39.  Sarraute, Nathalie : Tcherniak, Nathalie

40.  Sol : Favreau, Marc

41.  Sollers, Philippe : Joyaux, Philippe

42.  Somain, Jean-François : Somcynsky, Jean-François

43.  Stendhal : Beyle, Henri

44.  Sullivan, Vernon : Vian, Boris

45.  Troyat, Henri : Tarassof, Lev

46.  Twain, Mark: Clemens, Samuel Langhorne

47.  Vercors : Bruller, Jean

48.  Villon, François, Montcorbier, François de

49.  Voltaire : Arouet, François-Marie

50.  Willy, COLETTE : Sidonie Gabrielle, Colette

51.  Yourcenar, Marguerite : Cleenewerck de Crayencour, Marguerite


lundi 10 décembre 2012

Jeanne Jutras - auteure



Éditeur : La Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec
Compte Facebook : www.facebook.com/jeanne.jutras

Où vos romans sont-ils vendus?

Ils sont vendus exclusivement dans la librairie en ligne de l’éditeur libraire de La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec, Canada http://manuscritdepot.com/a.jeanne-jutras.1.htm http://manuscritdepot.com/a.jeanne-jutras.2.htm

Qui êtes-vous, en quelques lignes?

Je fus enfant de l’Abitibi. J’habite Saint-Jérôme depuis plus de vingt-cinq ans. Romancière, je m’adonne aussi à la poésie avec grand bonheur. Je suis retraitée de l’enseignement du français au secondaire à Amos où, durant une vingtaine d’années, j’ai exploité, entre autres, la poésie de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault et celle de Jacques Michel, en initiation poétique avec mes élèves. J’ai aussi enseigné à l’École Frenette de Saint-Jérôme pendant plus de dix ans.

Membre de l’Association des auteurs des Laurentides, j’ai publié à la Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, à partir de 2010.

D’où vous est venue l’envie d’écrire?

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. J’avais un talent inné pour raconter quand j’étais enfant, puis, plus tard, pour rédiger. J’ai gagné plusieurs concours littéraires lors de ma formation chez les religieuses de l’Assomption. Animatrice de théâtre à mon adolescence, je composais même mes propres pièces que je jouais avec mes amis. Je chantais aussi devant public, à cette époque.

Quel a été votre parcours?

Mon talent en ces domaines fut mis en veilleuse durant ma vie active d’enseignante. J’ai eu le bonheur de donner naissance à deux garçons après mon premier mariage. Par ailleurs, la souffrance, physique et surtout morale, fut mon maître durant les quatorze ans de ce premier mariage. Dans la cinquantaine, je me suis remise à l’écriture pour soigner de grandes plaies émotives restées béantes depuis mon enfance. Je guérissais d’un père agressif autant envers ses enfants qu’envers sa femme, Corona. Puis, inconsciemment d’abord, je me mis à nourrir l’idée de changer le destin de cette grande dame que fut ma mère par le biais d’un roman. Grâce à la magie des mots, je l’ai ressuscitée pour la soustraire à la dure réalité que fut sa vie avec mon père, dans ce pays de colonisation et de pauvreté que fut l’Abitibi des années 40. Mon roman historique-biographique Corona, ma mère venait de naître, en 2010.

En 2011, j’ai publié un recueil de poésie autobiographique intitulé La quintessence de ma vie.

En 2012, j’ai osé un roman fantastique sous le vocable de Lucie, l’enfant étrange, présentement en édition. (06 décembre 2012)



Quels sont vos romans disponibles en librairie?

Mes œuvres ne sont pas disponibles en librairies régulières. On peut se procurer mes écrits sur internet, chez l’éditeur libraire La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec, Canada. Cet éditeur à but non lucratif publie de nombreux auteurs de grande qualité tant en édition papier qu’en édition numérique. Il imprime à la demande uniquement. Il est intègre et fiable, d’après mon expérience, et ses prix s’avèrent très raisonnables. Voici un lien pour informations supplémentaires concernant La Fondation littéraire Fleur de Lys.
Http://manuscritdepot.com

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?

Je les ai tous écrits avec passion parce qu’ils sont rédigés dans des genres littéraires différents et qu’un lien commun les unit : ils m’ont permis de me dire enfin, ce dont j’avais grande soif.

Où puisez-vous votre inspiration?

Je puise mon inspiration dans mon vécu, dans ma souffrance passée, dans mes moments sublimes de reconnaissance envers le Grand Programmeur. Dans mes écrits revivent en amalgame complexe tous ceux et celles que j’ai aimés et qui m’ont aimée. J’emprunte les traits et les comportements de tous ces personnages de mon entourage à partir de mon enfance jusqu’à aujourd’hui. Mon imagination débridée fait le reste. Il ne faut jamais oublier que chaque vie est un roman qui mérite d’être écrit, même si ce n’est qu’en partie.

Décrivez-nous votre façon d’écrire.

Je ne porte jamais le carcan de l’horaire. Puisque j’écris par plaisir, je ne désire pas d’entraves. L’inspiration du moment me porte allègrement car écrire, pour moi, s’avère un besoin viscéral. J’y vais par à-coups. J’utilise mon clavier au fond de mon bureau douillet, l’avant-midi, surtout. Il m’arrive aussi de travailler la nuit dans mes heures d’insomnie pendant lesquelles je reçois le maximum d’inspiration. Je vis pour ainsi dire des transes d’écriture suivies de périodes d’accalmie. Jamais je ne force ma plume et je n’ai jamais non plus connu l’angoisse de la feuille blanche.

Quels auteurs vous ont le plus influencée?

Par ordre chronologique, Michèle Le Normand, Jules Verne, Antoine de Saint-Exupéry, Yves Thériault, Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Hubert Reeves, Marie de Hennezel et Josélito Michaud, parmi plusieurs autres.

Quels livres vous ont le plus marquée?

De nombreux livres ont éveillé ma conscience comme, entre autres :

Edgar Cayce, le prophète,
Les œuvres de Mikhaël Aïvanhov tirées de ses enseignements oraux, Éditions Prosvita
Terre des hommes et le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry
La bible catholique

Avez-vous le temps de lire?

Je le prends parce que j’en ai besoin.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?

Le meilleur de soi de Guy Corneau et, par intermittence, pour mieux goûter sa poésie, la nouvelle parution poétique d’un débutant : Sur mon corps incertain, de Jean-Pierre Bouvier.

Pour vous, que signifie écriture poétique?

Il s’agit d’une écriture qui coule de source endimanchée de la dentelle naturelle de la poésie. Elle est simple et facile à saisir par le néophyte parce que claire et bien structurée. L’écriture poétique laisse tout simplement passer les émotions, le vrai et le beau et les couche sur papier comme autant de perles précieuses. Voilà que je décris maintenant mon écriture mais que voulez-vous? Pour moi, la vie entière est un poème de gratitude, un hymne à la beauté partout programmée et partout visible, quand on sait bien la voir. Encore faut-il en prendre conscience.

Première entente avec un éditeur

J’ai fait quelques faux pas dans le monde de l’édition avant de saisir que les éditeurs québécois dits traditionnels se déchirent de petits octrois des gouvernements et sont en quête d’auteurs connus et/ou d’écritures à sensation dans les médias pour mousser un éphémère succès d’auteur qui leur apportera quelques gros sous. Aujourd’hui, le talent afflue mais il se présente rarement sous l’apparence d’un signe de profit pour eux. Souvent, l’auteur talentueux ne veut ou ne peut pas se permettre de perdre son temps en tentant désespérément de faire partie des 5 à 10 % des auteurs dont les œuvres sont retenues par un éditeur traditionnel. L’auteur a hâte de tenir son premier exemplaire entre ses mains. J’ai eu la chance de tomber par hasard sur La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec, premier éditeur libraire francophone à but non lucratif sur internet. À mon humble point de vue, cet éditeur fait preuve d’un grand professionnalisme.

Monsieur Serge-André Guay, président éditeur, m’apparaît impeccable et soucieux d’aider l’auteur et, ce qui n’est pas à dédaigner, à prix très acceptable. J’ai eu à me buter à des petites cliques d’éditeurs subventionnés par le gouvernement, surtout en poésie. Ces cercles sont si fermés qu’à moins d’en faire partie intégralement, il est inutile de tenter d’y publier un recueil. Je n’ai aucun intérêt financier à vous suggérer Monsieur Guay : mon seul but est d’aider un écrivain débutant à publier rapidement et à bon prix. Cet éditeur est intègre et compétent : on peut vraiment s’y fier à 100%. Il sait aussi nous éviter les embûches des éditeurs plus ou moins sérieux qui publient à compte d’auteur avec but souvent un peu trop lucratif. Voici mon dernier conseil concernant ce sujet : n’entrez surtout pas dans le monde de l’édition en pensant devenir riches et célèbres grâce à vos écrits car vous seriez fort déçus. Cette option qui n’est toutefois pas tout à fait exclue m’apparaît plutôt improbable. Soyez donc réalistes.

Pour le plaisir

Quels sont vos rituels d’écriture?

Je n’en utilise pas, à moins qu’ils soient si profondément enfouis dans mon inconscient que je ne m’en rende pas compte. Je suis patiente et je me relis constamment dans le but d’améliorer mon style. Je suis très exigeante envers moi-même et je place toujours très haut la barre car, pour moi, tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez?

Le bruit, sous toutes ses formes, m’empêche de me concentrer, exception faite du son de la pluie qui, elle, m’a toujours inspirée.

Avez-vous un projet de roman en cours?

Oui, j’en ai même deux. D’abord, je suis à écrire une suite à mon premier roman Corona, ma mère, à la demande de plusieurs de mes lecteurs.

Mon second projet s’articule autour d’un regroupement de quelques acteurs mais il est à peine ébauché.

Qui sont vos premiers lecteurs?

Mon conjoint actuel et l’une de mes cinq sœurs cadettes.

Citation qui m’a marquée :

-¨Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer? ¨

(Alphonse de Lamartine)

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs?

Oui. J’ai reçu et je reçois encore félicitations et encouragements de tous mes lecteurs. Je vous avoue que c’est très gratifiant car j’écris pour être lue.

D’un autre côté, je ne m’attendais pas du tout aux réactions négatives de deux de mes sœurs cadettes, suite à l’écriture de Corona, ma mère. Mon roman les a touchées au vif parce qu’il dévoile un côté de notre père qu’elles voulaient garder caché. Il me faut encore préciser, à ce sujet, que j’ai écrit un roman et non une biographie de Corona, ma mère.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?

Si vous aimez écrire et savez que vous en avez le talent, allez-y, écrivez sans attendre une seconde de plus. Mettez-vous à l’œuvre tout de suite : la vie est si courte!

Je rencontrais par hasard un homme de 74 ans, dernièrement, et il m’a avoué bien candidement aimer écrire et savoir bien écrire. Il m’a du même souffle dévoilé posséder en tête le scénario complet de son roman et cela, depuis des dizaines d’années.

¨Mais qu’attendez-vous pour écrire? ¨, me suis-je exclamée bien malgré moi. Il n’est jamais ni trop tôt ni trop tard pour se mettre à l’ouvrage. Écrire est exaltant! Je ne crois pas avoir déjà vécu plus de fierté que celle de tenir enfin mon premier roman en format livre entre mes mains, bien plaqué sur mon cœur.

Je suis heureuse de m’être confiée par le biais de ce blog et, sans doute, d’avoir pu aider quelqu’un. Merci mille fois à l’initiatrice de ce blog instructif et très intéressant.

Danielle Malenfant - auteure



Votre site web : www.laplumerousse.com
Vos éditeurs :
Les éditions de la Paix
Aigle moqueur
Humanitas
Erpi
Les Productions Dans la Vraie Vie
Aventures Édition
Les éditions Z ’ ailées
La Plume Rousse

Compte Facebook : https://www.facebook.com/laplumerousse
Twitter : https://twitter.com/LaPlumeRousse

Où vos romans sont-ils vendus?
Dans certaines librairies
À la pharmacie Jean Coutu de Cowansville
Sur le site de mes éditeurs
Par la poste, en me contactant
À mon bureau sur rendez-vous
Dans les salons auxquels je participe

Qui êtes-vous en quelques lignes?
Mère de trois enfants et grand-maman de deux adorables petits-fils, je suis passionnée de lecture et d’écriture. Depuis 2004, je suis auteure, réviseure et formatrice (francisation, alphabétisation, informatique) en plus de diriger mon entreprise qui offre des services de rédaction, de révision, d’ateliers d’écriture et de cours personnalisés : La Plume Rousse. Je suis trilingue (français, anglais, espagnol).

D’où vous est venue l’envie d’écrire?
Dès le début de l’école primaire, j’ai développé une passion pour tout ce qui touchait à la langue française : les dictées, la grammaire, les mots de vocabulaire… quand le professeur nous demandait d’écrire une composition, j’étais aux anges. J’ai écrit mes premiers poèmes à l’âge de 9 ans. En 6e année, mon professeur m’a offert : « Le brevet de l’élégant poète ».

À l`âge de 12 ans, ma grand-mère maternelle me demandait de rédiger pour elle de petits communiqués de presse qu’elle faisait paraître dans les journaux locaux. Durant mon adolescence, j’écrivais surtout des poèmes et de petits textes dans mon journal intime. J’ai écrit mon premier roman jeunesse en 1991 pour rendre hommage à ma mère qui est décédée du cancer à l’âge de 46 ans. Ce roman a été publié 17 ans plus tard.



Quel a été votre parcours?
J’ai été propriétaire d’une garderie (cinq ans), copropriétaire d’une entreprise qui offre des cours de théâtre aux enfants (quatre ans) et intervenante en violence conjugale (sept ans). Depuis 2004, je suis auteure, réviseure et formatrice.

J’ai publié six romans jeunesse, trois albums, une nouvelle pour enfant et une nouvelle pour adulte. J’ai aussi créé cinq outils d’intervention et un jeu de société. J’ai rédigé 24 scénarios pédagogiques interactifs et 45 capsules web sur l’alphabétisation.
Je viens de compléter un Baccalauréat ès arts.

Quels sont vos romans disponibles en librairie?

  • Jean-Vert est à l’envers (6 ans et plus)  Éditions de la Paix, St-Alphonse de Granby, 2004, 47 pages.
  • Des voisins et des pépins (7 ans et plus) Aigle moqueur éditeur, Rosemère, 2006, 72 pages.
  • Le temps d’un naufrage (13 ans et plus) Éditions Humanitas, Rosemère, 2008, 109 pages.
  • Catastrophe et clous de girofle (7 à 9 ans) Erpi, Saint-Laurent, 2011, 48 pages


Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?
J’ai eu du plaisir à écrire chacun de mes romans. J’ai tout de même un petit penchant pour ma plus récente publication : « Mémère paquet de nerfs », un roman-lettres pour enfants de 8 à 11 ans publié par Aventures Édition. C’est un concept génial pour favoriser l’amour de la lecture chez les enfants.

Où puisez-vous votre inspiration?
D’abord dans les événements quotidiens. Selon moi, nous sommes tous des personnages. Mes enfants et mes petits-enfants sont une source d’inspiration inépuisable. Ils ont beaucoup d’humour. Ensuite, mon imagination prend la relève.

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Pendant l’été, j’écris chaque jour. Le reste de l’année, j’écris la fin de semaine et le soir après ma journée de travail. Je vois l’écriture comme un casse-tête : je ramasse des morceaux un peu partout et lorsque j’ai toutes les pièces, je complète une histoire. J’ai un fichier rempli d’idées dans lequel je puise les éléments qui manquent. Lorsque je n’ai plus d’idées pour un texte, je le mets de côté et je travaille à une autre histoire.

Quels livres vous ont le plus marquée?
Mon livre préféré est Le petit prince, de Saint-Exupéry. Je l’ai en français, en anglais et en espagnol.

Ensuite : Ann, la maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery, tous les livres de la Comtesse de Ségur et tous les livres de Michel Tremblay.

Puis : Va où ton cœur te porte, de Susan Tamaro, Sur le bord de la rivière Piedra, de Paulo Coelho, Ensemble c'est tout, de Anna Gavalda, Le prophète, de Kalhil Gibran, Le moine qui vendit sa Ferrari, de Robin S. Sharma.

Quels auteurs vous ont le plus influencée?
Michel Tremblay, La comtesse de Ségur, Lucy Maud Montgomery et Robert Soulières.

Je voue une admiration sans bornes à Lucy Maud Montgomery et à son personnage de Ann Shirley à qui je me suis souvent identifiée, puisqu’elle a les cheveux roux et qu’elle adore écrire, tout comme moi. Chez madame Montgomery, ce que j’apprécie surtout, c’est sa fascinante habileté à décrire les paysages, les gens et les émotions.

Avez-vous encore le temps de lire?
Oui, surtout durant l’été.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
Mes deux plus récentes lectures sont : Le shack, de W. Paul Young et Le why café, de John p. Strelecky.  Deux excellents livres.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman?
C’est une écriture qui fait rêver, des mots qui créent un rythme, des phrases qui nous permettent de décrocher du quotidien.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?
Bien sûr. Il s’agit de monsieur Jean-Paul Tessier, des éditions de la Paix. J’avais reçu une invitation de la part de Monsieur Tessier pour assister à la soirée de remise du Prix Excellence 2004, car j’étais finaliste. Je n’ai pas remporté le prix, mais Monsieur Tessier m’a annoncé ce soir-là qu’il allait publier mon roman Jean-Vert est à l’envers « si ça me convenait ». Non seulement ça me convenait, mais j’étais folle de joie. Je n’oublierai jamais cette soirée.

Pour le plaisir…
Quels sont vos rituels d’écriture?
Je ferme les rideaux pour ne pas être distraite par tout ce qui se passe à l’extérieur de mon bureau.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez?
N’importe quel bruit. J’ai besoin de silence pour écrire.

Avez-vous un projet de roman en cours?
J’ai toujours plusieurs projets de roman en cours.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication?
Les enfants de mes amis et des membres de la communauté d’auteurs que j’ai mise sur pied avec mon ami David Warner.

Une citation qui vous a marquée?
L’essentiel est invisible pour les yeux…

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs?
Tu dois être riche!

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?
Écrivez, écrivez et écrivez. C’est en écrivant qu’on devient écrivain. Persévérez. Persévérez. Persévérez. C’est en persévérant qu’on réussit à être publié.

Danielle Malenfant alias La Plume Rousse

mardi 4 décembre 2012

Anne Deslauriers - auteure jeunesse


Votre site web : Pour le moment à :  http://www.raymond.gratos.ca/
Vos éditeurs : Éditions de la Paix, Boomerang et Andara
Compte facebook : http://www.facebook.com/anne.deslauriers.7?ref=tn_tnmn
d'auteure: http://www.facebook.com/pages/Anne-Deslauriers/194077937330644
Twitter : pas de compte
Où vos romans sont-ils vendus : Dans toutes les librairies


Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Anne enfile ses pantoufles roses. Un crayon à la main, elle s’envole dans un monde imaginaire. Sur terre, Anne travaille  bénévolement au comptoir du prêt, à la bibliothèque municipale, depuis 21 ans. Elle y a animé pendant dix ans L’heure du conte pour les enfants. Anne adore rencontrer les jeunes aux salons du livre et dans les écoles. Ce qu’elle réalisé le plus souvent possible.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Depuis que je suis toute petite car j'ai une maladie chronique depuis plus de 40 ans, la lecture ma sauvé la vie.  Puis l'écriture m'a redonnée le goût de vivre pleinement. En plus j'ai trop d'imagination, je dois mettre ce monde imaginaire sur papier pour ne pas sombrer dans la folie.

Quel a été votre parcours ?
J'ai envoyé mon premier roman à un éditeur et j'ai été accepté la même semaine. J'étais tellement heureuse. Ce premier roman a été rééditer. Puis l'aventure c'est poursuivi pour 4 autres romans. Après, j'ai trouvé une partenaire d'écriture pour un nouveau projet la série Rives-d'Argent. Aujourd'hui, j'ai des projets seule et des projets en duo!

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Publications, groupe 6-8 ans:

  • en 2003, Le Prof d’un jour, aux Éditions de la Paix
  • en 2004, La Fée dentiste, aux Éditions de la Paix
  • en 2006, Pat au zoo, aux Éditions de la Paix
  • en 2008, Capitaine Clovis, aux Éditions de la Paix
  • en 2008, La Sorcière de Noël, chez Boomerang Éditeur jeunesse.


Publications, groupe 9-11 ans:

  • en 2011, Le Fantôme des Brumes, chez Boomerang Éditeur jeunesse (avec Ginette Dessureault)
  • en 2012, La vengeance du vampire, chez Boomerang Éditeur jeunesse (avec Ginette Dessureault)
  • en 2012, Le bedon du Père Noël, (collectif) Mon livre de Noël, chez Andara Éditeur jeunesse (avec Ginette Dessureault)


Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
C'est tous mes bébés alors je ne veux pas faire de jaloux.



Où puisez-vous votre inspiration ?
Des idées se bousculent dans mon cerveau en ébullition si je ne les écrit pas, ils se transforment en cauchemar.
Je me transforme aussi en détective. Ha! Ha!

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail,  votre horaire.
Je commence toujours un chapitre en écrivant à la main. Ensuite, je retranscris cette partie de texte à l’ordinateur. Comme plan: j'aime écrire des titres de chapitre. En duo c'est différent. On commence par une tempête d'idées. Puis nous écrivons un chapitre à la main, relecture à haute voix, correction et retranscription du texte à l'ordinateur.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
J. K. Rowling, Dominique Demers, Alain M. Bergeron.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
La série Harry Potter, La série Dominic Abel et ses amis, Chérub, Bobby Pendragon, Le royaume de Lénacie.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Naturellement

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
La grande quête de Jacob Jobin  tome 2

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Des mots qui nous font rêvés!

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
Dans un lancement collectif de la maison d'Édition. Très belle rencontre! Beaucoup de compliments...

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je suis une grande indisciplinée. Un peu partout et pas régulièrement. Sauf l'écriture en duo. Je deviens une élève modèle.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Internet, télévision, les repas, ma chienne.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Plusieurs!

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Ma complice Ginette et quelques amis.

Une citation qui vous a marquée ?
Quand on veut on peut!

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
C'est trop cool! J'ai lu vos romans plusieurs fois.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Persévérance

André Pronovost - auteur



Allô !

Je suis un auteur de chez XYZ éditeur, à Montréal.

Je possède une maîtrise en psychologie animale. Plus jeune, sac au dos, j'ai parcouru d'un bout à l'autre le sentier des Appalaches. J'écris à plein de gens. Je fais connaître mon site Internet, tout simplement.

Elvis et Dolores, mon prochain roman, à paraître dans quelques mois, raconte l'histoire d'une jeune Américaine qui, en 2010, cherche à comprendre ce qui a pu pousser Dolores Hart, un demi-siècle plus tôt, à entrer chez les cloîtrées. (Dolores Hart, étoile montante de Hollywood et proche amie d'Elvis Presley, est depuis l'âge de vingt-quatre ans religieuse bénédictine.)

Merci.
André Pronovost

Jean-Pierre Davidts - auteur



Votre site web : Aucun. (Je sais, je sais, cela fait antédiluvien, mais je suis antédiluvien!)
Vos éditeurs : Boréal, 400 Coups, Soulières, Brûlé éditeur, Les Intouchables
Compte facebook : Pour ma série fantastique seulement – Les sept larmes d’Obéron (Antédiluvien, je vous dis)
Twitter : Devinez… (Je n’aime pas tellement me répéter)
Où vos romans sont-ils vendus : Si vous les trouvez en librairie, prévenez-moi.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Un rêveur iconoclaste, indécrottable bourreau de travail et perfectionniste à ses heures qui ne croit plus à la possibilité de vivre de sa plume au Québec.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
De la lecture

Quel a été votre parcours ?
Bébé, enfant, étudiant, biologiste, microbiologiste, traducteur, écrivain

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Peut-être quelques tomes (quatre de parus, trois à venir) de la série Les Sept larmes d’Obéron, chez Brûlé éditeur, ou alors une ou deux des 15 Mésaventures du roi Léon, chez Boréal.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?
L’Hurluberlu de Morneville, aux 400 coups, parce que je suis moi-même un hurluberlu et que j’ai l’environnement à cœur. Ensuite Filigrane, le 4e tome des Sept larmes d’Obéron, parce qu’on y rencontre une foule de personnages issus des romans d’autres écrivains, un rêve que je caressais depuis avoir lu Le Fleuve de l’éternité de Philip Jose Farmer.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans mon imagination



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
J’écris au stylo feutre, dans des cahiers spiralés lignés (il en faut quatre pour faire un roman), installé confortablement dans un fauteuil, chaque fois que j’ai cinq minutes, ou quatre, ou trois. Ensuite, je saisis à l’ordinateur. Ensuite, je corrige sur papier au feutre rouge. Ensuite, je saisis les corrections à l’ordinateur. Ensuite… (Anté… vous dites?).

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Aucun. Je les aime tous, mais j’essaie de ne pas les imiter.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
La série du Trône de fer de George Martin, La Carte et le territoire de Michel Houellebecq, Cartographie des nuages de David Mitchell, Soie d’Alessandro Baricco.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Je le prends. Il le faut. Évasion oblige.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
J’en ai attaqué deux de front : Rouge-gorge de Jo Nesbo et Joyeux Noël d’Alexandre Jardin.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Euh…

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?
Difficile, je ne l’ai pas rencontré.


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
J’enfile un costume de lapin et je croque une carotte (non, en fait je n’en ai aucun. Enfin, je crois. À moins que…)

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Tout.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Pas un, quatre.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Personne ne lit mes manuscrits avant l’éditeur, en général.

Une citation qui vous a marqué ?
« Encore un peu de patience et tout finira mal ». Elle est de Catulle. Il attendait sans doute la chute de Rome, mais elle s’applique très bien à notre époque. Allez-y, continuez de polluer.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Quand j’ai écrit la « suite » au Petit prince (Le Petit prince retrouvé, éditions Les Intouchables), un lecteur m’a affirmé que St-Exupéry se penchait au-dessus de mon épaule au moment où j’écrivais.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Écris d’abord pour toi, les autres suivront. (Ça fait un peu « Field of Dreams », non? Mais faut bien rêver un peu dans la vie.)

Rita Amabili - auteure



Votre site web: www.ritaamabili.com 

Vos éditeurs : Par ordre de leur entrée chronologique dans mon aventure littéraire :
L’Office de la famille de Montréal;
Les éditions de la Paix;
Les éditions Parenthèses;
Les éditions Guido Amabili (éditions que j’ai créées);
Hurtubise HMH;
Novalis;
Edarc Edizioni (à Florence en Italie)

Compte facebook : ø
Twitter : ø

Où vos romans sont-ils vendus : Majoritairement, ils sont présentement vendus sur mon site. www.ritaamabili.com 

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?

Voici ma courte biographie : Infirmière de formation, elle détient une maitrise en théologie. Dans la pratique de sa tâche elle demeure marquée par son expérience d’accompagnatrice de personnes en fin de vie. À cause de cela, son œuvre tourne autour des droits humains en littérature jeunesse; de l’immigration italienne en roman; de l’inclusion en théologie féministe. Elle a touché au théâtre, publié des livres de poésie, des romans historiques et des romans pour la jeunesse.  Elle a également collaboré avec plusieurs médias locaux, traitant de certains sujets délicats ayant trait aux valeurs et au sens de la vie.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?

J’avais une douzaine d’années et je voulais faire comme ma grande sœur de huit ans mon aînée!

Quel a été votre parcours ?

J’ai débuté très jeune en faisant de la poésie et en écrivant régulièrement un court résumé de mes journées. Je devais avoir environ 11-12 ans. J’ai ensuite écrit dans les journaux d’école et de CEGEP. Jeune adulte, je me suis mise au théâtre; mes pièces ont été jouées par des théâtres de villes.

En 1998, alors que mes enfants étaient petits, je leur ai écrit une histoire sur les problèmes des enfants du monde, qui a été publiée un an plus tard. Ensuite, j’ai écrit un second roman jeunesse et publié un livre de poésies.

Dans mes temps libres, j’ai débuté mes recherches sur l’immigration italienne au Canada. Il m’a fallu environ dix ans de travail avant de publier mon premier roman historique : Guido le roman d’un immigrant qui suivait de quelques mois la rédaction de la pièce de théâtre sur le même sujet.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

Il arrive que Guido le roman d’un immigrant soit encore disponible sur Amazon ou Renaud Bray mais en général, les livres sont vite remplacés par les nouveautés….

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?

J’ai apprécié travailler dans chacune des histoires de mes créations. Alors que j’écrivais Voyage sur Angélica mon premier roman jeunesse, j’allais lire ma partie nouvellement écrite à mes enfants avant qu’ils ne s’endorment et j’attendais leurs remarques aussi impatiemment qu’eux anticipaient la suite de l’aventure.
La rédaction de mon premier roman historique a été une vraie joie puisque je m’apercevais pour la toute première fois de ma capacité à créer à partir de mes propres souvenirs, de certains témoignages, de l’histoire objective que je trouvais dans les livres, et de mes sentiments personnels sur ce sujet qui me tient toujours à cœur : l’immigration.

Avec Saffia femme de Smyrne, j’ai pu concrétiser un souhait qui me semble toujours aussi important : suivre le parcours des femmes dans une réalité où elles n’avaient jamais tenu une vraie place,  l’histoire chrétienne! Rechercher et faire ressortir une évidence aussi criante a été pour moi un pur délice! Me noyer volontairement sous des documents datant du début de notre ère et laisser mes personnages prendre vie dans des situations absolument plausibles, a été un choix de femme pour les femmes et les hommes de ma société. Il était très important pour moi de faire en sorte que les aventures que Saffia expérimentait soient vraisemblables en ce sens qu’une femme ayant véritablement vécu à cette époque, aurait pu les vivre.

J’ai aussi beaucoup apprécié la rédaction de mes deux dernières œuvres non encore publiées. La première, un roman pour adultes dont l’action se passe dans les environs où j’ai vécu mon enfance… La seconde, un roman pour les 9 ans et plus qui raconte la vie d’un groupe de jeunes à Gaza.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration dans ma passion! Je me suis toujours dit que j’écrivais pour ceux qui ne peuvent pas écrire. L’idée d’être une voix pour les femmes d’une certaine époque, pour les enfants vivant une situation d’injustice, pour les immigrants qui ne peuvent pas toujours se dire, est véritablement emballant à mon avis!



Je trouve également mon inspiration en racontant des histoires pour faire connaitre une réalité méconnue. Posséder une information et la faire passer dans une histoire, me parait relever un défi à chaque fois.

Ainsi, mes connaissances en théologie passent dans ma capacité de créer un récit et les lecteurs que le sujet intéresse, peuvent saisir les nuances que j’imagine et réfléchir ensuite si le cœur leur en dit. Sinon, ils lisent au premier niveau et ne saisissent que l’histoire du roman…

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.

Lorsque je suis en rédaction, je m’installe dans mon bureau de la maison devant mon ordinateur et entourée des livres dont j’aurai besoin tout au long de mon récit. Je débute mes journées vers 9 heures du matin et les termine généralement vers 17 heures.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?

Au niveau poétique : Émile Nelligan.
En ce qui touche le roman : Gilbert Cesbron a été le premier à m’influencer. Ensuite, Umberto Ecco, Elsa Morante et mon amie Micheline Choquet.

Quels livres vous ont le plus marqué ?

Le livre qui m’a le plus marquée en est un en théologie : En mémoire d’elles d’Elisabeth Schüssler Fiorenza. Il est une reconstruction théologique féministe des origines chrétiennes et en ce sens, il est révolutionnaire puisqu’il invite les femmes et tous les êtres humains « mal reconnus » par l’histoire, à se remettre debout et à se savoir infiniment valable.

Avez-vous encore le temps de lire ?

Absolument!

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?

Le nouveau livre de poésies de Normand de Bellefeuille : Mon bruit!

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?

Pour moi, l’écriture poétique dans un roman est le temps où l’auteur se permet une envolée de mots pour décrire un paysage, un sentiment ou toute autre chose, en consentant à arrêter le temps de l’histoire l’espace de quelques lignes, afin de simplement jouer avec les mots.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?

Mon premier vrai éditeur a été Jean-Paul Tessier des Éditions de la Paix. Ce monsieur raffiné et affable a eu à mon égard un accueil et une écoute extraordinaires si bien que je ne me rappelle pas exactement de l’endroit où a eu lieu notre première rencontre mais bien plus de sa gentillesse et de son sourire.


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je ne sais pas si vraiment c’est un rituel mais il me plait de travailler au milieu des photos des gens que j’aime. Dans mon bureau, il y a de nombreux cadres des personnes qui me sont chères.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Lorsque je suis en panne et que le syndrome de la page blanche me menace sérieusement, je cuisine! Tandis que mon esprit s’occupe à ne pas oublier la cuillère de sel ou la tasse de farine, il se détend au niveau littéraire et me permet de faire le vide. Quand je retourne à mon ordinateur, je me sens reposée.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Pas encore clairement!

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Mon mari et ma fille sont les deux premiers lecteurs de mes manuscrits. Ensuite mon amie auteure Micheline Choquet.

Une citation qui vous a marquée ?
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

De L'Art poétique, Nicolas Boileau (1674)
Extraits de Chant I.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Ce que je trouve de plus surprenant est la capacité de certains lecteurs à rendre vivants mes personnages et à me dire qu’ils accompagnent leurs pensées.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Lorsque vous avez eu la certitude d’avoir le talent d’écrire, c’est-à-dire que lorsque des lecteurs objectifs vous ont dit que vos textes valent la peine, travaillez! Ne vous laissez pas influencer par les difficultés, les prévisions moroses sur le sort des auteurs ou autres choses du genre. Ne vous laissez pas dire qu’écrire n’est pas un travail noble mais seulement une activité sans avenir, ne vous laissez pas amenuiser et allez droit votre chemin en cherchant toujours à vous améliorer. Entêtez-vous!

lundi 3 décembre 2012

Sylvie Brien - auteure



Votre site web : www.sylviebrien.com
Vos éditeurs : Gallimard-Jeunesse, Hurtubise HMH, éd. Porte-Bonheur, Joey Cornu éditeur, éd. du Cram
Compte facebook : oui
Twitter : oui, accessible par mon site
Où vos romans sont-ils vendus : au Québec et en Europe


Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
l'étrange amalgame de Peter Gaganovitch, de Guillabert D'aymeri, d'Élianne, d'Aziza, d'Arianne... soit
tous les personnages de mes romans  en un seul être

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
à cette même source qui m'oblige à respirer

Quel a été votre parcours ?
Il pourrait faire l'objet d'un roman. Adoptée tardivement parce prématurée et jumelle, j'ai élevée seule et très
jeune mes propres jumeaux en faisant mon droit notarial. Puis, je me suis permise le plaisir, soit mon rêve, écrire.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Mes 19 romans sont encore (devraient encore être) en librairie, car ils ont tous été réimprimés !

  • Béryl la réincarnation d'Élianne (Joey Cornu)
  • Gaius, à la recherche de Béryl (Joey Cornu)
  • Aziza la gavée (Porte-Bonheur)
  • Les Templiers du Nouveau Monde (Hurtubise HMH)
  • Spirit Lake (Gallimard)
  • Pierrot et le village des fous (série en 7 tomes) Porte-Bonheur
  • Les enquêtes de Vipérine Maltais (série en 4 tomes) Gallimard-Jeunesse
  • La Bande de la 7e (série en 3 tomes) Hurtubise HMH



Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
Spirit Lake, parce qu'il parle de chez moi, l'Abitibi, et parce que ce roman va bientôt devenir un film !

Où puisez-vous votre inspiration ?
dans le silence et malheureusement aussi, dans la souffrance

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
J'écris directement à l'ordinateur, toujours chez moi, et particulièrement le matin très tôt.



Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
La très grande Marguerite Yourcenar, qui m'a révélé à la fois le roman historique et la littérature

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Dernièment, j'ai eu une révélation en lisant La vie des maîtres, de Spalding.

Avez-vous encore le temps de lire ?
On a toujours du temps pour ce qu'on aime !

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
La vie des maîtres (pour la 3e fois d'affilée), Journal d'un corps (Pennac est si drôle et si juste) et Trois femmes puissantes

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
La copulation parfaite du mot et de l'image

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
J'avais envoyé mon manuscrit à un éditeur peu recommandable (toujours actif au Québec malheureusement), qui l'avait accepté mais qui m'obligeait à payer le correcteur. J'hésitais à signer son fichu contrat. Sur les entrefaîtes, par une extraordinaire hasard et concours de circonstances dû justement au correcteur, un nouvel éditeur - que je ne connaissais pas et à qui je n'avais pas envoyé mon roman - m'a téléphoné pour accepter mon manuscrit !

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Le matin, à peine éveillée et pas habillée avec un café fort

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
le téléphone

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Oui, un roman adulte qui n'a pas froid aux yeux

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Mon conjoint, mon fils, ma belle-fille et une amie

Une citation qui vous a marquée ?
Ce qui ne tue pas rend plus fort

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
des invitations francs-maçonniques, des courriels et des lettres de félicitations d'organisations secrètes

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Écris d'abord pour toi


Emmanuelle Dupal - auteure


Votre site web : www.emdupal.com Le site sera mis à jour début janvier 2013 (c’est le cadeau de Noël que j’ai demandé ! ;-)

Vos éditeurs :

Pour Sabotage en 4e année : Les Éditions de la Paix
Pour la série Princesse Cléo : Les Éditeurs réunis (LÉR)
Pour la série La prédiction d’Idriss : La courte échelle

Twitter : Je n’ai pas de compte Twitter.

Où vos romans sont-ils vendus :
Dans toutes les librairies au Québec, et même en France, par le biais de la Librairie du Québec à Paris.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Un étrange composite de mère de famille, d’écrivain, de technicienne en documentation, d’agent de bureau et, à mes heures, de lutin de Noël ! Le tout saupoudré d’influences québécoises et belges.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Enfant, j’écrivais des histoires, beaucoup de poèmes, et à quelques occasions, des pièces de théâtre avec un de mes cousins, au chalet, l’été. L’idée était de monter une production et de la présenter devant les parents. Mais les acteurs étaient si nombreux que ces projets tombaient généralement à l’eau. Je ne me souviens pas qu’une seule de ces pièces ait été interprétée devant public. ;-) En fait, nous finissions toujours par nous disputer : les seconds rôles réclamaient plus de répliques, les premiers rôles avaient des caprices de vedettes, et les figurants ne pensaient qu’à rire et à s’amuser. Plutôt solitaire, je lisais et j’écrivais comme d’autres éprouvent le besoin de faire du vélo ou de jouer au soccer ! Ma détente, je la trouvais dans les univers des autres, et dans ceux que je créais.



Quel a été votre parcours ?
Au sortir du secondaire, j’aurais aimé étudier en Lettres. Mais les gens de mon entourage ne cessaient de me répéter qu’il n’y avait aucun avenir dans le domaine de la littérature, à part l’enseignement. À l’époque, j’étais d’une timidité maladive et donc incapable de m’imaginer discourir devant une classe. J’ai donc préféré explorer diverses facettes de la vie plutôt que d’étudier dans un domaine qui ne m’intéressait pas. J’ai exercé plusieurs métiers : monitrice de camp de vacances pour handicapés intellectuels, préposée aux bénéficiaires, vendeuse puis gérante de boutique, secrétaire de notaire, commis de bibliothèque etc.

Quand j’ai décidé de poursuivre mes études, j’étais maman d’une adorable petite fille d’un an et demi. J’ai fait une technique de la documentation et recommencé à écrire mais uniquement pour mon plaisir. Ce n’est qu’en 2007 que j’ai tenté de soumettre un premier manuscrit, qui fut accepté et publié sous le titre Sabotage en 4e année. Ce roman a été finaliste au prix Hackmatack 2008-2009 et m’a valu d’aller faire une tournée de rencontres d’auteur au Nouveau-Brunswick.

Presque tous mes romans ont été retenus dans la Sélection Communication-Jeunesse des meilleurs livres d’ici (les autres qui n’y figurent pas ne seront éligibles que l’an prochain !).

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
En ce moment, certains tomes de la série Princesse Cléo et Les empreintes mnémoniques, le tome 1 de la Prédiction d’Idriss. Mais on peut obtenir tous mes autres romans en les commandant au libraire, qui les fera venir en succursale.


Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
Il n’y a pas de livre que j’ai préféré écrire plus qu’un autre. Chacun a correspondu à un besoin d’exprimer certaines idées à un moment précis.
Sabotage en 4e année oppose discrimination et tolérance dans une classe du primaire. Quand j’ai écrit ce roman pour les 9-12 ans, j’étais bénévole en bibliothèque scolaire pour ce niveau et j’avais envie d’écrire un roman humoristique qui permettrait de désamorcer ce genre de conflit.
La série Princesse Cléo relate les aventures fictives de la future Cléopâtre VII de l’âge de 14 à 17 ans, tout en dépeignant le contexte historique qui est propre à son époque. Il s’agit donc d’une série fantastique-historique. Cléo, la fille du pharaon, communique avec les dieux. Avec ses amis, elle doit défendre le royaume de son père contre les attaques d’une divinité maléfique. Comme j’adore l’Histoire, les romans historiques et les biographies de personnages célèbres, j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire cette série.
Quant à La prédiction d’Idriss, elle m’a permis d’explorer la notion de souvenir et l’empreinte que nous laissons derrière nous après notre vie. En décrivant un conflit majeur entre deux peuples, j’ai aussi voulu démontrer qu’il n’y a pas de bons d’un côté et de méchants de l’autre, comme on le voit trop souvent au cinéma, mais plutôt que chaque clan comprend son lot de traîtres, de loyaux sujets, et de spectateurs impuissants qui subissent les effets de la violence dont ils sont entourés.


Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Je commence toujours un chapitre en écrivant à la main. Ensuite, je retranscris cette partie de texte à l’ordinateur et je continue à l’écran et au clavier. Mais dès que je suis interrompue, par exemple pour me rendre à mon emploi, je dois reprendre à la main et recommencer le même processus. Je suis incapable de débuter à froid à l’ordinateur.
Mon horaire idéal est d’écrire très tôt le matin, ce qui est impossible en ce moment. Par contre, j’ai la chance de travailler à temps partiel et d’avoir tous mes après-midis pour écrire, ce qui est déjà très bien !

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
J’ignore s’ils m’ont influencée, mais mes auteurs préférés sont : Jane Austen, John Steinbeck, Marcel Pagnol, Éric-Emmanuel Schmitt pour son Cycle de l’invisible, André Schwartz-Bart, Daniel Pennac et plusieurs autres…J’apprécie énormément la tendresse qui se dégage dans leur œuvre. J’ai aussi lu beaucoup de livres sur l’histoire de certains peuples, de nombreux romans historiques et plusieurs biographies de personnages célèbres.
En littérature jeunesse, j’ai aimé : la série Harry Potter de J.K. Rowling, les Percy Jackson de Rick Riordan, Miss Pissenlit d’Andrée Poulin, Ding Dong de Robert Soulières (une relecture des Exercices de style de Raymond Queneau), la série Hermux Tantamoq de Michael Hoeye, et plusieurs autres…


Quels livres vous ont le plus marqué ?

Enfant : Le sablier magique de Marcel Schneider, les Contes d’Andersen et ceux de Charles Perrault, Le petit prince d’Antoine de St-Exupéry parmi une montagne de livres et de bandes dessinées dévorés à toute heure du jour (mais pas de la nuit car je suis une véritable marmotte !).

Adolescente : Le journal d’Anne Frank, le Cycle de Dune de Frank Herbert, la trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, Les Rois maudits, de Maurice Druon, pour ne nommer que ceux-là.

Adulte : À l’Est d’Eden, de John Steinbeck, Le dernier des Justes, d’André Schwartz-Bart, et la plupart des ouvrages de mes auteurs préférés…

Avez-vous encore le temps de lire ?
Beaucoup moins qu’avant, car je suis écartelée entre l’écriture de deux séries, le collège où je travaille et mes responsabilités de mère, ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour déguster un bon livre…

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
En littérature jeunesse : Guerres, de Charlotte Gingras.
En littérature pour adulte : Les fruits sauvages du huitième jour, d’Alain Ulysse Tremblay.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Deux choses. Soit des tournures de phrase évoquant des images poétiques comme par exemple : Les arbres dégarnis montraient encore quelques vestiges de leur gloire automnale. Éclaboussures d’or et baies rouge vif tranchaient dans la grisaille environnante. Cet extrait est tiré du tome 1 de La prédiction d’Idriss : Les empreintes mnémoniques.
Ou encore l’insertion de petits bouts de poésie à travers un texte qui lui n’a rien de poétique. Par exemple, dans la série Princesse Cléo, certains personnages récitent des incantations et des formules magiques. Sachant que les Égyptiens de l’Antiquité jouaient beaucoup avec la sonorité des mots, je me suis amusée à écrire des formules ressemblant à des comptines, avec un rythme qui s’impose de lui-même à la lecture. Dans Les serviteurs de Seth, la déesse Satis va construire un pont suspendu en se servant de quatre flèches et de toiles d’araignées. Elle récite : Changez de nature, je vous en conjure, traits de bois, venez à moi ! Puis elle ajoute : Toile fragile, menu faufil, nœuds d’Isis, force de Satis !
Que ce soit dans un cas ou dans l’autre, je préfère n’utiliser l’écriture poétique qu’avec parcimonie, à petites doses.


Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
De nos jours, beaucoup d’éditeurs fonctionnent par courriel et par téléphone avec leurs auteurs, surtout quand ils n’habitent pas dans la même ville. C’était le cas avec mon premier éditeur, dont la maison d’édition est située à St-Alphonse-de-Granby.
Je travaillais donc avec monsieur Jean-Paul Tessier des Éditions de la Paix, depuis plus d’un an quand nous nous sommes enfin rencontrés au Salon du livre de Montréal pour la première fois !


Pour le plaisir...
J’adore aller au bord de la mer, marcher de longues heures sur une plage, me promener avec un chien sous la pluie (j’ai eu un Labrador brun pendant onze ans, jusqu’à son décès, et une présence canine me manque), regarder les Grand Prix de Formule Un et les oiseaux à la mangeoire, l’odeur du romarin et de la cannelle, la crème glacée à la vanille, la musique de Jason Mraz, de Selah Sue, d’Adele, et de beaucoup d’autres, ainsi que peindre en amateur toiles et objets décoratifs.


Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je n’en ai pas vraiment, ou bien je n’en suis pas consciente.
Relire le dernier passage écrit la veille, y apporter de nombreuses corrections, puis continuer à partir de ce point.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Je ne peux pas écouter de la musique que j’aime et écrire en même temps. Dès que j’entends une pièce musicale qui me fait vibrer, je plonge complètement dans son univers, ce qui bloque ma production. Pour écrire, je préfère être entourée de peu ou pas de bruit du tout.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
J’écris présentement le dernier tome de la série Cléo : Les émissaires de Sekhmet, et tout de suite après je serai en écriture du tome 3 de la série La prédiction d’Idriss à la courte échelle. J’aimerais beaucoup écrire le texte d’album illustré pour les enfants de 0 à 5 ans. Ça viendra peut-être…

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Pour Sabotage en 4e année, j’ai eu un comité de lecture formé par quatre élèves de 4e année. Leurs commentaires et leur intérêt m’ont prouvé que ce roman pouvait plaire aux lecteurs du même âge. Pour mes séries qui s’adressent aux lecteurs de 11 à 17 ans, ce sont mes enfants, mon conjoint et des membres de mon entourage qui ont lu, soit les manuscrits en entier, soit des extraits, et qui m’ont guidée par leurs commentaires et leurs questionnements. .


Une citation qui vous a marquée ?
La vraie question est peut-être au fond celle-ci : le souvenir fait-il toujours bien son travail, qui est de réparer ce que le réel avait abîmé ? Cette citation est de Jean-François Beauchemin. Je l’aime parce qu’elle ouvre la voie à toutes sortes de réflexions.
J’apprécie aussi beaucoup celle-ci, de Claude Jasmin : On est toujours trompé par quelque chose, l’important est de ne pas se tromper soi-même. Je crois que nous avons tous un peu tendance à nous convaincre du bien-fondé d’une décision, même lorsque nous savons que, ce faisant, nous prendrons une mauvaise direction. C’est une façon de nous leurrer nous-mêmes pour nous auto-justifier qui est une grande perte de temps, à mon avis.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Pour Sabotage en 4e année, deux garçons m’ont écrit pour me dire qu’ils avaient beaucoup aimé le livre, mais surtout qu’ils étaient très fiers d’avoir enfin réussi à lire un roman de plus de 100 pages ! J’ai été très contente pour eux et je me suis fait une joie de les féliciter.
Pour la série Princesse Cléo, une jeune lectrice m’a dit s’être abonnée à deux revues sur l’archéologie et l’Égypte ancienne après avoir débuté la série. Elle se passionne maintenant pour la mythologie égyptienne  et m’informe de ses découvertes de temps à autre. Bien entendu, quand mes lecteurs prennent la peine de m’écrire (ils peuvent le faire par le biais de mon site internet), je leur réponds dès que possible.


Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Je lui conseillerais de faire lire son texte par des membres de son entourage. D’accepter de se remettre en question en recevant leurs commentaires. Si les mêmes remarques reviennent souvent, le texte doit probablement être retravaillé. Je ne me souviens plus qui a dit qu’écrire était 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration, mais cette équation me paraît tout à fait juste ! Alors, bon courage !!

Lorsque l’auteur juge que son manuscrit est prêt à être soumis à un éditeur, il est crucial de faire une bonne recherche au niveau des maisons d’éditions. Par exemple, il est inutile de soumettre un texte jeunesse à une maison qui ne publie que pour les adultes, tout comme il serait vain d’envoyer un texte de fiction à quelqu’un qui se spécialise dans les ouvrages de référence. Ce commentaire peut paraître superflu et pourtant beaucoup d’éditeurs disent recevoir un grand nombre de manuscrits dont le contenu ne correspond en rien à leur catalogue. Autre suggestion, consulter le site internet des éditeurs. On y trouve presque toujours la politique éditoriale et la façon de procéder pour la soumission des manuscrits.

Pour finir, je soulignerais qu’un refus ne veut pas nécessairement dire qu’un manuscrit est mauvais. Il arrive qu’un éditeur apprécie un texte mais que son catalogue soit déjà complet pour les trois prochaines années à venir, ou il se peut aussi qu’un roman ne corresponde pas à la vision éditoriale de la maison, mais que ce même texte fasse le bonheur d’un autre éditeur.

Pierre Roy - auteur


Votre site web : mes pages apparaissent sur les sites de : l'UNEQ, l'AEQJ, Communication-Jeunesse, l’AAACE
Vos éditeurs : Hurtubise et Pierre Tisseyre
Compte facebook : http://facebook.com/Pierre.Roy16
Twitter : je ne m'en sers jamais.

Où vos romans sont-ils vendus :
partout, dans les librairies au Canada, en France, en Suisse et en Belgique (en principe).

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
un écrivain pour la jeunesse qui fait aussi de la musique.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
aucune idée, c'est arrivé tout seul.

Quel a été votre parcours ?
après un bacc en enseignement, maîtrise en éducation et doctorat en études françaises (lettres).


Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
les derniers devraient encore se trouver sur les tablettes. Quant aux plus anciens, on peut les commander sans problème. (voir la liste à la fin).

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
peut-être Au clair du soleil, car c'est une histoire de mots. Le narrateur en est un : « ouche ». Il se transforme en bouche, couche, douche...

Où puisez-vous votre inspiration ?
partout

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail
Seul, en silence. À l'intérieur pour la création, dehors pour la réécriture, s'il fait beau.

votre horaire.
en création, il n'y en a pas. En relecture, plutôt l'avant-midi.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
dernièrement, Olivier Adam, Jean-Claude Dubois, Gallay, Mazetti, avant, Gabrielle Roy, Boris Vian, Frédérc Dard...

Quels livres vous ont le plus marqué ?
je ne sais pas.

Avez-vous encore le temps de lire ?
bien sûr, quelle question (LOL). Je ne conçois pas l'écriture sans la lecture.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
Ne tirez pas sur l'oiseau-moqueur et Deux petits pas sur le sable mouillé (ce que c'est triste...), aussl une bd : Calvin et Hobbes.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
c'est assez vague, mais je me souviens très bien du plaisir et de la fierté d'avoir publié un premier livre !





Pour le plaisir...


Quels sont vos rituels d'écriture ?
idéalement, devant un feu de foyer, à la plume. Le plus souvent, devant l'ordinateur.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
rien, puisque je suis seul.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
bien sûr, mais je n'en parlerai pas

Une citation qui vous a marquée ?
« Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?» Gabrielle Roy, La route d'Altamont

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Au salon du livre de l'Estrie, un garçon de sept ou huit ans, peut-être neuf, m'a demandé :
— Est-ce que je peux vous faire un massage ?
— Pardon ?
Je croyais avoir mal entendu.
— Vous devez avoir mal au dos, toujours assis à écrire ?
Il s'est placé derrière moi et m'a fait un massage, pendant que je signais.! Merci !




  • Le goût de lire et la bande dessinée. Sherbrooke : A.C.A.L.J., 1991, 213 p.
  • Barbotte et Léopold. Saint-Lambert : Héritage, 1993, 63 p.
  • Fonce, Armand! Iberville : Coïncidence/Jeunesse, 1994, 79 p.
  • Salut, Barbotte! Saint-Lambert : Héritage, 1995, 73 p.
  • Des bananes dans les oreilles! Saint-Lambert : Héritage, 1997, 
  • 64 p.
  • L’hier sera pierre, dans le recueil collectif « Pierres et lierres ». Sherbrooke : G.G.C. éditions, 1999, 194 p.
  • Au clair du soleil. Saint-Laurent : éditions Pierre Tysseyre, 1999, 62 p.
  • Voyage, dans le recueil « Avec des yeux d’enfants ». Montréal : Éditions de l’Hexagone et VLB éditeur, 2000, 167 p.
  • Rocket Junior. Saint-Laurent : éditions Pierre Tisseyre, 2000, 69 p.
  • Fripouille. Saint-Laurent : éditions Pierre Tisseyre, 2001, 70 p.
  • Marguerite. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2001, 76 p.
  • Une tonne de patates. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2002, 87 p. (finaliste au prix du gouverneur général et au prix Hackmatack))
  • Villeneuve contre Villeneuve. Saint-Laurent : éditions Pierre Tisseyre, 2003, 62p.
  • Svetlana, après Tchernobyl. Saint-Laurent : éditions Pierre Tisseyre, 2004, 62p.
  • Pas de pitié pour la morue. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2005, 120 p.
  • Pas de pitié pour les croque-morts. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2006, 133 p.
  • Einstein, chien-guide? Granby : éditions de la paix, 2006, 114 p.
  • Ma douce, dans le recueil « mille mots d'amour ». Montréal, éditions les Impatients, 2007.
  • Ma mère est Tutsi, mon père Hutu. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2007, 128 p.
  • Du sapin à la moutarde. Saint-Laurent : éditions Pierre Tisseyre, 2008, 88 p.
  • La grosse tomate qui louche. Saint-Laurent : éditions Pierre Tisseyre,2009, 80 p.
  • É-É-Émile. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2009, 72 p.
  • Félix déboule et redouble. Rosemère : éditions Pierre Tisseyre, 2011, 87 p.
  • Gabrielle Roy — une histoire à peine inventée. Montréal : éditions Hurtubise HMH, 2011, 176 p.
  • Urgence. Rosemère : éditions Pierre Tisseyre, 2011, 74 p.





Yanik Comeau - auteur


Yanik Comeau, écrivain, dramaturge, enseignant, comédien, animateur et conférencier.

Vos sites web : www.comunikmedia.com , www.lesenfantsdracula.com , www.theatralites.com

Vos éditeurs : Les Éditeurs Réunis (LÉR), Les éditions Zailées,  Comunik Média (pour le théâtre).

Compte facebook : http://www.facebook.com/ycomeau

Où vos romans sont-ils vendus :
Chez Archambault et dans les librairies indépendantes, mais aussi dans les magasins de grandes surfaces parfois. Je recommande www.ruedeslibraires.com . On peut aussi se procurer mes pièces de théâtre en format numérique (www.theatralites.com) ou en format papier (www.comunikmedia.com) Je recommande l'achat en ligne parce que vous êtes certains de trouver les livres que vous cherchez alors que les librairies ne peuvent pas tout tenir en inventaire.


Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Écrivain, enseignant, journaliste, comédien, metteur en scène, scénariste, traducteur, animateur, chroniqueur à la radio et à la télévision, voilà autant de professions que Yanik Comeau a pratiquées et pratique encore. Depuis plus de vingt ans maintenant, il enseigne le théâtre et dirige l'Atelier-théâtre Còté Jardin à Châteauguay depuis 11 ans. Il donne également des conférences, des stages de théâtre, des spectacles de lectures publiques et des ateliers d'écriture dans plusieurs écoles et bibliothèques. Après avoir remporté le Prix Libellule 1993 des Éditions Héritage avec son premier roman pour la jeunesse, L'arme secrète de Frédéric, Yanik a pris un virage résolument «jeunesse» sans pour autant délaisser l'écriture pour adultes. Pour la télé, il a co-signé deux saisons de l'émission Les Chatouilles à Radio-Canada. Il a aussi écrit les textes (en français et en anglais) des cédéroms de Caillou. En plus de toutes les «longues» pièces qu'il a signées, Yanik a écrit plus de 200 courtes pièces de théâtre pour enfants et adolescents qu'il a commencé à publier en six volumes à l'intention des professeurs de théâtre et enseignants en art dramatique. Il a siégé au conseil d'administration de l'Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AEQJ) pendant plusieurs années et en a assumé la présidence de 2004 à 2007. En 2012, il publiait son 35e livre.




D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Elle a toujours été là et a toujours été encouragée, tant par ma mère qui m'en a donné le goût que par les lecteurs qui m'ont toujours fait sentir que j'étais à ma place comme «créateur d'histoires», tant pour mes romans que pour mes nouvelles et mes pièces de théâtre.

Quel a été votre parcours ?
Je suis d'abord et avant tout comédien et j'ai commencé à écrire du théâtre quand j'étais tout jeune. J'ai aussi eu une belle carrière comme journaliste à partir de l'âge de 14 ans. C'est le concours Libellule des éditions Héritage qui m'a emmené à l'écriture de romans. Comme le dit ma biographie, j'ai remporté ce concours en 1993 avec le premier roman que j'ai écrit, L'arme secrète de Frédéric.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

  • Les enfants Dracula, tomes 1 à 5 (Les Éditeurs Réunis, 2010-2012), 
  • Les eaux troubles du lac Bleu (collection Zone Frousse, éditions Zailées, 2011), 
  • Les Canadiens de l'enfer (collection Zone Frousse, éditions Zailées, 2012)


Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
Je n'ai pas de livre préféré parmi ceux que j'ai écrits parce que j'ose espérer que, comme un parent, je puisse tous les aimer différemment, pour leur individualité.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Surtout dans le quotidien. Dans les anecdotes que l'on me raconte, dans ce que je vis, dans ce que vivent les gens de mon entourage... je mélange tout ça à mon imagination pour donner des histoires nouvelles, fraîches, vivantes... du moins, je l'espère !

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Ça a bien changé au fil des années. L'arrivée de ma fille Charlotte dans ma vie a tout bouleversé. Pour le mieux, évidemment, mais quand même... Avant, j'écrivais en fin d'après-midi, le soir, la nuit. Maintenant, je dois écrire le jour. Je ne suis plus capable d'écrire le soir. Ou rarement. Je suis trop fatigué. Je dois me donner une certaine discipline alors qu'avant, je n'avais presque jamais d'horaire. J'aime écrire dans le nouveau bureau que je me suis emménagé dans ma salle de lavage. Ou dans des cafés. Je dois m'éloigner de ma connexion internet pour éviter d'être distrait. Souvent, j'allume des bougies ou des cierges quand j'écris. J'aime l'odeur et la lueur du feu. Mais ce n'est pas essentiel. J'aime écrire et je peux écrire à peu près n'importe où.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Influencé, je ne sais pas, mais marqué ? François Gravel, Michel Tremblay, Jeffrey Archer, David Mamet, Michel Marc Bouchard, ... et des scénaristes comme Fabienne Larouche, Suzanne Aubry, Michel D'Astous et Anne Boyer, Sylvie Lussier et Pierre Poirier, Claire Wojas. Mais je regretterai sans doute d'en avoir oublié plusieurs. Hahaha !

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Au lieu de livres, je dirais œuvres. Klonk et La piste sauvage de François Gravel. Les Feluettes et Les Manuscrits du déluge de Michel Marc Bouchard, Les Belles-Soeurs et Les anciennes odeurs de Michel Tremblay, Glengarry Glen Ross et The Edge de David Mamet. L'enfant d'eau de Claire Wojas (film réalisé par Robert Ménard). À Corps perdu (un film de Léa Pool, scénarisé par Marcel Beaulieu et Léa Pool à partir du roman Kurwenal de Yves Navarre).

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr, j'essaie de lire tous les soirs avant de dormir. Parfois des romans, parfois des essais, des biographies, des pièces de théâtre ou des scénarios.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
Save The Cat Goes To The Movies par Blake Snyder, un essai sur la scénarisation cinématographique.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Aucune idée. Quand j'écris, je n'essaie de me donner un style. Je me mets au service de l'histoire et de l'émotion. Si ce que j'écris est poétique, ce n'est pas volontaire... et si ce ne l'est pas, ce n'est pas volontaire non plus ! Hahaha !

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
Je ne me souviens plus de ma première rencontre en personne avec mon premier directeur de collection, l'écrivain Yvon Brochu, mais je me souviens de l'euphorie (et surtout du cri de joie que j'ai poussé dans l'appareil téléphonique ! Pauvre Yvon !) quand il m'a téléphoné pour m'annoncer que j'avais gagné le concours Libellule. Un moment mémorable... surtout que ma vie n'allait pas particulièrement bien à l'époque alors... la bonne nouvelle a fait un bien énorme. :-)


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ? J'ai énormément de difficulté à créer, à écrire sur un ordinateur qui a une connexion internet. C'est pourquoi j'écris souvent sur mon portable dans des endroits où il n'y a pas de wi-fi. :-)

Avez-vous un projet de roman en cours ?
J'ai TOUJOURS un projet de roman en cours. En fait, en ce moment, je suis en train d'écrire le dernier tome de ma série, Les enfants Dracula, le tome 6, En mémoire de moi.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Ma femme Danielle, ma fille Charlotte... et évidemment, mes éditeurs et correctrices (je le mets au féminin parce que, depuis quelques années, chez mes éditeurs, ce ne sont que des femmes).

Une citation qui vous a marquée ?
« Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications. » Antoine de Saint-Exupéry, tirée de Le Petit Prince

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
C'est certain ! Les lecteurs voient souvent des choses entre les lignes que nous n'aurions pas devinées comme auteur. C'est formidable de recevoir des commentaires et de savoir lesquels de nos personnages ont davantage touché, surpris, séduit les lecteurs.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Cessez de dire que vous écrivez et... écrivez ! C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en écrivant que l'on devient écrivain. Et surtout, allez au bout de vos projets. Un éditeur ne peut pas vous publier si vous n'avez pas terminé votre roman. Ne lâchez pas !